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 Reviews concerts autres groupes

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lapin
Fire at Midnight
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 5 Fév - 17:53

Et heureux d'avoir rencontrer Phil
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 5 Fév - 18:55

+1 super
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Mar 14 Fév - 15:15

GRAHAM BONNET : Cergy, Pacific Rock, 12/2/17

Bon voilà, disons-le tout de suite : sur ce début d'année, il y avait, en ce qui me concerne, deux concerts à ne pas rater : celui de Glenn Hughes la semaine dernière et donc celui de Graham Bonnet avant-hier soir au Pacific Rock, deux légendes vivantes de la Purple Family. Le dernier cité n'était pas venu en France depuis, me semble t-il, le 12 février 1980, date d'un concert avec Rainbow sur la tournée Down To Earth.

Mes amis de Stratagème avaient la lourde charge d'assurer la première partie devant un Pacific Rock bien garni. Le groupe a, rappelons-le, connu deux changements d'importance puisque Aurel Ouzoulias a remplacé Jean-Pierre Pollet à la batterie et Boban Milojevic s'est adjugé le micro d'Alex Puiseux.

La setlist sera bien évidemment remodelée et écourtée quoique finalement nous aurons quand même droit à une bonne heure de concert. Ca débute sur un Perfect Strangers suivi d'un Highway Star du Pourpre fort bien interprétés avec un Boban qui, vocalement, a du coffre notamment un peu plus loin sur Mistreated, titre (encore) de Purple. Avec ses airs à la Paul DiAnno, le monsieur fait son job avec application et sérieux notamment sur Highway, morceau-titre de l'album sorti en 2013.

Bref, revenons donc au titre par titre de ce concert de Stratagème. Disposant d'un très bon son, le groupe nous envoie un Believe, extrait toujours de l'album Highway, d'excellente facture puis donc un tonitruant Highway Star pour lequel j'ai toujours apprécié la remontée de solo exécutée avec adresse et efficacité par un Phil Kalfon toujours autant en verve avec ses grimaces plus imaginatives les unes que les autres. Leave Me, délivré dans une interprétation que l'on qualifiera de fidèle à l'original, vient nous rappeler que cet album Highway contenait son lot de pépites très marquées Hard US. Un album à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas. Boban, quant à lui, y apporte une tonalité peut-être encore plus puissante qu'Alex en son temps même si l'on peut considérer que les deux vocalistes évoluent dans un registre différent.
Je le rappelle que nous sommes dans une configuration de première partie. Par conséquent, à partir de là, le groupe opte pour une stratégie de covers finement interpétées. Ainsi, nous avons droit successivement à Don't Break My Heart Again de Whitesnake, Crying de Satriani, Mistreated du Pourpre (que je trouve pour ma part, très bien interprétée). On glisse donc au milieu de tout ça un p'tit Highway, le titre-phare de l'album du même nom pour repartir ensuite sur Panama, Eruption (avec le show habituel mais terriblement impressionnant de notre Kalfonito) de Van Halen, You Really Got Me des Kinks, All We Are de Gotthard puis un Give Me All Your Love du Serpent Blanc. Un set bigrement efficace emmené par un Boban, soucieux d'être dans son interprétation, le plus proche du répertoire du groupe.

















A peine une demi heure plus tard, le Graham Bonnet Band investit la scène très étriquée du Pacific Rock. C'est en premier l'ami Jimmy Waldo le claviériste d'Alcatrazz puis la charmante bassiste Beth-Ami Heavenstone suivie de peu par le batteur Mark Benquechea, le guitariste Conrado Pesinato et donc Graham Bonnet pour lequel il est impressionnant de constater que le temps n'a pas de prise sur lui. Physiquement, il est toujours aussi svelte et vocalement, nous allons rapidement nous rendre compte qu'il est au toujours au top, arc-bouté qu'il est sur son micro, notamment sur le très exigeant opener Eyes Of The World de Rainbow.







Nous sommes sur du Rainbow donc le groupe poursuit sur un All Night Long de bonne facture suivi de SOS extrait de l'album solo Line Up (1981) et God Blessed Video provenant de Disturbing The Peace d'Alcatrazz, deux titres pas vraiment marquants encore aujourd'hui, des années après les avoir écoutés. La belle Beth aligne les lignes de basse avec application et force tandis que Jimmy Waldo, enfin du moins, c'est mon opinion, ne brille pas toujours par sa virtuosité. Le show semble être bien rodé et l'on sent une réelle complicité dans le groupe et ce, même avec le batteur Mark Benquechea, nouvellement arrivé au sein du combo, qui cogne dur sans pour autant faire dans la taille de conifères alpins. Il est technique, le gamin...

Bonnet présente ensuite le nouvel album The Book (répété au moins trois fois par notre bien-aimé vocaliste) par le biais de Will You Be Home Tonight et Into The Night, un morceau que je trouve, pour ma part, assez anecdotique voire sans relief que ce soit en studio ou même en live. Bref, un morceau pas forcément taillé pour le live malgré une réelle volonté de la part du Bonnet de le faire décoller, ce foutu titre. La gouaille vocale du Graham est bel et bien présente tout au long du set. Cela transparaît sur Dancer du MSG (à mon avis, le morceau plus faible d'Assault Attack) qui sera précédé de deux très bonnes versions de Jet To Jet d'Alcatrazz et Desert Song du MSG. Un très beau moment, ce dernier titre.









Concert fantastique oui, sur les titres du MSG, de Rainbow et d'Alcatrazz (qui, comparativement aux deux premiers cités, ne disposait pas du même statut de reconnaissance, un succès d'estime, dirons-nous) mais pour ce qui concerne la qualité des compos de son album The Book, force est de constater que ces dernières pêchent véritablement par leur manque de créativité et passent assez mal le cap du live. Des compos assez plates qui, au final, font retomber l'intensité du concert qui avait démarré sur un rythme bien soutenu. Rider en est le parfait exemple. Heureusement d'ailleurs que la puissance vocale presque animale du Graham est bien là même si par moment, on sent que notre gaillard peine légèrement, puissance animale qui prend un peu le contrepied de ce que représente sa compagne bassiste à savoir une beauté ô combien naturelle. Comme beaucoup dans la salle, j'attends beaucoup plus de titres du MSG (comme Searching For A Reason (là, je peux encore rêver...), Broken Promises ou l'extraordinaire Rock You To The Ground) ou de Rainbow (comme Love's No Friend interprété sur la tournée Down To Earth). Manifestement donc, notre "brun" (hé non, il n'est plus blond...) vocaliste préfère se concentrer sur cet album, promo oblige. Un peu logique, vous me direz. Y en a qui le trouvent bon, cet album, pas moi. Heureusement pour moi, encore, ce sera encore le dernier titre de cet opus que je trouve bancal et ce, en partie dû à l'absence de titres vraimant marquants. Un artiste comme Graham Bonnet mérite de produire autre chose que ça.........

Night Games et Island In The Sun d'Alcatrazz (morceau dont le thème principal tourne autour de la prison d'Alcatraz) nous rappellent, avec ses nappes de synthés bien kitsch à souhait que le groupe a sévi dans les 80's. L'interprétation s'avère, ceci dit, être irréprochable notamment de la part de la section rythmique qui abat un travail monstrueux. J'avais, pour ma part, au départ quelques doutes quant à la qualité du jeu de basse de la jolie dame en particulier sur les "classics". Eh ben non, elle est bien présente sans pour autant égaler son homologue écossais Chris Glen que l'on ne présente plus ou même l'illustre Roger Glover (là oui, elle en est très loin). Elle est sérieuse et ce, malgré les tentatives de distraction provoquées par son vocaliste bien-aimé. Le batteur, lui, a la patate et n'a de cesse de restituer le plus fidèlement possible les différents répertoires qu'on lui a demandés de jouer. Waldo, (tiens, c'était le nom de mon chat quand j'étais à l'armée et ce à cause du dessin animé Waldo Kitty) meuble tout ce qu'il peut sans en faire trop ou plutôt sans en faire assez.
Since You Been Gone que Rainbow a emprunté chez notre ami, Russ Ballard, remet un peu de piment dans ce concert et ce, juste avant une interprétation magistrale d'Assault Attack dépourvu ceci dit du toucher unique du Schenk sur le solo final, toucher dont n'est pas doté indubitablement Conrado Pesinato. Mais bon, la version est excellente. Tout ceci s'achève sur un Lost In Hollywood très sobre sans aucun solo à rallonge (et c'est très bien comme ça).

Donc, je résume : un concert mémorable parce qu'il fallait être là et surtout quel plaisir de ré-entendre ces morceaux incontournables que sont Assault Attack, Eyes Of The World, Lost In Hollywood et Desert Song.
Concert parfois ennuyeux sur les nouveaux titres mais ainsi que je l'ai écrit au préalable, la voix de Bonnet parvient à dissiper la réelle faiblesse de ces compos. Sinon concernant Alcatrazz, pourquoi ne pas avoir opté pour un General Hospital, Kree Nakoorie ainsi que les formidables Too Young To Die Too Drunk To Live et Hiroshima Mon Amour (ce dernier ayant été réclamé soit dit en passant par un membre de l'assistance) ? Une setlist assez déséquilibrée à mon sens qui aurait pu faire la part belle aux titres sus cités surtout que le Graham, grâce aux 3 groupes majeurs dont il a fait partie, était largement en mesure de proposer une setlist de rêve autre que celle-ci qui m'a un peu laissé sur ma faim. Bon tant pis. L'essentiel était de le revoir en plus dans le contexte intimiste du Pacific Rock.

Très gentiment, le groupe se livre aux dédicaces de rigueur, Bonnet me signant mes LP's de Down To Earth de Rainbow, No Parole From Rock And Roll et Live Sentence d'Alcatrazz m'apercevant au moment fatidique que j'avais oublié à la maison Assault Attack du MSG pourtant déjà signé par Ted McKenna...Le CD The Book y passe aussi puisque tous les membres du groupe le signent. Un pote juste à côté de moi ira jusqu'à signifier au Graham qu'il avait vu Rainbow en sa compagnie à Paris...................le 12 février 1980. La belle Beth, les yeux hagards, manifestera son enthousiasme de façon très exubérante et ce, par le biais d'un rire également très...........exubérant. Finalement un concert où sévissent la Belle et la Bêthe ne peut être foncièrement mauvais....
















Henri, Ponpon, John, Purplexed, Ronan


Ponpon, John, moi, Purplexed, Ronan














Setlist



 Eyes of the World
 (Rainbow song)
 
 All Night Long
 (Rainbow song)

 S.O.S.

 God Blessed Video
 (Alcatrazz song)

 Will You Be Home Tonight

 Into the Night

 Jet to Jet
 (Alcatrazz song)

 Desert Song
 (Michael Schenker Group song)

 Dancer
 (Michael Schenker Group song)
 
 Rider

 Night Games

 Island in the Sun
 (Alcatrazz song)

 Since You Been Gone
 (Russ Ballard cover)

 Assault Attack
 (Michael Schenker Group song)

 Lost in Hollywood
 (Rainbow song)


Dernière édition par Phil le Mer 15 Fév - 15:59, édité 1 fois
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stephs66
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Mar 14 Fév - 17:15

Merci Phil ...

On a vu ça avec l'ami Jack (J Strat), la veille du coté de Clermont Ferrand .
Très bon concert, agréablement surpris par le faite que Bonnet assure foutrement bien . Excellents musicos si on met de coté sa copine bassiste qui fait le minimum .
Set list sympa, mais contrairement à toi, Alcatrazz ça n'a jamais été ma tasse de thé et j'ai trouvé plutot bons les titres du dernier album . Les titres de Rainbow, cultes et beaucoup apprécié les titres MSG .
Bref superbe soirée, j'avais jamais vu Bonnet, ça complete les shows de la Purple Familly .

Pour l'anecdote, on a pris le petit dej' matinal avec le groupe à coté de nous à l'hotel .
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j-strat
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Mar 14 Fév - 17:23

On a même parlé confitures avec la femme de Bonnet Smile
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stephs66
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Mar 14 Fév - 17:43

lol!
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 30 Avr - 13:05

THUNDER : Paris, Maroquinerie, 25/4/17

Thunder aime la France et cela se voit d'autant plus que nos Anglais se plaisent à ne plus espacer leurs venues comme ils avaient pu le faire dans le passé. Le concert du Divan du Monde en 2015 avait encore laissé quelques traces indélébiles dans le coeur de ceux et celles qui s'étaient déplacés compte tenu de sa qualité.

Ayant en poche un nouvel album intitulé Rip It Up fraichement sorti, nos cinq compères avaient donc décidé de faire une nouvelle halte parisienne, cette fois-ci à la Maroquinerie, une salle dont la configuration ne m'avait pas pleinement convaincu puisque je m'y étais rendu pour un concert de The Answer il y a fort peu.

Cette fois-ci, point de 1ère partie. Dommage, la dernière fois, j'avais bien aimé nos gazelles de The Amorettes qui avaient carrément "mis le feu" au Divan du Monde il y a 2 ans. Nous ne bouderons certes pas notre plaisir car une nouvelle fois, nos cinq Anglais sont venus pour en découdre avec au donc au menu le tout premier titre de ce nouvel album encore tout chaud à savoir No One Gets Out Alive. Un opener idéal certes quand même moins accrocheur qu'un Wonder Days mais terriblement efficace. Le Danny, lui vocalement, il assure comme à son habitude, et nous gratifie de sa danse si personnelle....The Enemy Inside enfonce ensuite le clou. Ce que nous déplorons, François27 et moi, c'est le son à la limite de la rupture parfois oppressant contrairement au Divan du Monde où là, nous avions bénéficié d'un son impeccable. Et puis par ailleurs, les lights ne me sont pas apparus comme exceptionnels donc pas facile pour effectuer des photos, dirons-nous "correctes".









Chez Thunder, règne une ambiance bon enfant voire même parfois rigolarde comparée à celle peut-être plus retenue qui régnait il y a 2 ans. En effet, le drame du Bataclan s'était produit une semaine auparavant et ce n'était pas sans une certaine tension qu'avait eu lieu ce show.
Là, le contexte était différent. En effet, c'est un River Of Pain jubilatoire qui nous est servi en guise d'hors d'oeuvre à rallonge suivi d'un sympathique Resurrection Day et d'un Right For The Start fidèlement conforme à l'original.

Devant une Maroquinerie remplie aux 2/3, le quintet entame sur une solide section rythmique assurée par un Harry James et un Chris Childs au taquet, une version très étirée de Backstreet Symphony sans doute, en ce qui me concerne une des meilleures interprétations entendues en ce qui me concerne, version ponctuée d'un brillant et subtil solo de la part de Luke Morley ovationné par l'enthousiaste public parisien. Suivent un efficace Higher Ground (d'ailleurs encore une fois, notre Danny pourrait sans complexes concourir à l'émission "Danse avec les stars" Laughing ) et sans doute l'un des meilleurs titres du dernier album Rip It Up à savoir In Another Life.













The Thing I Want grâce à son rythme carré et binaire et à son refrain particulièrement facile à retenir, ravit tout naturellement l'assistance qui headbangue comme un seul homme. Un titre que, pour ma part, j'ai apprécié immédiatement à sa sortie. Retour vers un passé lointain notamment grâce à un très bon Don't Wait For Me extrait de Backstreet Symphony (1990). Tout au long du concert, Bowes ne cessera de ponctuer ses interventions de nombreux "Are you tired ?" ("Etes-vous fatigués ?"), question qui se soldera par une réponse négative de la part du public ô combien bien réactif. Mais bon, le Danny, on le connaît, il a l'art et la manière de mettre tous les publics devant lesquels il se produit, dans sa poche. C'est un "entertainer"-né à n'en point douter.

Rip It Up, Love Walked In et I Love You More Than Rock 'n' Roll nous conduisent au rappel. Nous espérions Serpentine (pas interprété sur toutes les dates de la tournée), eh bien, nous l'avons eu, un titre que, pour ma part, j'aime tout particulièrement. Le concert s'achève un Dirty Love dont l'intro, comme d'habitude, s'éternise et ce, par le biais d'un Danny qui incite le public à se manifester bruyamment. Il s'en amuse d'ailleurs....Les autres membres du groupe se demandent quand il va se décider à entamer le morceau. Au bout de cinq minutes, c'est parti pour une tonitruante version de ce titre dont on sait qu'il sera le dernier pour ce soir.

Une nouvelle fois donc, la partie était gagnée pour nos cinq Anglais, nous gratifiant d'un concert de qualité, guère différent de tous ceux que j'avais vus auparavant mais tellement plaisant. Avec Thunder, on est assurés, de toutes les façons, de passer un bon moment et ce, grâce à un show parfaitement huilé. Il est clair qu'à chaque fois que le groupe pointera le bout de son nez à Paname, eh bien, j'en serai.


Setlist



No One Gets Out Alive

Enemy Inside

River of Pain

Resurrection Day

Right From the Start

Backstreet Symphony

Higher Ground

In Another Life

The Thing I Want

Don't Wait for Me

Rip It Up

Love Walked In

I Love You More Than Rock 'n' Roll

Encore:
Serpentine

Dirty Love













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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Lun 5 Juin - 22:45

DEEP PURPLE : Paris, AccorHotels Arena, 3/6/17

Il y a parfois des concerts qui se décident à la dernière minute. Eh bien, ce fut le cas pour celui-ci car, je reconnais avoir tardé, bref laissé "philer" les choses surtout que j'étais dans l'idée de m'y rendre quand même. J'y pensais donc mais après coup, l'anniv' arrivant ce moment-là, j'eus malgré tout la bonne surprise de me faire offrir une place par ma famille que je ne remercierai jamais assez pour cette délicate intention.

François27, en provenance de Verneuil sur Avre, passa donc me chercher dans l'après-midi et après un café et une petite visite dans "l'antre", direction l'AccorHotels Arena (un nom décidément auquel je ne m'habituerai jamais).



Après un trajet sans encombres, nous nous retrouvons dans une file d'attente assez longue, attente durant la pluie s'invite. Prévus pour rentrer vers 18:00, nous atteignons ENFIN sous une averse relativement drue l'entrée aux alentours de 18:40 et ce, sous les invectives des "gros bras" de la sécurité. Une organisation vraiment "tip top" mais bon, l'actualité faisant, cela est compréhensible.



Le merchandising est plutôt sympathique et donc outre les traditionnels tee-shirts, on y trouve pour une fois, le tour programme de la tournée Infinite.

Monster Truck, fort de son superbe album Sittin' Heavy, a la lourde charge d'ouvrir les hostilités devant une fosse clairsemée. Délivrant son rock bien burné, le quatuor nous transporte (on parle de "camion") et, ce grâce à des morceaux particulièrement accrocheurs notamment l'opener Old Train suivi d'un dévastateur Don't Tell Me How To Live, dans son univers autoroutier qui, disons-le, ne fait pas dans la plus grande des subtilités. Un excellent groupe à revoir en tête d'affiche. A l'issue du show d'ailleurs, j'entrevois John.























A quelques mois près (soit donc 30 ans en arrière), Deep Purple revenait à Bercy (même si en 1991, le groupe y était revenu dans un surprenant line up) pour ce qui doit être The Long Goodbye Tour, une tournée supposée entériner les adieux du groupe à la scène. Y a marqué "long" par conséquent, on se dit que ça va bien durer 2-3 ans, cette histoire. Bref, on s'en tape, le groupe est là pour nous présenter son superbe dernier album Infinite et c'est donc logiquement après l'intro parlée que nos compères nous proposent un Time For Bedlam d'excellente facture. Bon, ce n'est pas non plus Highway Star dont on regrettera l'absence par la suite mais Time For Bedlam tient sacrément la route en opener. D'entrée de jeu, le son est nickel propre, Gillan est en voix et par conséquent, ce concert s'annonce sous de meilleurs auspices que celui d'il y a 30 ans. C'est une autre époque, de toute évidence.
La scène, quant à elle, est magnifique. Dotée de 3 écrans géants, deux latéraux, et un central, celle-ci, très colorée met en valeur le quintet en action.





































Fireball et Bloodsucker sont expédiés dans des versions bien "couillues". En revanche, Strange Kind Of Woman, un de mes titres favoris du combo, me déçoit, un je ne sais quoi qui manque, une sorte d'enchevêtrement de notes, bien loin de celle impeccable qui figure sur le récent live To The Rising Sun capté au mythique Budokan. Une version bien trop confuse à mon goût. Suivent Johnny's Band, Uncommon Man et The Surprising. Gillan chante admirablement bien sur ces deux titres, y posant parfaitement sa voix même si je trouve la version d'Uncommon Man un peu trop étirée, limite ennuyeuse. Il faut dire que ce titre de Now What ?! ne m'a jamais emballé. Des titres assez syncopés qui font de la fosse un lieu bien calme pour un concert de hard rock mais bon, en ce qui me concerne, je n'ai jamais aimé les pogoteurs et donc, ça m'arrange.

Don Airey, pour sa part, nous gratifie d'un véritable festival "organique". Excellentes interprétations mais c'est peut-être cette partie du concert que j'ai trouvée un peu longue. Après une intro très "Aireyenne", on atterrit sur un Lazy qui booste bien, accompagné par des lights impressionnants à couper le souffle. Ca va, j'avais ma Ventoline.....L'ambition a toujours été de mise chez Purple car intégrer un morceau aussi complexe que Birds Of Prey sur une tournée que l'on qualifiera de "best of" puisque ne l'oublions pas, outre la promotion d'Infinite, il s'agit d'une tournée d'adieu, enfin, c'est ce qu'on nous dit. Par conséquent, il fallait oser. A ce moment-là, on en est au 4ème titre d'Infinite. De cet album, si j'avais dû en choisir un, j'aurais préféré entendre, et de loin One Night In Vegas.





On est toujours là à faire la fine bouche mais ce One Night In Vegas avait beaucoup plus sa place dans la setlist que ce Hell To Pay tellement convenu. Keyboard solo ponctué d'une Marseillaise remodelée suivi d'un magistral et puissant Perfect Strangers et d'un Space Truckin' qui l'est tout autant, les écrans faisant alors apparaître l'espace intersidéral. Tout bonnement magnifique. Ensuite, grosse version de Smoke On The Water où déjà contrairement au début de l'intégration de Morse au sein du groupe, nous n'avons heureusement plus droit aux tentatives d'interprétations écourtées mais laborieuses de classiques non-purpleiens dont entre autres le Whole Lotta Love du Zep de sa part en guise d'intro. Là, c'est direct le célébrissime riff en pleine face plutôt bien joué. Les écrans s'animent et nous montrent des documents d'archives de l'incendie du Casino de Montreux le 4 décembre 1971. Superbe et émouvant à la fois de revoir tout ça. Vraiment donc une très bonne interprétation, une des meilleures de l'ère morsienne qu'il m'ait été donné d'entendre, enfin en ce qui me concerne. Fin de l'acte I.





Le groupe revient très vite pour un deuxième acte sur un Sgt Pepper Lonely Club Hearts Band de rigueur (50 ans, ça se fête, l'album des Fab Four étant sorti un 1er juin (mon anniv' mddrrrr), 1967 pour ceux qui ne s'en souviennent pas, une version particulièrement décoiffante qui débouche sur un Hush à rallonge où Airey et Morse jouent musicalement "au chat et à la souris". Sympa mais quand Morse s'amuse à faire du Malmsteen, ça m'escagasse un peu....Tellement prévisible aussi. Black Night, introduit par le long solo de basse de Glover, conclut ce superbe show de fort belle façon dans une version...........superbe. Merci Messieurs pour cet excellent concert qui, on peut encore l'espérer, ne sera peut-être pas le dernier... On veut y croire...
















Setlist



Time for Bedlam

Fireball

Bloodsucker

Strange Kind of Woman

Johnny's Band

Uncommon Man

The Surprising

Lazy

Birds of Prey

Hell to Pay

Keyboard Solo

Perfect Strangers

Space Truckin'

Smoke on the Water

Encore:
Hush
(Joe South cover) (with 'Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band' intro)

Bass Solo

Black Night
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stephs66
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Mar 6 Juin - 8:03

Merci Phil, toujours jouissives à lire tes reviews .
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Mar 6 Juin - 9:30

biere
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 11 Juin - 1:19

TRUST : Montereau, Festival Confluences, 9/6/17

Je l'ai dit, je le répète, se rendre à Montereau relève de l'Equipée Sauvage, de l'expédition voire du safari en pleine savane africaine tant nous rencontrons généralement moults difficultés et péripéties pour y parvenir. 17h : je passe récupérer Ponpon à la gare de Gagny puis direction l'A104 direction Melun, A104 déjà très encombrée un vendredi soir, vous vous en doutez. Ca conduit n'importe comment et c'est donc "Welcome To The Jungle" même dans les bouchons qui nous mènent enfin à Melun, reconnaissable par sa "cathédrale" de béton que nous apercevons des kilomètres à l'avance, "cathédrale" qui n'est autre que l'hôpital de la ville.

Il reste encore 27 longs kilomètres pour atteindre Montereau, tristement célèbre pour l'assassinat de Jean Sans Peur (le 10 septembre 1419 en pleine guerre de 100 ans), duc bourguignon qui désirait s'allier au dauphin Charles (futur Charles VII), représentant des Armagnacs pour bouter les Anglais hors de France. Une rencontre eut donc lieu sur le pont de Montereau afin de finaliser un accord entre les deux hommes mais au moment où le duc bourguignon s'agenouilla devant le dauphin, l'un des sbires de ce dernier tua net Jean Sans Peur d'un coup de hâche. Pour faire court, on était dans la m****......

Parcours donc chaotique pour atteindre cette charmante petite bourgade où à l'occasion de ce festival, le trafic est plus dense que prévu mais tout de même, sur les années précédentes, je n'avais pas eu l'impression que circuler dans la ville, avait été aussi problématique.

Il est 19:00 (heure de programmation du concert de..............Trust soit dit en passant) lorsque nous garons la voiture pour ensuite nous diriger vers le site du festival assez éloigné malgré tout, plus éloigné que prévu puisque la sécurité renforcée nous fait faire un long détour alors qu'Au Nom de la Race résonne dans la campagne monterelaise. Quelques trente minutes plus tard, nous atteignons ENFIN, l'entrée du festival où une cohue monstre attend presque patiemment de passer les différents barrages afin de se soumettre aux différentes fouilles. Et pendant ce temps-là, le concert de Trust se poursuit avec un Instinct de Mort particulièrement percutant.

Que faire donc ? Un terrible dilemme se pose devant nous. Partir ? Rester malgré tout ? Bref, ce qui nous anime, c'est un sentiment mêlé de déception et de relatif espoir d'entrevoir quelques passages du concert.

Nous contournons l'enceinte après avoir effectué quelques petites mises en scène. Et puis, miracle, enfin, c'est presque un miracle puisque sur un talus dominant le site, nous apercevons un écran et nous en contentons, ce qui nous permet "d'une certaine façon" de visualiser le concert sans avoir payé quoi que ce soit. Mieux que rien...











































Sont passés en revue Surveille ton look, On lèche on lâche, on lynche, L'Elite, Préfabriqués et bien évidemment Antisocial enfin du moins ce que l'on aura réussi à entendre et voir. Pour la setlist ci-dessous, on fera donc confiance à setlist.fm

Setlist



L'Archange

Marche ou crève

Fais où on te dit de faire

Au nom de la race

Instinct de mort

Comme un damné

Le temps efface tout

Démocratie

Surveille ton look

On lèche, on lâche, on lynche

L'Élite

Préfabriqués

Antisocial

Donc oui, beaucoup de frustration et ce, par rapport au long déplacement effectué mais en même temps, on a quand même vu quelques bribes d'un concert efficace et bien percutant. Nous vient ensuite l'idée d'aller nous poster à l'entrée des artistes qui fait également office de sortie. Une petite heure et demie plus tard, qui c'est qu'on voit ? Le groupe au grand complet qui regagne son van. Pour le coup, j'interpelle Nono qui, avec la gentillesse légendaire qu'on lui connaît (je l'avais déjà rencontré il y a quelques années du côté de la rue de Douai (la "rue des musicos") à Paris), vient très chaleureusement se prêter à la dédicace de quelques-uns de mes vinyles du groupe. On prend une ou deux photos mais malheureusement elles sont ratées (je vous les ferai parvenir ultérieurement, si vous insistez.........mdr).

D'une certaine façon, ça se termine mieux que ça n'avait commencé. Nous regagnons la voiture dans la nuit monterélaine et au passage effectuons quelques clichés de ce haut lieu d'histoire puisqu'il faut également signaler que le 18 février 1814, Napoléon 1er remporta à Montereau la bataille contre les Autrichiens et les Wurtembourgeois, l’une de ses dernières victoires.
Il n'y aura pas de bouchons pour le retour....... :mrgreen:




Là où Jean Sans Peur s'est fait buter...


Napoléon

















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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 9 Juil - 15:32

GUNS N' ROSES : Saint Denis, Stade de France, 7/7/17

Je ne pensais pas vraiment y aller à ce concert tant le sentiment d'aversion à l'égard de la "Diva" Rose était profond depuis bien longtemps. Bah oui, je n'ai jamais supporté ses petits caprices de star frustrée et gâtée dans les années 90 (décennie que j'ai trouvée très pauvre musicalement) où Monsieur Rose n'hésitait pas à annuler un concert à la dernière minute ou bien même à arriver "très en retard" sur le lieu d'un show provoquant ainsi le dépit voire la colère de ses fans les plus loyaux. M'a toujours énervé, ce mec...Et d'ailleurs, je ne comprenais toujours pas ce que l'on pouvait trouver à ce groupe.... En 92, je ne m'étais pas même pas rendu à Vincennes, c'est dire, un show que j'avais vu et écouté par la suite (le bootleg Paris, doté d'un excellent son, captait cette légendaire performance, enfin "légendaire" selon certains puisque des grands noms tels Lenny Kravitz, Joe Perry et Steven Tyler y avaient fait des apparitions remarquées) parce que sérieusement, tout ce battage médiatique autour de ce groupe me gonflait grave, moi qui continuais d'écouter mes "groupes du passé" comme Thin Lizzy, Led Zeppelin et consorts. Ouais, on me disait que je n'étais pas à la "Page" et que j'aurais dû me convertir dans l'heure qui suivait. Du coup, tout le monde m'emmerdait avec les deux Use Your Illusion prétextant qu'il s'agissait de deux chefs d'oeuvre absolus. Appetite For Destruction oui, mais pas ces deux trucs. Laughing Et puis encore en 2015, s'était produite l'intégration au sein d'AC/DC du chanteur au bandana. Beaucoup de monde s'en était extasié, pas moi. Ce n'était pas foncièrement mauvais (quoique....), mais la seule idée de penser que ce trublion intégrait l'un des groupes que j'avais le plus chéris, me paraissait contre-nature. Déjà Brian Johnson en 1980, j'avais eu du mal mais là, c'était le "pompon". Lui, je l'avais pas à la "Bon"... Laughing

Justement, parlons-en du Ponpon qui, depuis quelques semaines, ne cessait de me tanner pour que j'y aille à ce satané concert du Stade de France. "Allez Phil, ramène-toi, le concert, on va se l'faire pour 20-30 € (en moi-même, je me disais "c'est tout ce que ça vaut...") surtout qu'ils jouent plus de 3h. Laisse tes rancoeurs de côté et ramène ta tronche de Penchou". Laughing

Après coup et après mûre réflexion pendant de longues semaines, j'ai fait "Why not ?" avec un enthousiasme plus que relatif. Au pire, ça ne me coûtera que 20-30 petits euros.

Sous une chaleur accablante, me v'la donc parti pour le Stade de France bravant les embouteillages du vendredi soir de l'A86 en Mondéo Break (qui ressemble à un sauna qu' à tout autre chose) mais aussi les premiers départs en vacances. Sortie directe à Aubervilliers (l'ex QG de Blacky) puisque celle du SDF est déjà bien encombrée et coup d'bol, je trouve une place adaptée à ma "Vieille Dame" datant de 1996.

Le chemin qui me sépare du SDF est enquillé en un p'tit quart d'heure. L'accès n'est d'ailleurs guère facile car à un moment donné, j'en viens même à braver une sortie d'autoroute (la suivante sans doute) sur laquelle certains automobilistes ne respectent véritablement pas les 50 km/h de rigueur sur ce type de tronçon. Les abords du SDF fourmillent de monde qui s'agglutine devant le merchandising où l'on trouve notamment un t-shirt avec ce motif spécial pour ce concert parisien au prix "très alléchant" ( :| ) de 50 €.... (voir ci-dessous). Faut pas déconner quand même....Certes, il est très beau mais bon voilà....Par contre, le prix du tour programme n'est pas exagéré (20 €). Blacky avait exercé une forme de pression morale voire du harcèlement à mon égard afin que je lui chope son programme chéri. Il est buté jusqu'à la moelle, le Blacky.... Laughing Les ancêtres, faut pas les contredire, moi j'vous l'dis.... Laughing





Je patiente quelques temps avec en fond sonore le set d'un des groupes de 1ère puis Ponpon débarque "comme une fleur" sur le site. L'heure de vérité approche. On entend les Guns qui entament leur set sur un It's So Easy bien percutant suivi comme en 92 d'un intéressant Mr. Brownstone. Rentrera, rentrera pas ? Le risque de renter "à la casa" fait partie du jeu.... Jusque-là, ça a toujours fonctionné pour moi (AC/DC, Toto, Paul McCartney). Ponpon et moi arpentons les abords du stade et rencontrons un premier vendeur qui nous propose deux places en fosse pour 40 € l'une. "C'est 30 € maxi ou rien....." Il refuse notre proposition tarifaire. Pas grave. Cinq minutes plus tard, nous croisons la route d'un autre vendeur qui, d'entrée de jeu, nous fait part de son prix : 20 €. Un peu méfiants au départ car beaucoup d'acheteurs se sont souvent faits "avoir" au moment de valider les tickets. Bref sur un Chinese Democracy très convenu, nous finalisons notre transaction et nous nous procurons les précieux sésames pour franchir ainsi les différents cordons de sécurité, ce qui prendra un peu de temps. Une victoire de plus car Ponpon et moi sommes passés maîtres dans l'art d'assister à des gros concerts à prix réduit. L'habitude de faire des "concerts à 5 €" selon certains. Ponpon immortalise l'instant.







Loin d'être complet, le stade est malgré tout en parfaite communion avec ses protégés notamment sur un décapant Welcome To The Jungle. Slash est sans nul doute celui que j'ai toujours le plus apprécié au sein du groupe, et là, il intervient avec justesse et finesse. J'ai envie de dire, heureusement qu'il est là. Avec les années, il a toujours "l'Attitude" comme le vociférait Duff McKagan en 92, le solide bassiste du gang californien sur la reprise du même nom des Misfits. A noter que ce dernier optera plutôt pour un New Rose assez quelconque des Damned. Il est vrai que l'on sent également une réelle complicité avec Richard Fortus le 2ème guitariste, aux faux airs de Ron Wood, un six-cordiste très technique qui, juste avant d'intégrer les Guns, avait brillamment fait ses premières armes chez les Psychedelic Furs, Love Spit Love, Thin Lizzy (en remplacement en 2011 de Vivian Campbell) et les Dead Daisies.

Situé trop loin de la scène assez sobre, je suis contraint de prendre des clichés à partir des écrans géants. Par conséquent, désolé pour la qualité de certaines photos. Ponpon lui, s'attache à filmer les titres qui lui tiennent à coeur en l'occurrence Live And Let Die et Rocket Queen. Sur Better, ça bouge un peu trop et donc Axl Rose le fait remarquer à la sécurité car en effet, des jeunes femmes placées à la barrière, on ne les bouscule pas. Notre Axelounet se serait-il acheté une conduite à l'égard de la gente féminine ? On ira demander à Stéphanie Seymour pour savoir ce qu'elle en pense...... Laughing

Et la voix d'Axl Rose dans tout ça ? Tout comme je ne suis pas fan du personnage, je ne suis pas fan non plus de sa voix. Ceci dit, sur les titres des Guns, il assure, le bougre et fait le job sans fioritures notamment sur You Could Be Mine, un titre efficace que j'ai toujours bien aimé. La version est énorme. J'en fais part à Blacky via SMS qui ne répond pas. Il est sans doute parti dormir. Laughing J'aime bien également le batteur Frank Ferrer qui comme Richard Fortus, a officié au sein des Psychedelic Furs et Love Spit Love. Un batteur, pas forcément subtil, donc un peu "bûcheron" (Matt Sorum l'était aussi sur la tournée Use Your Illusion) qui apporte cependant fraîcheur et puissance au répertoire du groupe.












Melissa Reese, la charmante choriste.

Dizzy Reed, lui est toujours impeccable dans ses interventions, étoffant ainsi le répertoire du groupe. Civil War envoie bien la purée et redonne un peu de rythme après un This I Love un peu terne. Sur tous ces titres qui défilent sans temps mort (Yesterdays et Coma) l'homme en noir, attifé de son légendaire haut de forme, illumine ce concert, proposant des soli......................lumineux et jamais ennuyeux. Il "s'lash(e)" délibérément, le bougre....Je pense à JC, il doit être dingue, lui qui se trouve en pelouse or....Je l'imagine headbanguer furieusement (et ce, grâce à sa crinière encore longue et relativement épaisse : c'est vrai, il y en a quand même moins qu'avant, mais il y en a encore) sur un Sweet Child O' Mine endiablé, un titre qui suscite toujours l'enthousiasme du public et ce, grâce à ses célébrissimes accords qui, avec le temps, sont entrés dans le patrimoine rock. C'est l'hymne incontestable et incontesté du groupe. Sinon, pour un concert en extérieur, je trouve le son très bon sauf peut-être de temps à autre Axl Rose et sa voix parfois un peu juste, voix que l'on peine à entendre. C'est peut-être moi, vous me direz. J'ai souvent tendance à remonter le volume de la téloche en ce moment.

On aurait pu être dispensés du Wish You Were Here du Floyd et Layla de Derek And The Dominos repris ceci dit correctement à deux guitares. Mais bon, ça n'avait rien à faire là. Deux passages instrumentaux qui débouchent sur un November Rain que notre Ponpon national va se hâter d'enregistrer sur son portable. L'émotion est palpable chez notre ami puisque le long de sa joue de quinquagénaire confirmé, je crois percevoir une petite larmichette qui coule lentement mais surement. Qu'il est sensible, notre Ponpon !!!!! Laughing Et après, on dit que les métalleux n'ont pas de coeur. C'est faux, re-faux et archi-faux. Voilà, c'est dit... Laughing A mon avis, pour JC, ça a dû être pareil.... Laughing

November Rain , je l'ai toujours trouvée assez niaise, cette chanson, mais surtout trop longue avec un Axl Rose qui se prend pour Elton John. La version ravit bien évidemment les fans qui se déchainent sur l'accélération finale. Encore une fois, Slash est impérial...Black Hole Sun en hommage à Chris Cornell récemment parti vers d'autres cieux ne laisse pas le public indifférent tant la version est empreinte d'une réelle émotion. Bien joué, les gars...Mais bon, moi et Soundgarden, ça a toujours fait 3000... Laughing Belle version quand même....


Ponpon au taquet... Laughing


Ca méritait d'être signalé.... Laughing



















Only Women Bleed du Coop sert d'intro à une autre cover (cette fois-ci de Dylan), Knockin' On Heaven's Door (que le COMBO s'est littéralement approprié avec les années) superbement interprété sans le passage reggae final (ouf !!!!). La communion du public avec le groupe atteint là son paroxyme, public qui, comme un seul homme, reprend le célébrissime refrain. Sur ce coup-là, mon accent anglais n'est pas trop dégueu.... Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing On finit sur un Nightrain dévastateur.

Erreur de setlist à mon avis, puisque le groupe ré-embraye sur deux ballades Sorry extraite de Chinese Democracy et le très bon Patience. Eh oui, l'ambiance retombe... Il nous faut attendre "l'acceptable" version du Whole Lotta Rosie(z) d'AC/DC pour remettre un peu de peps dans tout ça. Bah oui, ce vendredi, je m'étais levé tôt et par conséquent, j'ai été pris d'un p'tit coup de fatigue... Laughing Ca se comprend, il faisait encore très chaud dans l'arène du SDF.... :| Re-ballade avec le mielleux Don't Cry qui, une nouvelle fois, émeut mon compagnon de route, Ponpon. Laughing On lui demande de ne pas pleurer, bah lui, il pleure à chaudes larmes.... Laughing Laughing Laughing The Seeker des Who est bien interprété dans sa globalité en dépit du fait qu'Axl se plante sur le 2ème couplet. Après plus de 3h de show, ça peut se concevoir... Quelle générosité quand même, plus de 3h de show pour................................20 € !!!!!!!!!! C'est pas tout le monde qui ferait ça....Presque 10mn plus tard, nos Californiens concluent ce superbe show (bah oui, je le dirai à JC un peu plus tard, j'ai bien aimé ce concert) sur un Paradise City apocalytique avec feux d'artifice et confettis. Rien à dire : un bien beau concert très pro et surtout généreux dans la durée.























SETLIST

It's So Easy
Mr. Brownstone
Chinese Democracy
Welcome To The Jungle
Double Talkin' Jive
Better
Estranged
Live And Let Die
Rocket Queen
You Could Be Mine
You Can't Put Your Arms Around A Memory (intro)
New Rose (The Damned / Duff on vocals)
This I Love
Civil War
Yesterdays
Coma
Slash guitar solo
Theme From The Godfather
Sweet Child O' Mine
My Michelle
Wish You Were Here (guitar solo)
Layla (band jam)
November Rain
Black Hole Sun (Soundgarden)
Only Women Bleed (Alice Cooper)
Knockin' On Heaven's Door (Bob Dylan)
Nightrain

Sorry
Band jam
Patience
Whole Lotta Rosie (AC/DC)
Don't Cry
The Seeker (The Who)
Paradise City

A la sortie, Ponpon et moi réussissons à voir un JC comblé, bref aux anges donc. Il rêve encore éveillé, le JC. Laughing Dans la panoplie de tous les concerts auxquels il a assistés, on sent qu'il a effectué un grand saut dans l'excellence. C'est encore la "faute" d'Axl..... Laughing


Ponpon et JC.


Avec JC.
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Jeu 13 Juil - 14:27

ZZ TOP : Paris, Zénith, 11/7/17

La patience est la mère de toutes les vertus enfin du moins c'est ce qu'on dit. Ca s'est vérifié parce qu'hier soir pour rentrer au Zénith, il fallait en avoir...de la patience. De même que pour les Guns, je n'avais pas particulièrement l'intention d'y aller vu le prix (68 € en fosse.....) surtout que les trois barbus que je n'ai jamais vus auparavant, sont adeptes des concerts très courts (75mn pour les plus courts).

Je me pointe donc vers 19h20 soit une petite quarantaine de minutes avant la première partie assurée par les Red Devils dont je n'ai jamais cessé de vanter le talent et ce, depuis leur premier album, un live intitulé King King sorti en 1992 que je m'étais procuré à l'époque.



Jean-François, un pote qui traine ses guêtres dans les concerts depuis fort longtemps et avec qui j'entretiens des conversations passionnées sur les groupes que nous aimons, est déjà là. Lui non plus, n'a pas de place. A peine arrivé donc sur les lieux que vous avez déjà des vendeurs qui viennent à votre rencontre vous proposer leurs places à vendre. Là, pour ZZ TOP, ça tourne autour des 50 €. "Trop cher, je n'ai que 20 € !!!"
Et à ce moment-là, vous avez vot' vendeur au sourire radieux du début qui s'en va dédaigneusement ("Mais il rêve, ce mec !!!!!!!!"). Limite agressifs pour certains. Cela pourrait en décourager plus d'un mais pas le Phil... Laughing Un autre vient à la charge désirant fouiller mon sac afin de vérifier si je n'avais pas plus d'argent. Je refuse bien évidemment.

L'heure tourne et malheureusement, j'entends déjà les Red Devils qui investissent la scène. Putain de b**** de m****, moi qui voulais les voir depuis toujours car la dernière fois qu'ils ont arpenté nos belles contrées, c'était en...............1993 !!!!!!!!

Pendant ce temps-là, ça s'énerve du côté de nos gaillards qui risquent de se retrouver avec un terrible manque à gagner. Ils s'engueulent même entre eux mais le temps qu'ils se décident, c'est foutrement long. Les coups de "Phil" passés à celui qui chapeaute tout cela se multiplient. "Y a un mec qui n'a que 20 € et qui ne veut pas mettre plus....Je fais quoi, boss ? " Le vendeur est aussi désemparé que s'il avait appris une terrible nouvelle. A ce moment-là, Jean-François et moi, on s'dit, ça va passer, ça sent bon. Et là, je reconnais Tail Dragger puis Devil Woman de nos Californiens préférés. Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Le set me "phile" sous le nez et manifestement s'achève sur un Automatic (l'opener de King King) et un Backstroke.......

Et c'est là que paradoxalement que tout se décante........L'un des vendeurs revient me voir.
"-20 €, c'est toujours bon ?
-Bah oui, ça fait 3 plombes que j'te le dis...
-Va voir l'ot gars, là-bas...(Il veut me prendre le billet mais je le lui reprends n'ayant pas encore en ma possession le précieux sésame en poche).
-Ok."

Le précieux sésame en l'occurrence, c'est une place dans les gradins à 89.50 € particulièrement bien située. Après avoir passé les fouilles de rigueur, je me retrouve ENFIN en P 151 non sans mal puisque le placeur, un peu " à la rue" ne trouvait pas mon siège.





Un petit quart d'heure plus tard, c'est sur un Got Me Under Pressure tonitruant que notre trio investit la grande scène du Zénith, à la limite trop grande pour eux. Une scène , aux lights pas véritablement impressionnants, scène dont le décor me fait penser instantanément à la nuit étoilée et glaciale du Titanic....La musique elle, est loin d'être glaciale. Reconnaissons que notre duo de barbus ne bouge pas beaucoup à part de temps en temps des petits pas de danse sur une choré très minimaliste. Le riff est épais sur Waitin' For The Bus et Jesus Left Chicago dans des versions quasi similaires à celles qui figurent sur le Live From Texas. On connaît le "Gibbon(s)" pour sauter de branche en branche mais là, il est surtout connu et apprécié pour sauter de note en note avec une telle adresse et une telle dextérité qu'on en reste coi. Et ses soli, il ne les singe pas à d'autres, il les imagine, les conçoit, bref les crée...

Il faut un Gimme All Your Lovin' pour relancer la machine ZZ TOP suscitant chez les fans un plaisir incommensurable. C'est le titre qui les a faits franchir un cap de toute évidence passant d'un groupe au succès d'estime avec La Grange au combo méga-star avec l'album Eliminator d'où est extrait ce méga-tube.















Sur un son particulièrement excellent, le percutant Pincushion, un titre d'Antenna que j'adore, vient rappeler aux milliers "d'insectes" (pour ceux qui n'auraient pas compris la vanne, ça n'a rien de péjoratif) rappeler donc aux "insectes" que nous sommes face à ces légendes du Rock, que le groupe continue à "butiner" dans ses sonorités qui ont assis sa réputation. N'oublions pas pour autant les premiers classiques qui les ont faits sortir de la ruche tel ce I'm Bad I'm Nationwide repris à la demande du grand Billy. Mazette, ce dernier, il a maigri ou quoi ? En totale opposition avec le bien-portant Dusty Hill. Frank Beard, masqué par son kit de batterie, me semble limite maladif. C'est vrai qu'il me semble qu'il avait été gravement malade ces derniers temps. Derrière ses futs, sa frappe est cela étant lourde et s'associe parfaitement avec le son épais et presque "rural" du groupe.













On revient sur le dernier opus La Futura qu'en ce qui me concerne j'avais trouvé particulièrement excellent, album de 2012 qui annonçait un retour aux sources, proposant ainsi des morceaux râpeux appuyés par la voix toute aussi..................râpeuse du Billy. Ne pas comprendre "râpeuse" à la mode rap puisque que je me souviens d'une discussion sur un site (je me souviens plus lequel) où cet adjectif avait été interprété de la sorte. Ce fut très cocasse. Laughing Bref, pour revenir à notre propos, c'est un I Gotsa Be Paid très enlevé, issu donc de La Futura que l'on se plait à entendre. Belle version effectivement suivie de 3 reprises fort bien exécutées Foxy Lady (Jimi Hendrix), Catfish Blues (Robert Petway), 16 Tons (Tennessee Ernie Ford) et Act Naturally (Buck Owens), cette dernière ayant été popularisées par les Fab Four, reprises entrecoupées d'un très bon My Head's in Mississippi extrait du décevant Recycler. Cheap Sunglasses a toujours ses fans et j'en fais partie. Toujours aussi efficace après toutes ces années. Suit une p'tite Chartreuse en digestif, une interprétation fort goûtue même si on se dit que le groupe aurait pu se laisser aller jusqu'à prendre le risque d'interpréter ce titre au refrain tubesque, I Don't Wanna Lose, Lose, You (toujours extrait de La Futura) en prémices d'un puissant et fédérateur Sharp Dressed Man. Mais non, le trio s'empare des "guitares-coton" pour un Legs assez convenu, me direz-vous. J'attendais la rotation des guitares, la bagnole et les gonzesses mais elles ne viendront pas. Tout fout vraiment l'camp. Laughing C'est d'ailleurs cet instant que le trio choisit pour sortir de scène. Sont déjà fatigués les barbus après un peu plus d'heure de show où on ne va pas dire qu'ils se dépensent beaucoup. Mais bon, ils ne sont plus tout jeunes. Frank Beard semble être soulagé que ça se termine. Eh bon, mon p'tit, t'as pas encore joué La Grange et t'as intérêt à t'y coller fissa car le public parisien l'attend ce titre au riff légendaire. Une version sans grande surprise comme on n'en a entendu des centaines mais qui a toujours le mérite de faire mouche à chaque fois et qui s'enchaine directement à Tush. Les papys ressortent pour revenir quasi immédiatement sur un magnifique Jailhouse Rock du King.

Bon voilà, je les avais jamais vus. Pas l'occasion jusque-là. Je ne sais pas si je retournerai les voir, enfin peut-être pour 20 € mais bon, reconnaissons que ça manque un peu de mouvement et que cela a dû toujours être le cas. Cela étant, musicalement, c'est très fort pour un trio qui peut se targuer d'être resté tout ce temps ensemble. Respect total pour un combo qui, au travers de la plupart de ses albums, ne nous a jamais "barbus".

























A la sortie, je rejoins mes amis Purplexed, Jean-François et Pascal ("Thor" sur le BSF). Les avis sont partagés concernant la prestation des Texans mais globalement, ils semblent toujours contents de les voir live à chaque fois.


Jean-François, Pascal ("Thor" sur le BSF), Purplexed


Jean-François, moi, Purplexed

SETLIST
Got Me Under Pressure
Waitin' for the Bus
Jesus Just Left Chicago
Gimme All Your Lovin'
Pincushion
I'm Bad, I'm Nationwide
I Gotsta Get Paid
Foxy Lady (Jimi Hendrix)
My Head's in Mississippi
Catfish Blues (Robert Petway)
16 Tons (Tennessee Ernie Ford)
Act Naturally (Buck Owens)
Cheap Sunglasses
Chartreuse
Sharp Dressed Man
Legs
Encore:
La Grange
Tush
Encore 2:
Jailhouse Rock

La soirée n'est pas encore finie car alors que nous nous baladons dans les travées de la salle, Jean-François s'écrie soudainement : "Phiiiiil, y a deux membres des Red Devils, toi qui voulais faire signer ton CD !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Le temps de le récupérer dans le sac à dos vintage '88 LAFUMA dans lequel on ne voit absolument rien, je vais à leur rencontre, nos deux amis étant particulièrement contents qu'il y ait un quidam à leur carrière ponctuée seulement de deux albums (un live, un EP et paraît-il, un nouvel album Return Of The Devils..........).



Il s'agit de Dave Lee Bartel, le guitariste rythmique et de Mike Flanigin, un claviériste qui a joué avec Billy Gibbons, Jimmie Vaughan, Gary Clark Jr, Kat Edmonson, et Alejandro Escovedo. On immortalise tout ça et naturellement, je leur prie de revenir au plus vite par chez nous parce que 24 ans sans les voir (surtout que je ne les ai pas ENCORE vus), c'est un peu long. Crying or Very sad "Diable" que ce fut long en effet à l'extérieur.... Crying or Very sad





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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Jeu 26 Oct - 23:17

BRIAN DOWNEY'S ALIVE AND DANGEROUS : Vauréal, Forum, 14/10/17

Quand on évoque les grands batteurs de rock, on pense toujours à John Bonham, Ian Paice, Billy Cobham, Neil Peart, Keith Moon et bien d'autres mais à aucun moment, nous ne pensons jamais à Brian Downey, batteur de Thin Lizzy. Ce n'est pas bien grave car reconnaissons que le groupe a joui d'une réputation tardive auprès des fans français puisque dans les années 80 quand on évoquait Thin Lizzy, c'était soit "C'est qui ?" "J'connais pas" soit j'avais droit à des "Ouais, c'est trop mou", "C'est pas assez hard"..., "Tu devrais écouter Judas Priest ou Iron Maiden" (ce que je faisais comme tout le monde soit dit en passant). Malgré tout cela, me sentant de fait un peu seul, j'ai continué bon an mal an à écouter la riche discographie du groupe, discographie que j'écoute encore aujourd'hui très régulièrement puisque je vous l'avoue, je découvre encore aujourd'hui de nouvelles sonorités surtout concernant les premiers albums plus folk mais aussi plus intimistes par rapport aux déflagrations qui vont suivre à partir de Jailbreak, Nightlife lui étant davantage perçu comme un album de transition.

Aujourd'hui donc, la donne a changé. Quand on aborde le sujet Thin Lizzy, le combo est assimilé au rang de groupe-culte ayant produit des albums inventifs et racés bercés (allez, je le remets mdrrrrrr) par la voix chaude et tropicale de Phil Lynott auteur-compositeur hors normes et l'on se dit que finalement que leur statut aurait dû être tout autre. Bref, on ne refera pas l'histoire sur la carrière du groupe enfin si d'une certaine façon, on va la refaire puisque notre ami Brian Downey décide ENFIN de venir nous rendre visite dans la campagne vauréalienne avec dans l'idée d'interpréter en compagnie de jeunes musiciens talentueux l'intégralité du mythique double live Live And Dangerous.

Il faut noter que la première partie est assurée par "The Professor" Pat McManus, guitariste ô combien technique et virtuose des regrettés Mama's Boys que, pour ma part, j'avais eu la chance de voir live en 1984 en 1ère partie de Scorpions puis en 1985 en support band de l'ami Gary Moore (Bon Diou qu'est qu'il nous manque, lui aussi....) qui alors faisait la promotion de son superbe album intitulé Run For Cover. Les deux compères Brian Downey et Pat McManus se connaissent depuis fort longtemps car, en effet, il convient de signaler que les "Garçons de Maman", forts à l'époque de deux albums d'excellente facture Plug It In et Turn It Up, avaient sur demande du grand Phil, ouvert en 1983 pour le Farewell Tour de Lizzy notamment sur les dates UK.

En attendant donc dans la "Phil" en compagnon de Ponpon et de Julien que j'avais récupérés à divers endroits, je rejoins Jchristophe du BSF et du forum Iron Maiden France (IMF) qui, pour l'occasion a revêtu un tee-shirt................du BSF !!!!!!!!!!!!! Il était donc obligatoire d'immortaliser cet instant pour l'éternité. Laughing A noter également qu'il est accompagné d'un pote prénommé Christophe qui va s'avérer être un joyeux luron de premier ordre. cheers cheers cheers Naturellement, la conversation s'engage spontanément autour de la sphère lizzienne pour dévier sur d'autres groupes tout aussi talentueux.


Ponpon, Julien, Jchristophe


Julien, moi, Jchristophe


Ponpon, moi, Jchristophe

Alors que nous attendons patiemment, Ponpon m'interpelle brusquement : "Brian Downey est là !!!!! Fais signer tes vinyles maintenant, tu seras tranquille..." Le batteur que je trouve très amaigri se trouve de l'autre côté d'un grillage aisément franchissable. Cependant je demande au type qui l'accompagne s'il est possible de lui faire signer "quelques" vinyles. En fait de "quelques" vinyles à lui faire signer, je lui ai proposé toute la discographie de Thin Lizzy.....Brian va s'exécuter patiemment et cordialement à cette tâche lâchant au passage un "You're a big fan !!!!!" Et moi de lui répondre : "I've been a fan for nearly forty years..." Après quelques photos prises par les potos et une amicale accolade, il prend congé pour aller se concentrer sur le set qu'il va produire. Quelle classe quand même !!!!!!!





En compagnie de Ponpon, Jchristophe, Julien, Christophe et Norbert, nous nous postons au 2ème rang. Pat McManus investit l'étroite scène du Forum. Son groupe est composé du batteur Paul Faloon déjà présent lors du concert au Pacific Rock de Cergy Pontoise et de Marty McDermott à la basse. Le trio disposant d'un son parfait nous délivre un blues rock bien calibré puis du hard rock à la sauce Mama's Boys et ce, grâce à l'interprétation parfaite des classiques que sont Straight Forward, Runaway Dreams (avec le violon...) et Needle In The Groove entrecoupés d'un vibrant hommage à Gary Moore sous la forme d'un The Messiah Will Come Again de presque 10 minutes. Le Pat, le sourire aux lèvres, nous fait étalage de tout son talent guitaristique nous gratifiant de parties de guitare absolument célestes. Le set s'achève sur une version dévastatrice de Rockin' In A Free World du Loner. Une très belle prestation en tout point.




















Là, j'ai "perdu mes potes......... Shocked Laughing



Une petite vingtaine de minutes plus tard, c'est donc au tour de Brian's Downey de fouler les planches du Forum. Le groupe est composé de Matt Wilson à la basse. On ne pourrait pas faire mieux au niveau look lynottien, tant celui-ci est proche de celui du regretté bassiste. C'en est presque déstabilisant.....Viennent ensuite les deux guitaristes. Tout d'abord, Phil Edgar qui fait un peu penser à un Scott Gorham jeune puis Brian Grace qui lui pourrait être assimilé à un Chris Robinson (ex-Black Crowes). Et donc derrière les fûts, notre Brianou manifestement très en verve sur un Jailbreak enchaîné à l'incendiaire Are You Ready, un titre qui a toujours eu le mérite de bien faire bouger le public. Niveau chant, Matt Wilson dévoile un registre un poil plus aigu que celui de Lynott ce qui ne l'empêche pas de respecter au mot près le phrasé complexe du grand Phil. A noter qu'en lieu et place d'Are You Ready, nous aurions dû entendre Emerald si l'on s'en tient à l'ordre exact de Live And Dangerous. Ordre qui, par contre, va de nouveau être respecté via des interprétations très fidèles de Southbound, Rosalie (de Bob Seger), Dancing In The Moonlight, Massacre (morceau sur lequel le Brianou et ce, grâce à des contre-temps subtils et complexes à la fois, nous démontre parfaitement qu'il aurait pu prétendre au statut mentionné plus haut).



















Notre paire de guitaristes s'illustre de fort belle façon sur Still In Love With You sans être celle qui opère sur Live And Dangerous mais également sur le très funky Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed, pas interprété depuis des lustres et ça, c'est une bonne surprise. En même temps, c'est l'intégrale Live And Dangerous qui redémarre sur un Cowboy Song enchainé au seul hit véritablement recensé de Lizzy, à savoir The Boys Are Back In Town délivrés tous deux de façon efficace. Enchainement qui, de tout temps, a suscité beaucoup d'enthousiasme et qui permettait à Lynott de solliciter le public.








Ponpon délaisse enfin son Hard FM.... Laughing


Christophe et Jchristophe tout zémus pendant Cowboy Song... Laughing Beau à pleurer. Laughing

Petite entorse au "règlement" car ce n'est pas Don't Believe A Word qui est prévu mais un Warriors terriblement puissant enchainé sans temps mort au morceau que tout le monde attend, Sha La La. Sha La La c'est synonyme du solo de batterie à aucun moment ennuyeux du Brianou. Julien, batteur de son état, vous l'imaginez bien, est aux anges lorsqu'il observe le batteur de son groupe préféré exécuter ce solo emblématique, batteur dont il connaît les moindres secrets.





















Jchristophe prend soin de récupérer l'une des deux baguettes lancées par l'Irlandais cheers cheers cheers puis c'est un Don't Believe A Word corrosif qui vient secouer (achever ? Non pas encore) le public vauréalien qui n'en a pas fini avec Brian Downey's Alive And Dangerous. En effet, le groupe embraye sur Suicide dans une version très conforme au double live légendaire suivi non pas de Sha La La puisque déjà interprété mais de The Rocker faisant par conséquent l'impasse sur Baby Drives Me Crazy. Démarche parfaitement compréhensible compte tenu du fait que ce titre se voulait être un des chevaux de bataille de Lynott pour faire participer le public.

Après un court rappel, le quatuor revient pour un émouvant Whiskey In The Jar en compagnie de Pat McManus venu leur prêter main forte pour un solo de violon haut en couleur. Et c'est tout naturellement Emerald, symbole de toute la "celtitude" qui vient apporter la touche finale à ce très beau concert parce que oui, on a eu droit à un très bon concert de la part d'un groupe soucieux et ce, sous l'impulsion du seul membre restant ayant participé à TOUS LES ALBUMS DE THIN LIZZY, de respecter la tonalité de ce double album live "légendaire" (hé oui, je le redis).























Juste à l'issue du concert, notre ami Pat McManus se trouve déjà au merchandising se livrant aux dédicaces et aux photos de rigueur arborant un sourire jusqu'aux oreilles. Cet homme ne sait que sourire. C'est magnifique !!!!!!!!!!!! cheers cheers cheers
















Il a oublié celui-ci... :|






















Un zoli boot...



Pour finir, on nous annonce que Brian Downey est encore dans la place pour signer des vinyles (ça y est, c'est déjà fait.... Laughing ), des CD's, des billets de concert et toutes sortes de documents inhérents à Thin Lizzy mais aussi pour se soumettre encore avec une grande gentillesse aux photos en compagnie de fans. Quelle classe quand même pour quelqu'un qui s'est toujours "Downey" à fond dans la Musique.






Ponpon avec Brian Downey


Julien avec Brian Downey
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Jeu 2 Nov - 20:27

GOV'T MULE : Paris, Trianon, 30/10/17

Troisième concert de la Mule en 7 sept ans pour votre serviteur. Ah bah quand on aime, on ne compte pas et là cette fois-ci, c'est en compagnie de Mme Phil, désireuse de voir enfin ce groupe qu'elle affectionne tant, du moins pour les titres "chantés" par le talentueux Warren Haynes. Le Trianon, pour l'occasion, est bien rempli. Complet ? Pas tout à fait sûr. En tous les cas, ce qui est sûr est que ce que l'on nous prévoit, ce sera un concert "longue durée" articulé autour de deux sets.







L'opener qui vient nous percuter les tympans, c'est Brand New Angel extrait de cet excellent album intitulé High & Mighty, un titre bien soutenu par une section rythmique de plomb qui s'étire sur quasiment 10 minutes sans une seule minute d'ennui. Matt Abts à la batterie est effectivement impressionnant de talent et de précision. Même chose pour le bassiste Jorgen Carlsson. Danny Louis, atiffé de son sempiternel bonnet est à peine visible derrière son clavier.

Gov't Mule n'a jamais fait dans la palabre (ça peut certes manquer car sur le premier set, le quartet, en fait Warren Haynes ne nous aura furtivement lâchés que cinq petits "Thank You", je les ai comptés....). M'avait semblé plus chaleureux, le Warren lors de ses précédentes venues, y compris celle en solo à l'occasion de la tournée Man In Motion en 2011. Pas grave, soucieux de ne pas rompre le rythme soutenu mis en place, Warren Haynes et son band enchainent sur Lay Your Burden Down, un titre encore plus ancien puisqu'il figure sur Life Before Insanity paru en 2000.

Ensuite, il y a erreur de casting à mon avis. En effet, le groupe s'embarque dans une jam à rallonge (qui débute avec Inside Outside Woman Blues #3 puis About To Rage, Game Face, Mountain Jam et re-Game Face), que dis-je, 3 jams à rallonge ponctuées de soli à n'en plus finir. Guère mélodieux, les soli. Je sais, c'est Gov't Mule, on sait à quoi s'attendre puisque comme je l'ai précisé auparavant, c'est la 3ème fois que je les vois mais là, je l'avoue, je me suis ennuyé ferme. Je ne préfère pas regarder ma chère voisine.... Certes, ce sont de la virtuosité et de la technique. Comprends pas qu'avec un album de la trempe de Revolution Come...Revolution Go, il (le Warren) n'ait d'entrée de jeu décidé de le présenter. Ce sera certes fait au bout d'une demi-heure avec Sarah Surrender, Easy Times et Stone Cold Rage délivrés eux aussi dans des versions étirées et précédées de l'excellente cover des J.B's (groupe dans lequel sévit James Brown dans les 70's) Doing It To Death mais diantre que ce fut dur et long......... Fin donc du 1er set au bout de 90 minutes et 20 minutes d'entracte. Deux potes situés devant moi en profitent pour se barrer.......Deux "Ronans"... Laughing













Le 2ème set démarre sur un And Your Bird Can Sing des Fab Four extrait de Revolver que certains s'appliquent à affirmer qu'il s'agit du meilleur album du quartet liverpudlian, ce qui n'est pas faux tant cet opus est riche et varié. On est donc un peu plus dans un registre de titres "chantés" et plus abordables, dirons nous et ce, grâce au title track du nouvel album Revolution Come...Revolution Go et Which Way Do We Run de The Deepest End Vol.2 de 2002 assez étiré malgré tout. Très étirée sera également (10 minutes, on va dire) la version de Freeway Jam de Jeff Beck permettant au groupe de s'illustrer une nouvelle fois dans une virtuosité avérée. Moins pénible que dans le premier set.













Gov't Mule nous gratifie d'un 5ème titre du nouvel opus, Travelin' Tune suivi d'un magnifique Captured extrait de Shout!. Une version merveilleuse, étincelante et émouvante sans artifices (là, ils ont mis le feu à la salle.....) qui vous prend aux tripes. Un des grands moments de ce concert pour moi. Mais il y en aura d'autres dans peu de temps, je vous l'assure. Thorazine Shuffle, un classique du groupe vient clore provisoirement ce chapitre puisque moins de cinq minutes plus tard surgit de nulle part, enfin si des coulisses, Bernie Marsden, l'un des deux guitaristes de la formation légendaire de Whitesnake pour une jam mémorable (et cette fois-ci loin d'être ennuyeuse) sur Blue Sky de l'Allman Brothers Band. Les deux compères se renvoient tour à tour les solos les plus fous. Force est de constater que l'ami Marsden n'a rien perdu de sa superbe. Il le prouve une nouvelle fois sur le groovy et punchy Feel Like Breaking Up Somebody's Home d'Albert King qui conclut ce superbe second set de fort belle façon. Bref, ça se termine mieux que ça n'avait commencé. Ceci dit, même si l'on sait que la setlist change tous les soirs, il n'empêche que certains standards comme Time To Confess, Soulshine (réclamé à un moment donné) ou Beautifully Broken se doivent d'être présents de façon, je dirais, à rompre quelque peu la monotonie des jams du début. Ce n'est que mon avis mais placer quelques titres peut-être plus "faciles" d'accès aurait certainement été plus judicieux. Un bon concert de Gov't Mule mais pas forcément le meilleur si je compare avec les deux précédents.















Après donc un certain temps à discuter du concert avec les potes, les membres du groupe ainsi que Bernie Marsden, très disponibles soit dit en passant sachant que le lendemain, ils doivent se produire au Paradiso d'Amsterdam, sortent au compte-gouttes pour se livrer aux autographes de rigueur en toute amabilité. En ce qui me concerne, je leur fais signer respectivement deux vinyles ainsi qu'une baguette de batterie à Matt Abts, baguette que j'avais récupérée lors d'un concert au Bataclan en 2010. Merci Messieurs pour votre générosité.

















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