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 Reviews concerts autres groupes

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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Lun 8 Juin - 8:15

BAND OF FRIENDS : Tremblay en France, Odéon, 6/6/15

Band Of Friends, le groupe composé donc de Gerry McAvoy, bassiste mythique de Rory Gallagher, de Ted McKenna, ex-batteur du Sensational Alex Harvey Band, du MSG et donc de Rory sur entre autres les albums Photo Finish, Top Priority et Stage Struck, se produisaient pour un hommage appuyé à Rory dans cette charmante petite bourgade qu'est Tremblay en France. Les places étaient parties en un rien de temps, la FNAC Noisy le Grand me rétorquant qu'ils avaient eu très peu de billets. Bref, je me rends donc sur place hier soir à Tremblay distant d'à peine une petite dizaine de kilomètres, espérant en récupérer une.

Alors que j'entre dans le hall de l'Odéon, Philippe Ménard se produit devant une assistance passionnée. Celui-ci reprend des standards de Gallagher en version acoustique en y ajoutant une petite touche personnelle. Son répertoire très bluesy bien évidemment que je ne connais absolument pas et qu'il faudra que je découvre est revisité avec force et émotion. Une belle découverte.








Photo prise lors du Punchestown Festival en 1982

La responsable de la billetterie me dit à ce moment-là, une fois le concert de Philippe Ménard terminé de patienter quelques minutes que tout le monde soit rentré pour me vendre un billet. Un p'tit quart d'heure plus tard, cela se décante et le précieux sésame m'est enfin attribué.
L'Odéon est une jolie salle avec une scène très proche des spectateurs qui sont assis. sur les conseils d'une des membres du staff, je me place au 2ème rang alors que le groupe monte sur scène sur un Cradle Rock endiablé, chose que je n'aurais peut-être dû faire au vu de ce qui va se passer par la suite. Vous n'êtes pas sans savoir que pour toute review que je rédige, je suis amené à prendre des photos tout en prenant garde de ne pas gêner mes voisins. Là, je tombe sur un méga-casse couille qui me pousse le bras d'une façon assez rude. "La "p'tite lumière de ton appareil-photo me gêne........" me dit-il sur un ton péremptoire.
Dans un premier temps, j'obtempère, ne voulant pas créer d'embrouille avec un type qui, manifestement, a envie de me faire chier. Prenant ENCORE soin de ne pas le gêner et ce, quelques instants plus tard (20 minutes on va dire), je reprends quelques clichés à l'arrache et vite fait mais bon, ça le gêne quand même. De fait, les résultats ne sont guère convaincants. Par contre, une spectatrice et son compagnon mitraillent juste devant lui, allant même jusqu'à bien lui obstruer la vue mais il ne bronche pas......... Suspect What a Face
Je lui fais : "Ne va pas dans un concert parce que t'as vraiment un problème.....!!!!!!" Un photographe viendra même lui prendre sa place alors qu'il s'était légèrement écarté sur le côté et de nouveau, il ne bronchera pas. Je crois qu'il avait tout simplement envie de me faire chier...








Malgré ce sinistre individu assis à côté de moi, épiant mes moindres faits et gestes, je décide de profiter quand même du concert. J'avoue que ce sera quand même difficile....

Faisant donc abstraction de mon "cher voisin", je reconnais tour à tour Wayward Child, The Last Of The Independents, Do You Read Me, Moonchild et Calling Card qui vont nous être proposés dans des versions particulièrement efficaces avec un Gerry McAvoy taquinant sans cesse les premiers rangs. Taquin jusqu'à un certain point car lorsque qu'un spectateur décide de passer par la scène pour aller porter deux demis à deux personnes backstage, McAvoy le rabroue en lui adressant un magistral "Fuck off". Pendant ce temps-là, McKenna, sérieux comme à son habitude, martyrise ses toms de batterie. Bought And Sold recueille un vif succès, une version que l'on pourra apparenter à celle qui figure sur Stage Struck et ce, grâce à Marcel Scherpenzeel qui, outre d'être doté d'un timbre pas si éloigné de celui de Rory, nous gratifie de soli vraiment inspirés, accompagné par un Gerry McAvoy très en verve, arpentant de part en part la superbe scène de l'Odéon. Seul regret, point de Follow Me prévu dans la setlist. Sing It With The Band et Leap Of Faith sont interprétés afin de promouvoir l'album Too Much Is Not Enough. Le premier cité est de qualité. Le second est assez quelconque.







Philippe Ménard rejoint le groupe pour une jam endiablée qui dure une bonne dizaine de minutes, le groupe s'en donnant à coeur joie pour faire prolonger le morceau.















Tatto'd Lady et Shadow Play complètent le tableau de façon admirable donnant ainsi l'opportunité au trio de sortir de scène, un trio rappelé dans le dizième de seconde par un public qui se lâche. Mon voisin, lui, est muet comme une tombe......... What a Face








Nos trois compères reviennent quasi immédiatement sur un Succubus et un Bullfrog Blues sans malheureusement ce solo de basse d'anthologie qui figure sur le Live In Europe. Enfin si, il y en a un mais pas aussi marquant que celui qui figure sur cet album live mythique.









Je quitte la salle, attends une bonne demi-heure pour les dédicaces qui, finalement, finissent par se dérouler dans une ambiance bon enfant. Marcel, le guitariste me signe mon billet, Gerry signe les "quelques" albums de Rory et Ted affiche un air amusé lorsque qu'il voit les albums du Sensational Alex Harvey Band, The Impossible Dream, Next, Live, The Penthouse Tapes, SAHB Stories et deux CD's Hot City et British Tour '76. Par contre, le Built To Destroy et le live Rock Will Never Die du MSG ne semblent pas l'avoir marqué au contraire d'Assault Attack ("The best one !!!!!!!!!!!!!!!!!").















Au final un bon concert pour un voisin qui le fut un peu moins.....
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 14 Juin - 16:16

PAUL MCCARTNEY : Paris, Stade de France, 11/6/15

On dit souvent "Voir Syracuse et puis mourir". Syracuse est sans doute une ville superbe qui recèle de nombreuses perles. J'irai peut-être pour mes vieux jours. Difficile de le savoir. En tous les cas, le "Voir Paul McCartney et puis mourir" a pris tout son sens après ce sublime concert s'étant tenu au Stade de France en cette journée particulièrement très chaude du 11 juin. Macca est certainement pour bon nombre d'entre nous, celui qui avec ses compères de toujours, nous a ouverts le chemin en termes de découvertes musicales, la Genèse quoi.....Alors oui, il y a de l'émotion quand on va voir Paul McCartney.

Comme pour les précédentes fois, je n'avais pris de billet pour la bonne et simple raison que les places les plus intéressantes étaient parties en un éclair. Après une négociation nettement plus facile que les deux précédentes, je dégotais un ticket pour seulement 30€, ayant pour ma part décidé de ne pas mettre plus. Enfin si, pour acheter le superbe programme qui coûtait 20€. Et ça, je n'étais pas obligé de le dire à mon revendeur....mdr J'ai toujours été plus programme que tee-shirt.

Le SDF est déjà bien rempli, l'accès ayant été autorisé à 18h30. Quant à moi, je pénètre dans l'enceinte aux alentours de 20h30.







De vieilles photos défilent du bas vers le haut provoquant des clameurs de la foule à chaque fois qu'apparaissent notamment des clichés des Beatles.

Sous le coup de 21h, Sir Paul McCartney apparaît enfin sur un Eight Days A Week endiablé. Vous imaginez bien que la foule est à ce moment-là devenue presque incontrolable voire même hystérique. Ce n'est pas la Beatlemania quand même, mais on sent que pour certains ou certaines, on n'en est pas très loin. Oui mais moi, je suis quand même zému, le palpitant s'emballe quand même, me faisant penser au jour où l'on m'a offert à l'âge de 13 ans l'album bleu des Beatles et que je n'ai eu de cesse d'écouter depuis....Oui, je l'avoue, l'émotion est palpable au moment précis où je le vois monter sur scène, muni de sa légendaire basse Hofner....









N'oublions pas que Macca a sorti en 2013 un album intitulé New que je n'ai pas pris soin d'écouter soit dit en passant et c'est donc logiquement que nous aurons droit à une pléiade de titres issus de cet album. Save Us en constitue le premier extrait. Les accords si reconnaissables de Got To Get You Into My Life suscitent de toute évidence une joie indescriptible dans le public qui reprend avec ferveur le refrain de ce titre incontournable. A l'issue du titre, Paul nous lance un enthousiaste "Bonsoir Pariiiiiiiiiiiiis" suivi d'un "Paris est magiiiiiiiiiiiiiiiiique !!!!!!!!!!!!!!!!!" qui l'est tout autant. Il faut noter ensuite que les lights sont impressionnants et que les écrans lorsque les titres des Beatles sont passés en revue, proposent des vieilles photos mais aussi des animations où l'on aperçoit les 4 de Liverpool.

















Paulo tient à faire un p'tit détour du côté des Wings avec un superbe Listen To What The Man Said de Venus And Mars réédité récemment en édition deluxe puis en solo Temporary Secretary issu de McCartney II paru en 1980. Le groupe qui joue ensemble depuis très longtemps, le plus ancien étant le claviériste Paul "Wix" Wickens qui accompagne Paulo depuis 1989, fait preuve d'une redoutable cohésion. Let Me Roll It des Wings, entrecoupé d'un Foxy Lady de Hendrix tout à fait bienvenu et son refrain entêtant captivent le public tandis que Paperback Writer lui et sa trame quasi hard rock, suscitent, vous l'imaginez bien, l'enthousiasme le plus communicatif qui soit chez mes voisins. Eux, au moins, ils me laissent prendre des photos......mdrrrr

On continue avec un My Valentine du plus bel effet, titre qui, initialement, figure sur l'album de 2012, Kisses On My Bottom où apparaît la belle Natalie Portman sur les écrans géants. Pas facile de capter l'instant où elle apparaît d'ailleurs sur l'écran central.





On revient un instant sur The Long And Winding Road interprété de fort belle façon pour nous envoler ensuite façon Wings sur Nineteen-Hundred And Eighty-Five et Maybe I'm Amazed, superbe déclaration d'amour adressée à Linda en 1970 sur McCartney. Belle version, vraiment. Mes voisines ont les yeux qui brillent à cet instant précis.

Intéressant aussi d'aller chercher I've Seen A Face issu de Help. Ca continue sur le pétillant We Can Work It Out que j'ai entendu plus que de raison sur l'album rouge.

Ce que beaucoup considèrent comme étant son meilleur album solo à savoir Ram, le voici représenté dignement représenté par Another Day. Puis le single de 2014, Hope For The Future nous est proposé dans une version assez conventionnelle mais très sympa.

And I Love Her brasse son lot d'émotion. Au lieu des briquets d'antan, ce sont des portables qui s'allument. Ca a moins de charme certes mais l'émotion reste intacte.



Blackbird et sa mélodie si simple dans l'approche nous envoûtent à tel point qu'il n'est pas utile de composer des morceaux ultra-complexes pour toucher son auditoire. Et ça, McCartney a toujours eu ce talent. Quelle belle version, mes amis !!!!!!!!!!!! New et Queenie Eye nous rappellent que le Paulo a un album du même nom à promouvoir.









Vont alors s'enchainer 9 titres des Beatles sans temps mort : Lady Madonna, All Together Now dédié aux jeunes enfants, un court extrait de Yellow Submarine, Michelle et son phrasé en français repris bien évidemment par tous les spectateurs, Lovely Rita, Eleanor Rigby, Being For The Benefit Of Mr.Kite (j'aurais préféré Fixin' A Hole de Sgt Pepper), Something avec une intro très dépouillée et Ob-La-Di, Ob-La-Da. Ce dernier titre sert de prétexte à faire participer l'immense public du Stade De France qui répond au quart de tour.





La douce intro de Band On The Run des Wings qui débouche sur ce riff éternel plaqué tel un avion passe sans difficultés le mur du son. Sans doute mon morceau préféré des Wings.

A propos d'avion, Back In The USSR et ses célèbres réacteurs en guise d'introduction puis son riff pachydermique viennent carrément "bombarder" et atomiser l'immense Stade de France. Les écrans géants s'affolent en diffusant des images d'une époque soviétique révolue.







On arrive dans la dernière partie du show principal et c'est un Let It Be particulièrement émouvant qui résonne dans le mythique stade. Cette chanson, je l'ai tellement chantée dans ma petite chambre d'ado que je connais les paroles par coeur comme beaucoup de fans des Beatles. A chaque fois que je l'entends, il y a quelque chose qui se passe en moi. J'ai le palpitant qui bat à 100 à l'heure. Le mot "EMOTION" n'est pas assez fort pour traduire ce que je ressens. Je le dis, cette chanson a un incroyable pouvoir émotionnel....Putain oui....

Attendez, c'est loin d'être fini puisque dans un déluge d'effets pyrotechniques déferlent les accords de Live And Let Die. Le Paulo, il a mis les petits plats dans les grands.





L'autre grand moment que nous attendons tous, c'est bien évidemment Hey Jude que j'entonne avec conviction avec mes voisins et voisines. Il s'agit là d'une véritable communion notamment lors des fameux "na na na na na Hey Jude", le Paulo ne faisant pas semblant d'inciter le public à chanter encore plus fort. C'est tout simplement GRANDISSIME !!!!!!!!!!!!!!!!









Le groupe s'en va souffler quelques minutes car comme je l'ai dit précédemment, il fait lourd et pour un monsieur de 72 ans, il est impératif qu'il aille se désaltérer au plus vite.

Sous les acclamations du public parisien, notre Paulo visiblement fatigué revient pour accueillir une jeune femme sibérienne qui n'avait que pour désir qu'un p'tit hug à savoir une petite accolade puis entonner un Another Girl issu de Help suivi des trépidants Hi Hi Hi des Wings, Can't Buy Me Love et I Saw Her Standing There des Fab Four.







Le rythme d'interprétation est quand même très rapide pour un monsieur qui demande à son public s'il veut encore "rocker", public qui, bien sûr, ne se fait pas prier. Yesterday et sa mélodie belle à pleurer renversent le stade qui chavire d'émotion d'un seul coup. Une mélodie qui m'a accompagné depuis tant d'années, interprétée de façon bouleversante. Mais qui va la chanter quand il ne sera plus là ? Un autre grand moment du concert si tant et si bien que l'on est tenté de dire que chaque minute fut un grand moment.

Helter Skelter emporte tout sur son passage puis Golden Slumbers enchainé à Carry That Weight et The End concluent de façon magistrale ce concert anthologique qui s'achève avec un feu d'artifice absolument grandiose.

Comme je le disais au début de cette review, je pense qu'aujourd'hui, je peux mourir tranquille, rassuré d'avoir vu en ce mercredi de juin, ZE MONUMENT de la musique que nous aimons tous. Merci pour tout, Monsieur Paul !!!!!!!!!!!!



























Eight Days a Week
(The Beatles song)
Save Us
Got to Get You into My Life
(The Beatles song)
Listen to What the Man Said
(Wings song)
Temporary Secretary
Let Me Roll It
(Wings song) (w/ "Foxy Lady" snippet)
Paperback Writer
(The Beatles song)
My Valentine
Nineteen Hundred and Eighty-Five
(Wings song)
The Long and Winding Road
(The Beatles song)
Maybe I'm Amazed
I've Just Seen a Face
(The Beatles song)
We Can Work It Out
(The Beatles song)
Another Day
Hope for the Future
And I Love Her
(The Beatles song)
Blackbird
(The Beatles song)
Here Today
New
Queenie Eye
Lady Madonna
(The Beatles song)
All Together Now
(The Beatles song)
Yellow Submarine
(The Beatles song) (snippet)
Michelle
(The Beatles song)
Lovely Rita
(The Beatles song)
Eleanor Rigby
(The Beatles song)
Being for the Benefit of Mr. Kite!
(The Beatles song)
Something
(The Beatles song)
Ob-La-Di, Ob-La-Da
(The Beatles song)
Band on the Run
(Wings song)
Back in the U.S.S.R.
(The Beatles song)
Let It Be
(The Beatles song)
Live and Let Die
(Wings song)
Hey Jude
(The Beatles song)
Encore:
Another Girl
(The Beatles song)
Hi, Hi, Hi
(Wings song)
Can't Buy Me Love
(The Beatles song)
I Saw Her Standing There
(The Beatles song)
Encore 2:
Yesterday
(The Beatles song)
Helter Skelter
(The Beatles song)
Golden Slumbers
(The Beatles song)
Carry That Weight
(The Beatles song)
The End
(The Beatles song)


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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Sam 20 Juin - 14:49

KISS : Paris, Zénith, 16/6/15

Le Zénith a brûlé !!!!!!!!!!!

Après le passage de Kiss ce 16 juin à Paris, le Zénith ne sera plus jamais le même. En effet, ce concert restera certainement comme ayant été l'un des plus spectaculaires du groupe.

Mais bon, on ne va pas tout dévoiler tout de suite. Le groupe effectue une tournée si l'on puit dire une tournée qui n'a pas foncièrement de nom mais qui aurait pu commémorer les 40 ans d'Alive déjà qu'on avait eu les 35 ans....

Coup de gueule on : sur de nombreux forums et réseaux sociaux en tout genre, on ne cessait de vilipender le groupe notamment Paul Stanley pour la qualité de son chant pour le moins très approximatif (et encore je suis gentil notamment pour les différentes prestations sur la tournée Sonic Boom mais aussi pour la setlist qui restait inchangée depuis 2000 ans..........Bon et alors ? Il y en a d'autres qui le font et on n'en fait pas tout un pataquiès pour autant. A la limite, on s'en fout un peu tant que l'on peut entendre un bon Shout It Out Loud ou bien encore un pachydermique Calling Dr. Love "des familles".

Je me fous aussi de savoir que Kiss soit perçu par certains comme un groupe qui oeuvre dans le business à grande échelle. De toute façon, ils ne sont pas les seuls et puis, il faut quand même leur reconnaître qu'ils ont toujours su gérer leur carrière avec poigne. C'est vrai que les "Meet and Greet" sont scandaleusement élevés (1000 €), je vous l'accorde. On le sait que le groupe s'est toujours prosterné devant le Dieu Dollar. Je le répète : "Y en a d'autres." Ceci dit, s'il y en a qui peuvent se le permettre, qui peuvent se faire plaisir en rencontrant leurs idoles, eh bien moi, je leur dis à ces types: "Allez-y, les mecs !!!!!!!!! On n'a qu'une seule chienne de vie !!!!!!!!!!!" Je ne leur jetterai pas l'opprobre parce que c'est toujours facile de juger la personne d'à côté et surtout parce que par chez nous, on a toujours aimé juger à la hâte voire même compartimenter. C'est comme si écouter ou aller voir live ce groupe aujourd'hui, c'était assimilé à la dernière des tares émanant d'ados refoulés.
Rien à foutre, j'aime Kiss pour ce qu'ils sont. Et si ça ne plait pas, allez au Diable....
Rien à foutre également des bien-pensants qui prétendent détenir la science infuse en matière de musique et qui, par conséquent se lancent dans des comparaisons maladroites et hasardeuses avec d'autres groupes ou artistes qui n'ont à rien à voir avec nos QuatZ'Amis... Celle avec Mc Cartney, ne manquant certes pas de piquant sur un réseau social bien connu m'a fait pouffer de rire....tant elle était régie par un degré de maladresse rarement atteint.

Finalement, ce groupe a toujours été une sorte de bouc émissaire que l'on s'est toujours plu à vilipender. En attendant, le groupe de "branquignols" a publié récemment de solides albums. Sonic Boom et Monster en sont la preuve éclatante, n'en déplaisent aux détracteurs aigris et revanchards de je ne sais quoi.....

Par ailleurs, il faut quand même savoir que durant le Meet and greet, outre le bric à brac qu'on leur file, les heureux élus bénéficient d'un concert acoustique pour eux tout seuls et ce, pendant une petite heure, concert à l'issue duquel, ils sont pris en photo en compagnie du groupe. Et puis, ils bénéficient d'une place de choix pendant le concert.

Bon allez, je vais arrêter là car cela va de toute façon déclencher de vives réactions si ce n'est déjà fait. Cela en déclenchera certainement mais honnêtement, je m'en tape le coquillard. Ce n'est plus mon problème. Je laisse la place aux critiques-analystes qui savent mieux que tout le monde. Coup de gueule off.


Les Dead Daisies, groupe composé de John Corabi, vous savez le chanteur de Mötley Crüe sur l'album de 1994 du combo, de Marco Mendoza à la basse (ex-plein de groupes comme Thin Lizzy, Black Star Riders et Whitesnake), Dizzy Reed (Guns An' Roses), le roi du "triple Axl" au clavier, Richard Fortus à la guitare (Psychedelic Furs, Guns 'n Roses, Thin Lizzy pour ne citer qu'eux), David Lowy (Mink et Red Phoenix) et de notre ami Tommy Clufetos dont on a pu admirer les talents au sein de Black Sabbath à Paris le 2 décembre 2013 (putain quel concert quand même quand j'y repense !!!!!!!!!!!!).

Proposant un châtoyant tour d'horizon de leurs deux albums, les Dead Daisies "envoient carrément la purée" pour parler trivialement avec également quelques covers dont une reprise catapultée de nulle part de Midnight Moses du Sensational Alex Harvey Band, groupe que je vénère depuis tant d'années. Le groupe bénéficie peut-être enfin d'une reconnaissance grâce aux reprises de leur répertoire effectuées par d'autres. Etrange quand même.........Le volubile Corabi ne cesse d'haranguer les premiers rangs. Moi, j'aime bien ces chanteurs-là qui viennent taper dans les mains des spectateurs du 1er rang ou même qui viennent tout simplement leur adresser un sourire amical. Les autres sont plus en retrait sauf Marco Mendoza, le bouillonnant bassiste qui, de toutes les façons, a toujours été comme ça. Je l'aime bien ce type. Clufetos, comme à son habitude, martyrise ses futs, non il les martèle (vous l'attendiez, celle-là, non ?) Helter Skelter, une autre cover des Quatre de Liverpool, nous donne le coup de grâce, concluant un show intense du début à la fin pour lequel il y aurait ceci dit des choses à redire au niveau des lights que j'ai trouvés très sombres.













Une quarantaine de minutes plus tard peut-être moins, je ne sais plus, l'intro que l'entend depuis des années, résonne dans un Zénith au bord de l'apoplexie. Nos Quat'Zamis apparaissent dans un premier temps sur les écrans, déambulant dans les coulisses pour se rendre sur scène. Puis, il ne faut pas plus d'une minute pour les voir débouler sur un Detroit Rock City de bonne facture sachant que l'ami Paul connaît actuellement de sérieuses difficultés pour interpréter ce genre de titre aussi ardu. En opener, un peu risqué, non ? Ca crépite de partout et les nuages de fumée envahissent en un rien de temps la scène tandis que les lights sont absolument renversants. Je suis sur le côté droit et l'on sent de là la chaleur dégagée par ces explosions. Simmons prend le relais sur un torride Deuce. Une version particulièrement heavy que les premiers rangs ont du mal à négocier compte tenu de la puissance dégagée.















C'est parti pour un Psycho Circus bien marqué. Ca va, la voix de Stanley tient bien dans l'ensemble. Thayer vient de notre côté exécuter un solo diablement efficace et envoie dans le même temps, des médiators qui atterrissent dans l'espèce de "No Man's Land" autrement dit l'espace situé entre la scène et le premier rang, occupé peu de temps avant par un certain nombre de photographes dont entre autres mon ami Alex Mitram qui avait eu le temps de mitrailler nos quatre compères. Vous imaginez bien que les premiers spectateurs luttent sans ménagement pour obtenir un précieux pick. "Welcome To The Jungle", ce n'est pourtant pas de Kiss. Notre fierté patriotique est immédiatement comblée lorsque le guitariste-chanteur entonne La Marseillaise reprise spontanément par nos soins.

Creatures Of The Night nous est proposé dans une version très efficace. On s'arrête quelque temps. Bah oui, Paul aime bien blablater avec le public. Attention, je n'ai pas dit qu'il jouait la montre. Un peu ? Mais non.....mdrrrr Le tempo lourd de I Love It Loud vient nous rappeler que Kiss n'est pas le groupe d'un seul hit car même s'il n'est pas aussi renommé que le titre mondialement connu que nous évoquerons plus tard, il tient une place importante dans la setlist du combo.









J'aime bien War Machine qui, me semble t-il, est revenu dans les setlists en 2004 interprété par un Gene très en forme, restant à regret toujours sur son côté gauche. Le morceau se termine sur son gimmick "cracheur de feu".

Malgré ta voix qui te joue des tours, oui, nous t'aimons quand même, Paulo toi qui nous demandes "Do You Love Me ?" issu de cet album que j'ai usé jusqu'à la moëlle à savoir Destroyer. Allez bam, enchainement direct très réussi avec un extrait de Monster, le single Hell Or Hallelujah à propos duquel Stanley assure qu'il deviendra un classique dans quelques années. On y croit tous....mdrrrr









Par contre ce qui suit, c'en est un. Le riff épais de Calling Dr.Love pétrifie les plus jeunes qui n'ont jamais vu le groupe live. Simmons lui donne parfois une nouvelle jeunesse. On veut du rab. Moi, ce morceau, j'en suis friand. Les effets pyrotechniques, n'oublions pas qu'ils sont un élément fondamental du show kissien font fondre les spectateurs de plaisir tant ils sont magnifiques mais on sent bien de toute évidence que si cela s'était déroulé en extérieur, on aurait eu la méga-dose.

Lick It Up, morceau-titre de cet excellent album paru en 1983, m'a toujours fait dire que le groupe avait le sens de la mélodie imparable qui accroche son auditoire, morceau qui, il faut le dire, est accompagné d'impressionnants effets pyrotechniques. Ceux qui possèdent le DVD Alive IV enregistré avec l'orchestre symphonique de Melbourne, savent de quoi je parle. Version extraordinaire avec un Paul pas trop mal.....





Solo de basse pour Simmons qui, accroché à un filin, depuis des lustres nous fait son numéro de vampire cracheur au dessus de la foule. Bon moi, j'aime bien mais le solo ressemble bien plus à celui d'un débutant qui s'efforce de plaquer quelques accords sans conviction.











Ce grand morceau issu de Destroyer qu'est God Of Thunder connaît ensuite une interprétation survitaminée.

On nous envoie Cold Gin puis Love Gun, titre pour lequel, les roadies installent une table qui servira de launch pad au Starchild qui ira voleter au dessus de la foule parisienne afin de rejoindre deux gamins qui se trouvent à l'autre bout de la salle. Gamins qui, on le suppose, sont très émus, le père qui se trouve juste à côté aussi.













Le set principal se clôt sur un pétaradant Black Diamond et là, côté pyrotechnie, on est encore servis.

Le groupe ne tarde pas à revenir pour interpréter un Shout It Out Loud puis I Was Made For Loving You (les quatre compères sont chacun perchés sur une plateforme) où à cet instant précis, Stanley donne des signes de fatigue d'un point de vocal, titre populaire enchainé directement à Rock And Roll All Nite où là, des canons de confettis "arrosent" le public de façon massive à tel point que l'on se retrouve recouverts des pieds à la tête de ces confettis qui ressemblent davantage à des petites bandelettes. Comme on si finalement, on avait dû subir une forte tempête de neige....



















Le show s'achève dans un déluge de pyrotechnie qui, selon l'avis de certains, servira de prétexte à combler certaines faiblesses de nos quatre amis.



Setlist Paris, Zénith, 16/6/15

Detroit Rock City
Deuce
Psycho Circus
Creatures of the Night
I Love It Loud
War Machine
(Gene spits fire)
Do You Love Me
Hell or Hallelujah
Guitar and Drum Solos
Calling Dr. Love
Lick It Up
(with "Won't Get Fooled Again"… more )
Bass Solo
(Gene spits blood and flies)
God of Thunder
Cold Gin
Love Gun
(Paul flies out to the crowd)
Black Diamond
Encore:
Shout It Out Loud
I Was Made for Lovin' You
Rock and Roll All Nite

Je rejoins ensuite mes potes du KFF (Kiss France Forum) en compagnie desquels je compte me restaurer chez "Tonton Jaurès", un petit restaurant au charme évident et à l'accueil chaleureux que l'on nous a réservés. Une fin de soirée également très conviviale passée en compagnie de Kisslolo, Did, God Of Thunder, Jean-Louis, son fils et Seninha. Merci les amis !!!!















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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 6 Déc - 10:23

BLACK STAR RIDERS : Paris, Flèche d'Or, 10/11/15

Après la réalisation d'un excellent deuxième album, le groupe se présentait une deuxième fois à Paris pour ce qui devait être le point de départ d'une tournée européenne. Mme Phil était littéralement sous le charme de The Killer Instinct surtout pour un morceau intitulé Blindsided et c'est en donc toute logique qu'elle décida de m'accompagner en ce lieu pittoresque qu'est la Flèche d'Or, une ancienne gare de la Petite Ceinture. Pour les plus anciens d'entre nous, cette ligne ferroviaire faisait le tour de Paris qui ensuite fut remplacée par le non-moins célébrissime bus PC. Le trajet en Punto depuis le domicile se fit étonnamment sans trop d'encombres et après un créneau effectué "comme d'habitude" de main de maître, nous retrouvâmes Purplexed puis John.

Un lieu d'un charme évident puisque subsistaient d'une part une horloge........sans aiguilles et d'autre part, ce qui faisait office de guichets, à savoir aujourd'hui le bar selon Purplexed. Nous en profitons d'ailleurs pour immortaliser notre rencontre.


Purplexed, John et moi.

Pour ce concert de BSR, nous avons droit à deux premières parties, la première étant assurée par The Weyers, un duo qui va vite m'ennuyer avec son pseudo métal de deuxième zone. Ce qui n'est pas le cas de Mme Phil qui, elle, apprécie. Ah ça, pour être sympas, ils sont sympas mais bon voilà, j'en profite pour me rendre au lieu d'aisance plusieurs fois afin de passer le temps, regarde rapidement les tee-shirts de la tournée qui ne sont pas transcendants (un merchandising vraiment famélique soit dit en passant...) et discute avec quelques connaissances car bien évidemment, avec les années, on finit tous par plus ou moins se connaître.





Je vais encore plus souffrir avec le deuxième groupe grec répondant au nom ridicule de 4Bitten, combo emmené par une femme à la plastique généreuse. De "généreux", il n'y a que ça puisque sa voix assourdit littéralement le minuscule auditoire à qui elle s'adresse. John et Purplexed ne cessent de lever les yeux au ciel tant cela relève du pur calvaire. Nous sommes littéralement crucifiés devant tant de médiocrité. Dans ce que 4Bitten propose, il n'y a aucune musicalité ce qui est étonnant de la part de BSR, héritiers de Thin Lizzy apôtres de l'harmonie d'avoir choisi un tel groupe. Ca faisait longtemps que je n'avais rien entendu quelque chose d'aussi horrible peut-être depuis Gojira en 2008 en première partie de Metallica à Arras. Certes, le son était puissant et l'on aurait pu accorder quelque crédit aux musiciens mais franchement là, il faut qu'ils virent la chanteuse tant cette dernière est catastrophique. Je ne les ai pas pris en photo. Désolé. Bon courage à ceux qui vont la supporter sur ce leg européen. A l'issue du set de 4Bitten, Steph du BSF et Bruno (ex-journaliste à Enfer Magazine) nous rejoignent afin d'évoquer les dernières news du front. Ca me fait toujours plaisir de les voir.

Une petite demi-heure plus tard, après une intro qui me semble interminable, BSR apparaît enfin sur un Bloodshot (étonnant d'ailleurs de débuter avec un morceau du premier opus All Breaks Loose) d'excellente facture même si je crois dénoter une légère faiblesse vocale de notre ami Warwick sur les lignes du premier couplet, inquiétudes de ma part vite dissipées lorsque nos amis entament un surpuissant Jailbreak. Le vocaliste est de nouveau sur les rails après avoir légèrement dévié de la ligne......De toute façon, dès qu'il y a du Lizzy dans la set-list et cela va être le cas durant tout le concert, le public va répondre unanimement présent. Soldierstown et son rythme lourd et syncopé ravissent le public suivis d'un Charlie I Gotta Go qui, par son tempo, pourraient faire penser à un guilleret Dancing In The Moonlight qui, je vais le regretter plus tard, ne figurera pas dans la setlist. On y avait eu droit en 2013. Les lights sont très minimalistes sauf le projo blanc que l'on se prend en plein face notamment au début du concert. Celui-là, il est "maximaliste"...........Sympa pour prendre les photos.......

Damon Johnson et Scott Gorham se répartissent équitablement les soli, le premier ayant tendance à évoluer vers un son très "robertsonien" notamment sur un impressionnant Are You Ready et le second étonne puis envoûte de toute sa classe le public venu le voir. Jimmy De Grasso est quasiment invisible et sans être doté de la subtilité naturelle d'un Brian Downey, celui-ci assure efficacement son rôle de bucheron canadien.











De retour sur le premier album avec l'accrocheur Hey Judas, BSR, promo oblige, revient bien vite sur The Killer Instinct avec un percutant Through The Motions, morceau pour lequel j'attendais tout particulièrement l'interprétation live de l'émouvant passage central. Je ne fus pas déçu. Fait suite une superbe interprétation de Waiting For An Alibi un peu surpuissant à mon goût même par rapport aux dernières versions lizziennes (je parle de celles avec le grand Phil bien évidemment) enchaînée sans temps mort à Hoodoo Voodoo, titre que j'ai toujours beaucoup apprécié. On poursuit avec l'opener et morceau-titre du premier album All Breaks Loose ô combien imparable et l'inévitable The Boys Are Back In Town, Warwick respectant scrupuleusement le débit impressionnant de paroles délivrées en son temps par le sieur Lynott. Quel titre quand même !!!!!!!! Me fait toujours autant d'effet quand je l'entends...Egalement quel bon titre, ce Bound For Glory, premier single d'All Breaks Loose suivi du morceau que Mme Phil attendait impatiemment à savoir Blindsided interprété avec une émotion rare, un titre qui nous amène à penser que BSR a le potentiel suffisant pour se démarquer du carcan lizzien. Un grand moment pour moi également !!!!!!!!! Kingdom Of The Lost qui s'inscrit dans une veine Black Rose, remporte un succès franc et massif et ce, grâce à son tempo entrainant. L'Irlande est venue à Paris !!!!!!!!!!!!!! Finest Hour se veut être l'avant-dernier représentant de The Killer Instinct juste avant un monstrueux Emerald. Les twin guitars de Johnson et Gorham décochent leurs flèches..........d'or juste avant le solo formaté Robertson dignement exécuté par Johnson..."Dis Damon, il était bon, le biberon estampillé Lizzy quand t'étais p'tit ??????"













On finit en beauté sur The Killer Instinct, Rosalie et Whiskey In The Jar avec un public chaud bouillant, Warwick faisant durer le plaisir à faire participer les quelques spectateurs présents (il faut dire qu'on devait être aux alentours des 200 peut-être 300 personnes au grand maximum...). On s'en fout, on a plus de place.....Un grand moment, ce dernier titre, premier single à succès de Lizzy sorti en 1973 marquant toute la celtitude du groupe.

Au vu et au lu de la solide setlist qu'un roadie a refusée de me donner ("We have to keep it for the tour !!!!" m'a t-il rétorqué de façon peu aimable : "On doit la garder pour la tournée !!!". Je vais te croire, tiens.....), la tournée s'annonce sous les meilleurs auspices même si comme je l'ai dit au tout début de ma review, j'aurais espéré un petit Dancing In The Moonlight. Sera t-elle appelée à changer sur les dates UK ou bien à Dublin ? L'avenir nous le dira même si je pense qu'un petit Black Rose s'imposera pour cette date dublinoise.



Warwick a bien chanté bien, très bien même même si je trouve que parfois, il manque le côté "soul" et la chaleur quasi-tropicale de la voix de Lynott sur les morceaux lizziens. Gorham même si je l'ai trouvé fatigué et magnifiquement épaulé par Damon Johnson, conserve cette classe naturelle. En ce qui concerne la section rythmique, elle se veut être d'excellente tenue avec un Jimmy De Grasso (batterie) et un Robbie Crane (basse) de Ratt qui remplissent parfaitement leur fonction respective.

Bien évidemment comme d'habitude, nous refaisons le concert avec toute la passion qui nous caractérise et prenons également les photos de rigueur pour dire "qu'on y était !!!!!"


Avec Steph du BSF.




Avec Purplexed, John et Steph.

Compte tenu de la prochaine date qui se tient le lendemain à Alès et que la Flèche d'Or, discothèque de son état, doit être libérée pour céder la place à des jeunes désirant s'y dépenser, le groupe ne s'attarde pas comme il l'avait fait au Trabendo en 2013. Bon, ce n'est pas grave, on les reverra dans deux ans pour un autre concert haut en couleur.
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 6 Déc - 10:24

DEEP PURPLE : Paris, Zénith, 11/11/15

Pour cette imposante tournée automnale, le groupe avait emmené dans ses valises les talentueux zeppeliniens de Rival Sons qui, depuis quelques années ont publié des albums d'une excellence rare à savoir Pressure & Time, Head Down et Great Western Walkyrie. Un chanteur vraiment charismatique doté d'une voix de temps à autre épileptique dans certaines situations live, nommé Jay Buchanan (déjà, rien que son nom de famille est "célèbre" ne désirant pas pour ma part utiliser le terme de "légendaire" pour de multiples raisons), un guitariste très "pagien", Scott Holliday, une rythmique de plomb orchestrée par un bassiste efficace se faisant appeler Dave Beste et un batteur percutant Mike Miley composent ce groupe issu de Long Beach en Californie. A noter la présence d'un claviériste additionnnel pour le live que pour ma part, je ne ne connaissais pas.

Je me trouvais dans l'impatience de les voir enfin après les avoir malheureusement ratés au Plan à Evry courant 2015. En 7 salves, nos Californiens vont incendier le Zénith et ce grâce à des titres comme les percutants Electric Man, Keep On Swinging, Open My Eyes et Secret qui alternent avec des morceaux plus mid-tempos qui captent une certaine émotion comme Where I've Been. Bref, je kiffe ce groupe depuis fort longtemps qui, à mon humble avis, est appelé à franchir rapidement les étapes vers une reconnaissance internationale encore plus étendue. En tous les cas, ils en ont tous les atouts car là, ils nous ont proposés un excellent set teinté à la fois d'énergie et d'émotion. Seul, l'avenir nous le dira....



















Setlist

Electric Man
Secret
Tell Me Something
Torture
Where I've Been
Open My Eyes
Drum Solo
Keep On Swinging




Fab et Arnaud


Arnaud et moi


Moi et Fab. Ces photos ont été prises en fait avant le concert de Rival Sons.

En ce qui me concerne, cela faisait 5 longues années que je n'avais pas vu Purple jour pour jour car je crois qu'ils étaient aussi passés en ce lieu le 11 novembre 2010. A tergiverser pendant des années à ne pas (vouloir ?) y aller pour diverses raisons que je n'exposerai pas sans doute dues à une lassitude ou plutôt à une réflexion selon laquelle on s'attend à ce que l'on va voir. Mais quoique j'ai pu dire jusqu'ici, ça reste LE groupe de hard rock que j'ai découvert en premier avec le double live Made In Japan.

Cessons-là toute nostalgie inutile et passons donc au concert lui-même.

En lieu et place d'Après Vous qui figurait en opener il n'y a pas encore si longtemps, le groupe débarque sur les planches avec ce bon vieux Highway Star toujours aussi efficace. Gillan est bien en voix et ça fait plaisir de l'entendre interpréter les parties aigües du morceau sans trop de difficultés. Avec Fab, étant des éternels grands enfants, nous nous déchainons comme des dératés en prenant soin de ne pas gêner les spectateurs qui se trouvent derrière nous. On continue sur Bloodsucker et Hard Lovin' Man délivrées ici dans des versions décapantes et ce, grâce à un Don Airey impérial. Sur l'énorme version de Strange Kind Of Woman, l'un de nos voisins aura la lumineuse idée de nous faire part de cette réflexion .............lumineuse : "Vous pourriez vous calmer sur ce morceau calme ???????????" Laughing Un mec "éclairé" sans doute.....Fab et moi avons préféré laisser tomber l'affaire.















Vincent Price de Now What ?! et son ambiance sombre à souhait à la Cooper résonnent dans ce Zénith archi-comble. J'aime bien, pour ma part, ce morceau où le tandem Paice/Glover fait des miracles, le tout enrobé par la chape en béton armé des synthés de Don Airey et les vocaux de Gillan qui sont parfaits. Versions surpuissantes que l'on retrouve également sur les deux récents live au Wacken et au Budokan.









Je pars aux gogues sur Contact Lost puis reviens non sans mal à ma place initiale pendant un Uncommon Man d'excellente facture car comme chacun sait "qui part à la ch(i)asse, perd sa place !!!!!". Le public français est loin d'avoir l'élégance du public anglais....

Même si je n'aime pas trop ce morceau, The Well-Dressed Guitar enfonce le clou avec un Steve Morse qui s'illustre de fort belle façon.

Ca débouche ensuite sur The Mule où notre Paicey, muni de baguettes lumineuses, nous démontre et ce, grâce à un solo inventif et jamais ennuyeux qu'il demeure un batteur d'exception.

















Au tour de Lazy et Demon's Eye (qui remplace Mary Long..........) d'être interprétés dans des versions très sympas puis Hell To Pay, ci-devant single de Now What ?!, un titre qui ne m'a jamais emballé plus que cela, suivi du keyboard solo qui débute depuis des années sur les premières notes de Mr.Crowley et qui, pour une fois, n'est pas trop ennuyeux...Perfect Strangers, devenu depuis fort longtemps, un classique du groupe nous est proposés dans une version, somme toute, assez conventionnelle mais très efficace. Encore une fois, Gillan est très en voix à ce stade du concert. Fab et moi, nous nous en réjouissons mais aussi, Stormy que nous rejoignons sur Space Truckin' proposé dans une version écourtée.













Inutile de préciser que Smoke On The Water suscite toujours autant d'enthousiasme dans le public qui répond aux sollicitations de Ian Gillan. Le groupe sort de scène pour revenir quasi immédiatement sur Green Onions couplé à Hush pour conclure en beauté sur Black Night.









Un très bon concert du Pourpre de toute évidence même si l'on peut regretter ce côté figé de la setlist qui avait un minimum bougé sur les dates précédentes avec la réapparition-surprise de Mary Long. Je trouve également qu'avec les années, le son live du groupe s'est épaissi voire étoffé et ce, grâce au trio Airey/Glover/ Paice qui m'a véritablement impressionné beaucoup plus qu'en 2007, 2009 et 2010. Et puis, il y a ce retour vocal de Ian Gillan dont on parle déjà depuis quelques mois et là, ça me fait franchement plaisir d'avoir assisté à ce petit évènement.



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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 6 Déc - 10:26

THUNDER : Paris, Divan du Monde, 21/11/15

Deux fois en huit mois que je vois nos amis de Thunder sur le Wonder Days Tour, la première ayant eu lieu le 14 mars dernier dans cette salle mythique qu'est "l' Hammersmith Odeon" (ça s'appelle autrement ???????) et la seconde donc au Divan du Monde en ce 21 novembre très frais, il faut bien l'avouer. Mes deux filles, désireuses de les voir enfin, accompagnent leur "vieux" père qui, avec le temps, est devenu totalement fan. Sinon, par rapport à ce qui s'était passé le vendredi 13 novembre, j'avoue ne pas avoir été serein au départ.

Reportée du 15 juin au 21 novembre suite à un coup de froid attrapé par Danny Bowes, le chanteur, la date parisienne menaçait une nouvelle fois d'être annulée suite aux attentats de la semaine dernière mais le groupe rassura tout le monde sur son Facebook en maintenant ce concert. Thunder n'était pas venu à Paris depuis 8 longues années où il s'était d'ailleurs produit non loin de là, à la Boule Noire pour être précis, délivrant un concert qui était resté bien gravé dans la mémoire collective.

The Amorettes, un trio de fougueuses Ecossaises, assuraient ce soir la première partie. Composé de Gill Montgomery à la guitare et au chant qui n'est pas sans rappeler physiquement Jody Turner de Rock Goddess, et des soeurs McKay (Heather à la basse et Hannah à la batterie), les trois donzelles nous assènent d'entrée de jeu leurs riffs assassins d'un hard rock très conventionnel mais très efficace avec en opener ce Fire At Will atomique suivi sans temps mort d'un Get What's Coming qui l'est tout autant.













Les titres percutants s'enchaînent sans répit et ce sont donc tour à tour les virulents Bull By The Horns, Give 'Em Hell, Son Of A Gun et Shoot From The Hip qui sont interprétés avec une fougue communicative, Gill n'hésitant pas à inciter le public parisien à se manifester ce qu'il fait d'ailleurs sans se faire prier.













Le set se termine sur Hot And Heavy, pas forcément marquant en termes de trame mélodique mais qui a le mérite, cela étant, de faire participer l'assistance. En ce qui me concerne, il s'agit d'une bien belle découverte qu'il faudra que je creuse au plus vite. Notre trio prend congé et ce, dans une ambiance survoltée, en faisant un selfie avec le public en arrière-plan où par chance, mes filles et moi sommes dessus.



Comme à Londres après la fameuse intro Thunderstruck d'AC/DC, Thunder démarre en trombe sur un Wonder Days de toute beauté, morceau-titre d'un album qui, comme je l'avais déjà écrit précédemment, se voulait être à consonance très zeppelinienne par certains côtés. Le son du groupe est très bon, parfois même un peu fort mais bon, nos cinq compères sont loin de produire une musique assourdissante. En témoigne cette magnifique version de Black Water très formaté "Zeppelin" qui satisfait pleinement nos deux membres de la "Vieille Garde 1973" (Michel et Patrick).













A l'issue de Black Water, le père Danny en profite pour prendre la parole afin de nous témoigner son soutien dans ces moments difficiles. "Paris est résistant et optimiste !!!! Et nous allons passer une très bonne soirée..." Un message qui m'a particulièrement touché.

Sous des lights bleu blanc rouge, le groupe interprète un River Of Pain très enlevé avec un Danny très en voix. Lui, par contre avec les années, il ne faiblit pas d'un point de vocal. Le groupe non plus d'ailleurs qui fait preuve d'un grand professionnalisme. Ben Matthews, le guitariste-claviériste, m'étonne tout particulièrement par son talent assurant avec brio la guitare rythmique et les parties de clavier. Discret parfois taquin et souriant avec Chris Childs le bassiste mais en tout point efficace et essentiel dans le dispositif Thunder.

Retour sur le dernier album en date avec des interprétations superbes de Resurrection Day et Broken, ce dernier titre étant, à mon humble avis, émotionnellement très fort. The Devil Made Me Do It issu de l'album Robert Johnson's Tombstone, constitue une superbe opportunité pour Danny de solliciter son auditoire que ce soit en l'interpelant de façon énergique ou bien en nous démontrant qu'il est un danseur "exceptionnel". Voir notre ami se trémousser, c'est quelque chose........................ lol! lol! lol!









Backstreet Symphony, un standard parmi les standards nous est servis dans une version particulièrement puissante, Luke Morley nous gratifiant d'un solo particulièrement inspiré. L'émotion revient au galop avec l'incontournable I'll Be Waiting, une superbe ballade où de nouveau, le père Danny s'illustre de fort belle façon. Une présence de scène rare pour un chanteur et un groupe qui, à mon avis, devraient jouer dans des salles beaucoup plus grandes.





Le morceau The Thing I Want est sans conteste le morceau que je préfère sur Wonder Days. Il est ici magnifiquement interprété dans une version particulièrement punchy qui pourrait presque supplanter la version studio. Danny fait durer le plaisir avec les "It's All Right".Tapi dans une ombre relative, Harry James martyrise sur ce titre son drum kit tel un fou furieux. Ca continue tambour battant sur When The Music Played un autre titre de Wonder Days qui, au cours de ce concert, sera représenté sept fois au cours de ce concert, chose assez rare aujourd'hui, ce qui dénote par conséquent que le groupe lui accorde un certain crédit et ose prendre des risques. Et ça, j'aime bien.





Ceci dit, il est impossible pour Thunder de faire l'impasse sur Love Walked In, une power ballade jouée à chaque concert suivie immanquablement de I Love You More Than Rock And Roll avec son final attachant où une nouvelle fois, le Danny vient taquiner le public qui bien évidemment répond présent.











Le groupe revient pour nous interpréter la surprise de la soirée à savoir Serpentine que pour ma part, je n'avais pas entendu à l'Hammersmith. Quelle version dynamique où les cinq Anglais font preuve d'une réelle cohésion.

Après une longue intro guitaristique de notre ami Luke durant laquelle Danny exhorte le public à se manifester encore plus bruyamment, les Amorettes font une apparition afin d'assurer les choeurs hyper complexes à retenir de Dirty Love ("na na na na na na...."). En résulte une version absolument éblouissante qui conclut avec maestria ce concert parisien très attendu et qui, au final, a comblé toutes les attentes de ceux et celles qui sont venus les voir.




Elle a bon goût, la donzelle....
















L'épouse de Mathieu, moi et Mathieu


Jean-François, moi et Steph
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Lun 18 Avr - 9:59

LIZZY RIDERS : St Ouen l'Aumone, Place des Motards, 16/4/16

Aller écouter de la musique lizzienne au fin fond du Val d'Oise, département que j'ai bien connu en des temps immémoriaux, enfin du moins, pour moi, pourrait s'apparenter à une sorte de "chemin de foi", une foi inébranlable et ce, depuis toujours, depuis le temps où courant 1979, j'ai posé le mythique Live And Dangerous sur le vieil électrophone RADIOLA qui doit aujourd'hui prendre la poussière quelque part chez ma maman.

Lizzy Riders s'acquitte de cette tâche depuis un certain nombre d'années et j'avais donc promis à Erick que je sillonnerais la région parisienne en Punto (vous savez, l'espèce de bagnole de couleur verte qui nous a transportés en famille en Irlande, il y a de cela 2 ans). Le groupe est composé de Dragi au chant, d'Erick à la guitare, de Hervé à l'autre guitare, de Franck à la basse et de Jean-Yves à la batterie, ce dernier ayant sévi, il y a quelques années au sein de Live And Lizzy, autre excellent tribute lizzien que j'avais pu voir à de nombreuses reprises.

La Place des Motards est initialement un bar pour bikers situé dans le Parc d'activités des Béthunes à St Ouen l'Aumône. Quand on arrive là, ce n'est pas très rassurant car tout est presque éteint. Je finis par apercevoir la façade (enfin ce qui semble être une façade) de la Place des Motards qui, étrangement semble fermée. J'ai même pensé que le concert était annulé. En fait, on y accède par l'arrière, on traverse une sorte de grand hangar qui pourrait serait idéal pour réparer des bécanes et donc la salle est juste à gauche.

Il est 21h10 lorsque je gare la Punto avec au loin les accords très reconnaissables d'Emerald qui viennent me chatouiller les oreilles. Fait chier, j'ai loupé Jailbreak. Le groupe semble parti pour respecter le tracklisting de Live And Dangerous puisque suivent Southbound (pas souvent interprété live par Thin Lizzy voire jamais par la suite) et Rosalie, l'incontournable reprise de Bob Seger. Les Lizzy Riders, dans l'interprétation de ces morceaux souvent complexes, sont bien dans le ton et maîtrisent parfaitement leur sujet avec un Dragi dans une forme vocale olympique, un Erick, un Hervé qui nous gratifient de magnifiques soli, un Franck sérieux comme pas un et bien concentré sur les parties de basse lynottiennes et pour finir un Jean-Yves déchaîné sur son kit de batterie. On se demande d'ailleurs s'il (le kit...) va tenir jusqu'au bout.... Pas évident lorsque le quintet attaque Warrior dans une version très respectueuse de l'originale et donc forcément survitaminée. Dragi pose magnifiquement sa voix sur ce titre ô combien complexe soutenu par un groupe dont les seuls mots d'ordre sont cohésion et efficacité. Still In Love With You, ZE ballade de Lizzy, calme le jeu de fort belle façon pour repartir sur un Johnny The Fox Meets The Weed particulièrement groovy et percutant à souhait. Ca déchire grave. Les amis, y avait quoi à bouffer à la Place des Motards ? Du chili con carne dans lequel on aurait laissé tomber par inadvertance toute une palette de piments ? Tout le monde sait que Dragi avec ses faux airs du regretté Jean-Pierre Coffe est un fin gourmet.................................................. de musique lizzienne. Il y a du talent chez ce chanteur. Parce que là, une version comme celle-là, ça m'a littéralement scotché. Tout comme Dragi qui m'en parlera à la pause, il y a dans Got To Give It Up une émotion palpable quand on connaît l'issue fatale du grand Phil, une version touchante nous a été proposée hier soir et les quelques spectateurs, présents hier soir, l'ont, j'en suis sûr, ressenti ainsi. La fin de première partie du set va s'avérer être énorme. On balance un Are You Ready en pleine face enchaîné de fort belle façon à un Genocide interprété uniquement sur la tournée Chinatown. Sa rythmique de plomb cloue la modeste assistance sur place. Je ne sais pas comment fait notre Jean-Yves pour distinguer ses futs avec ses longs cheveux dans les yeux mais en tout cas, ça bastonne sévère notamment sur le lancinant passage répétitif où Dragi martèle sans faiblir "The Killing Of The Buffalo". Une bien belle surprise de la part des Lizzy Riders qui osent prendre des risques en s'attelant à des titres moins connus du répertoire lizzien. L'enchainement Are You Ready/Genocide, je n'en reviens toujours pas.... Very Happy. Don't Believe A Word dans la foulée, met tout le monde d'accord et clôt efficacement ce premier set.













Sur le temps de la pause, Jean-Yves me rejoint et donc je prends le temps de faire connaissance avec les autres membres du groupe en l'occurrence Dragi qui m'explique comment lui est venue la passion Thin Lizzy, une discussion à bâtons rompus qui tourne autour des morceaux qu'ils aimeraient interpréter ou qu'ils interprètent déjà. Hervé nous rejoint peu de temps après. Un pur moment de convivialité. Vraiment.

La deuxième partie du set démarre sur le mid-tempo Waiting For An Albi, Erick et Hervé se délectant l'un et l'autre dans l'interprétation des passages de twin guitars. S'enchaînent alors Suicide et Bad Reputation prolongé du furieux solo de batterie exécuté par un Jean-Yves en état de grâce....Sa batterie, il la "cuisine" avec application, avec tendresse, allez, osons l'écrire, AVEC AMOUR.... lol! lol! lol! En attendant, le kit lui, il souffre....Epuisé qu'il est le Jean-Yves à l'issue de sa performance, on lui donne donc l'opportunité de "se reposer" sur The Sun Goes entamé par la basse vrombissante de Franck et chanté avec émotion par Dragi. J'attendais la montée de voix sur "Won't someone save us sinners ?" et je l'ai eue....Renegade délivrée version Life que je viens de réécouter (à savoir avec la longue intro à la basse exécutée par un Franck très concentré) résonne dans la salle et là, je suis content parce que notre ami Hervé joue quelques temps plus tard les deux petites notes très mélodiques juste après le passage basse/batterie que l'on trouve par contre sur la version studio....Il m'en faut peu mais moi, je suis content..... Malheureusement, toujours d'actualité, Holy War, extrait de Thunder And Lightning que présente Dragi avec gravité, dénonce le fanatisme religieux sous toutes ses formes. La basse rumine, la batterie turbine, les guitares fulminent et le chant culmine offrant ainsi un rendu tout à fait fidèle à l'original. Morceau ô combien difficile à interpréter, ce Holy War avec son rythme chaloupé voire syncopé...Lizzy quoi....
Impossible de faire l'impasse sur The Boys Are Back In Towm, "l'hymne lizzien" par excellence, hymne qui nécessite un débit de parole particulièrement élevé et là, pour le coup, Dragi s'en tire particulièrement bien. Y a pas à dire, c'est magnifiquement interprété. Le public reprend le refrain. Bref, tout le monde est heureux....J'adore Opium Trail. Fait partie de mes morceaux préférés avec Emerald, Massacre et Black Rose. Une très belle interprétation soit dit en passant....Eh oui, on a toujours droit aux classiques lizziens, là au moins, on a un tribute band qui s'aventure, prend des risques (Genocide, Opium Trail et Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed), bref qui fait plaisir aux fans......Ca "envoie également du pâté" sur Baby Please Don't Go, morceau ultra rapide qui est expédié en mode TGV Paris-Lyon...Pause nécessaire de quelques minutes car le quintet s'est bien donné jusque-là.

C'est ensuite un Whiskey In The Jar enjoué qui nous est proposé et bien évidemment, on ne peut pas y couper, Dragi nous exhorte à participer activement sur le refrain, titre au terme duquel il nous demande quelle chanson, nous voulons entendre. Black Rose remporte la palme.

Il n'y a pas plus belle conclusion que Black Rose. Une version haute en couleur autant le dire, les deux guitaristes se livrant une bataille de riffs celtiques incisifs qui s'inscrivent dans la gradation dramatique de ce morceau. Bravo !!!!!!

Tout le monde pense qu'il s'agit là du terme de ce superbe concert mais non....Après la célébration très brève de l'anniversaire d'une jeune femme, le groupe se lance dans une version dépouillée de Sarah, tellement dépouillée que Dragi en oublie les paroles, les autres sont goguenards face à la situation..... :mrgreen: Situation cocasse, vous en conviendrez. Les Lizzy Riders ne font que maintenir cette musique en vie, un héritage certes lourd à porter mais reconnaissons que dans ce domaine, ils tiennent la "Dragi haute".....













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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 15 Mai - 8:59

VANDEN PLAS : Vauréal, Forum, 12/5/16

Vanden Plas a toujours aimé la France car c'est quand même la deuxième fois en deux ans que nos cinq Teutons viennent fouler notre territoire. Alors oui, le deuxième volet de Chronicles Of The Immortals : Netherworld II est paru dans l'intervalle et ce, autour de l'ouvrage du même nom écrit par Wolfgang Holbeins. Une oeuvre ambitieuse mise en musique par un groupe qui, avec le temps, affirme son désir de complexifier son style le tout chapeauté par une rythmique de plomb orchestrée par Torsten Reichert à la basse et Andreas Lill à la batterie et la voix puissante et cristalline d'Andy Kuntz.

Comme au Glazart il y a deux ans, c'est Amon Sethis qui assure la première partie, proposant une musique également complexe autour du concept de l'Egypte ancienne. Au bout du premier morceau, j'en ai déjà assez et ce, malgré leur capital-sympathie. Après environ 45 minutes de set, le groupe prend congé et ce, devant des fans tout acquis à leur cause.



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François27 a adoré...... lol! lol! lol!

Après une longue intro épique, Vanden Plas débarque sur la scène très exigüe du Forum sur un très long Frequency interprété avec classe suivi d'un titre aujourd'hui considéré comme un classique du groupe à savoir Into The Sun. Quelle version avec un Andy Kuntz remonté comme une horloge suisse, un Andy qui arpente la scène de part en part à tel point qu'il n'est guère facile de le suivre pour le prendre en photo. Par contre, la guitare de Stephen Lill est quasiment inaudible, guitare couverte par une section rythmique beaucoup trop forte. Les lights sont magnifiques comme l'attestent les photos qui vont suivre.
Bon sinon, Andy nous dit qu'il y aura des surprises en l'occurrence des titres qui n'ont jamais été interprétés live.







Pour une musique aussi complexe et aussi subtile que celle de Vanden Plas, ne pas entendre correctement la guitare de Lill se veut être un handicap pour le moins gênant. Alors, on distingue parfois quelques similis de solos mais bon il est certain que l'ingé-son n'a pas fait son boulot avec sérieux. Cela se ressent très nettement sur Godmaker et l'un des morceaux favoris de Kuntz, Scarlett Flower. Le groupe fait avec et en tire une version très réussie ceci dit.

Retour sur un album essentiel dans la carrière du quintet puisque c'est un Fields Of Hope de Far Off Grace (1999) qui nous est proposés dans une excellente version. Ce qui est assez cocasse dans ce groupe, c'est l'antinomie entre Andy le volubile vocaliste qui ne cesse de venir taquiner ses acolytes et ces derniers qui restent très concentrés sur ce qu'ils ont à faire. De temps à autre, on a un Gunther Wermo, le claviériste qui esquisse un sourire goguenard à l'encontre du sieur Kuntz ou bien un Stephen Lill qui adopte exactement la même attitude.



















Un p'tit Holes In The Sky bien percutant, extrait de The Seraphic Clockwork (2010) vient nous chatouiller les oreilles puis un Diabolica Comedia efficace qui est extrait du dernier album. Dernier album à l'honneur puisque le très beau titre Stone Roses Edge résonne dans la modeste enceinte du Forum. Cathy qui m'a invité pour ce concert (merci encore, chère Cathy) nous fait savoir qu'elle adore ce morceau ainsi qu'Eva, sa petite-fille dont c'est le tout premier concert (il y en aura bien d'autres, je l'espère pour elle). Et elles ont bien raison car ce morceau, il respire l'esthétisme...Un grand moment pour moi également.

























Godmaker's Temptation puis The Last Fight, extraits de Chronicles Of The Immortals : Netherworld II en clôturent la promotion. On revient sur The Seraphic Clockwork pour une interprétation très bien ficelée de The Final Murder (jamais jouée en live, paraît-il) qui ravit un public chaud chaud chaud. Un public chaud chaud chaud qui en redemande et qui sera comblé avec deux morceaux de Christ O (Postcard To God et le morceau-titre après un bref rappel, bah oui le public les réclame à corps et à cris). Cathy et Eva sont aux anges lorsque les accords familiers de Iodic Rain retentissent dans la salle de Vauréal., ce que je conçois tant ce morceau à la fois percutant et mélodique, atteint efficacement sa cible. J'aurais bien voulu un petit Far Off Grace (joué au Glazart) pour finir mais bon il était déjà tard lorsque le show s'est achevé.









Lors de la séance de dédicace au Glazart, j'avais déjà fait signer bon nombre d'albums du groupe qui, pour l'occasion présente, s'avère être très disponible avec les fans qui veulent les rencontrer. François27, Cathy et Eva se prêtent au jeu des photos en leur compagnie.
Au final, un très bon concert qui a sans doute manqué d'un peu de relief et ce, dû au fait que les soli de Stephen n'étaient pas clairement perceptibles du moins de là où nous étions placés. A revoir et à consommer sans modération.

Merci infiniment à Cathy pour l'invit' et le ravitaillement ainsi qu'à Eva pour sa gentillesse. cheers cheers cheers
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 12 Juin - 10:55

LES INSUS : Paris, Zénith, 8/6/16

J'ai eu 17 ans il y a 4 jours !!!!!!! Si si je vous l'dis...avec ce concert des Insus dans un Zénith blindé comme un oeuf. Pour ceux et celles de ma génération (toujours jeune au demeurant) qui ne s'est pas à un moment donné lors de boums souvent organisées à l'arrache (les jeunes utilisent aujourd'hui ce terme ringue de "soirée"), éclaté sur Argent Trop Cher, Metro, c'est trop, Hygiaphone, Flipper, Au Coeur de la nuit ou bien encore Crache Ton Venin ?

Allez, avouez-le, je suis sûr que vous vous êtes pris au jeu par cette musique ô combien attachante accompagnée de paroles souvent naïves mais bon lorsque nous sommes ados nous sommes par définition un brin naïfs donc on s'en fout un peu des paroles et puis c'étaient aussi les premières nanas qu'on "emballait" sur La Bombe Humaine, naïveté à laquelle nous pourrions nous permettre d'ajouter une once de rebellion et d'idéalisme. Chanter à l'époque les paroles des chansons de Téléphone pouvait s'apparenter à une sorte d'exutoire de notre mal-être et donc de notre révolte à l'égard de l'autorité parentale.

Il y eut à la même époque, Trust mais eux étaient perçus comme étant davantage engagés donc plus virulents aussi. Autre musique, autre démarche que j'appréciais bien évidemment. D'ailleurs, il y avait les pro-Trust et les pro-Téléphone. Moi, j'étais pro-"les deux".  lol!

The Temperance Movement a la lourde charge d'ouvrir les hostilités. Le groupe anglais s'en sort fort bien délivrant sans complexe un rock bluesy fort bien éxécuté lorgnant de temps à autre vers ce que produisait le Zep. Pour ma part, j'apprécie leur musique et compte me procurer prochainement leur album paru en 2013. Un bon concert emmené par un chanteur virevoltant répondant au nom de Phil Campbell qui n'a rien à voir avec l'ex-guitariste de Motörhead.









Une scène assez basique s'ouvre devant nous avec en surplomb ce qui pourrait ressembler à trois "écouteurs" géants. Mais bon à l'ère du portable, c'est certainement un concept que les plus jeunes auront du mal à visualiser. Après une courte intro, le groupe foule les planches du Zénith qu'il avait quittées 28 ans sur un Crache Ton venin (belle surprise !!!!!) dévastateur enchaîné à un Hygiaphone qui l'est tout autant. J'ai envie de headbanguer comme au bon vieux temps mais bon, comme je suis en tribune, je me raisonne en dodelinant légèrement de la tête. Mais quel pied quand même de réécouter ces vieux titres qui appartiennent à notre histoire personnelle. Bertignac, Aubert, Angelov (le bassiste) et Kolinka sont en totale communion.











Pas commun ensuite d'entendre Dans ton lit du premier opus, titre certainement moins emblématique mais qui a le mérite de ravir le public massé dans un Zénith qui va rapidement se transformer en étuve....Qué calor !!!!!!! Chaud oui comme la version de Fait Divers envoyée sur un tempo hyper rapide. Z'ont rien perdu de leur fougue "légendaire", une fois "combinés leurs efforts. Le public, composé de quinquagénaires (dont je fais partie) et de plus jeunes (qui forcément ont été bercés via leurs parents par la musique du  quatuor), connaît bien évidemment les paroles par coeur. Les trois titres qui suivent, sont imparables : Argent Trop Cher, La Bombe Humaine durant laquelle l'ami Aubert fait chanter la foule parisienne (ça fout des frissons, c'te affaire !!!!!!) et Au Coeur de la Nuit (un de mes titres préférés du groupe) délivré dans une version particulièrement râpeuse et puissante avec un Jean-Louis Aubert très en voix accompagné par un Louis Bertignac qui balance les riffs à la pelle. En solo, Aubert, je déteste mais lorsqu'il reprend du Téléphone, il y a toujours chez lui ce brin de voix d'adolescent éternel qui résonne et qui fait palpiter le..............palpitant. Et ça, j'aime...Tout le monde aime !!!!!!

Un Autre Monde est un album que pour ma part je n'avais pas trop apprécié de par la faiblesse de certaines compos que j'avais presque trouvées à la limite du "quelconque". Mais bon à l'époque, le groupe se fritait grave et c'est donc ce 66 heures que la plupart avaient oublié, qui nous est rappelé dans une version pétaradante.













C'est ensuite un Cendrillon princier qui nous est proposé dans une version à rallonge comparable à celle qui figure sur le premier double live de Bertignac de 2001. Sympa, Cendrillon mais Flipper qui suit, est encore plus alléchant, une version mitonnée aux petits oignons, encore râpeuse à souhait. Une version bien préparée qui nous présente un groupe soucieux de reproduire avec application ce morceau emblématique du premier opus. Par ailleurs, on note que l'ami Angelov s'intègre particulièrement bien au dispositif rigoureux mis en place par Aubert, Bertignac et Kolinka. A la limite, désolé de le dire mais la présence de Corine ne (me) manque pas. On enfonce (quand je dis "enfoncer", j'aurais dû employer le terme de "bétonner") avec une version très alourdie de Métro, c'est trop mettant en scène un Kolinka remonté comme une horloge suisse qui frappe comme un damné, suivi d'un torride J'sais pas quoi faire. Ce sont principalement les deux premiers albums qui sont à l'honneur dans cette première partie de concert.

Quart d'heure acoustique puisque nos quatre compères entament une émouvante version du titre intitulé Le Silence, extrait d'Au Coeur de la nuit suivi de Ce Soir Est Ce Soir de Dure Limite. Entre les morceaux, Aubert et Bertignac s'envoient des vannes se rappelant ainsi quelques souvenirs zémus notamment celui où ils jouaient dans une 4L version fourgonnette. Alors qu'ils travaillaient sur de nouvelles compositions parfois rythmées, la 4L de toute évidence se mettait à bouger laissant libre cours à moults interprétations de la part des badauds qui passaient à proximité.lol! Puis c'est au tour du Jour s'est levé déviant à un moment donné sur Like A Rolling Stone de Bob Dylan, qui va clore ce superbe chapître acoustique.







Le riff presque funky d'Un Peu de ton Amour vient remettre du peps au sein du public. Le rythme cadencé et entraînant de ce titre ravit tout naturellement les spectateurs du Zénith. Le groupe enchaîne sans coup férir 3 titres d'Un Autre Monde à savoir Ce Que Je Veux, New York avec toi et le morceau-titre pendant lequel, la fosse s'amuse avec un ballon de baudruche représentant la Terre. De bonnes versions assurément mais ça ne fait pas autant "triper" que ce que l'on a entendu en début de set. C'est donc le moment que choisit le groupe pour retourner en coulisses pendant quelques minutes.

































Retour sur scène avec In Paris qui figurait sur la face B du 45 Tours Oublie ça (mais c'est quoi, un 45 Tours ?  lol! ) puis Ca C'est Vraiment Toi qui, de toute évidence, suscite l'enthousiasme du public, Aubert en profitant pour exhorter le Zénith à répéter comme un seul homme, le célèbre refrain qui, à un moment bien précis, virera sur un Satisfaction des Stones du plus bel effet. Belle ambiance, vraiment !!!!!!

























Tu Vas Me Manquer clôt ce concert dans un déluge de décibels. Etonnant comme choix car on aurait pu penser que Fleur de ma Ville, autre grand classique de Téléphone aurait pu jouer ce rôle mais non, le groupe opte pour ce vieux titre qui, pour ma part, me comble totalement.

Au final, ce fut, un concert dans une atmosphère bon enfant qui a eu le mérite de réunir plusieurs générations de fans et ça c'était vraiment sympa. Putain, nostalgie quand tu nous tiens. Ce qui m'a également plu et surpris aussi, c'est la qualité des versions proposées, particulièrement rugueuses, abrasives et puissantes en même temps mais aussi le choix des morceaux : ils sont quand même allés jusqu'à aller chercher, je ne sais où, 66 Heures, une face B de single. Jolie prise de risque.
Ce que l'on peut espérer maintenant, c'est une sortie DVD, Blu-ray et CD de cette magnifique tournée qui est en passe de devenir THE EVENT (l'évènement) musical dans notre "beau" pays de cette année 2016.


Setlist :

Crache ton venin
Hygiaphone
Dans ton lit
Fait divers
Argent trop cher
La Bombe Humaine
Au cœur de la nuit
66 heures
Cendrillon
Flipper
Métro c'est trop
J'sais pas quoi faire
Le silence
Ce soir est ce soir
Le jour s'est levé
Un peu de ton amour
Ce que je veux
New York avec toi

Encore:
In Paris
Ça (c'est vraiment toi)

Encore 2:
Tu vas me manquer
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Jeu 21 Juil - 16:24

WHITESNAKE : Paris, Olympia, 19/7/16

Lorsque j'ai appris que Whitesnake faisait une halte parisienne, ma décision fut de les revoir sans hésitations, et ce, malgré ma déception de 2009 au Casino de Paris où l'on avait vu un David Coverdale en grande difficulté vocale. Je voulais exorciser ça pour ce qui serait peut-être l'ultime passage du groupe chez nous. Etant fan depuis 1980, je me devais de m'y rendre pour oublier ce regrettable concert car le Cov, doté d'une classe légendaire, méritait bien mieux que ça, selon moi. Sans doute que ce show avait laissé des à prioris négatifs au sein du public parisien. L'Olympia semblait cependant bien garni, se remplissant tout doucement au fil des minutes. Il s'agissait ici d'un Greatest Hits Tour et non pas le Purple Tour que j'aurais, somme toute, préféré voir.



Juste une précision avant d'entrer dans la salle, je fus arrêté plusieurs fois par des personnes, admiratives devant le tee-shirt "Thin Lizzy" en provenance directe de Dublin que je portais pour l'occasion.
"Quel groupe !!!!!!!!!!" me fera l'un avant qu'un autre, d'un âge comparable à celui de Blacky ne m'interpelle "Je les ai vus en 78 au Stadium et ce fut l'un des meilleurs concerts auxquels j'ai assistés...Je m'en souviens encore..."

Ensuite, j'aperçois JC qui me fait part de son intention d'aller au bar plutôt que d'assister au concert de The Answer, la première partie, je rejoins Jeebee qui s'est déjà posté au centre de la fosse et qui se trouve en compagnie d'un type très sympa avec qui je tape la discute.

The Answer, groupe irlandais du nord talentueux, s'il en est, que j'avais déjà vu au Stade de France en 2009 en première partie d'AC/DC et à la Maroquinerie en 2012, investit la scène et a la lourde charge d'ouvrir les hostilités avec son rock lorgnant du côté de Led Zeppelin et Free. Le chanteur, Cormac Neeson, doté d'un joli brin de voix, ne cesse d'arpenter la scène d'un bout à l'autre et incite ainsi le public à participer davantage tandis que Paul Mahon, le guitariste, Micky Waters le bassiste et le batteur James Heatley assurent l'essentiel. Un bon concert sans nul doute dont la setlist devait ressembler à celle qui figure ci-dessous :

















Setlist

Under the Sky
Come Follow Me
No Questions Asked
Sometimes Your Love
Preachin'
Thief of Light
Solas













JC revient du bar et c'est à ce moment-là qu'on est accrochés par un type dont on aura du mal à se défaire. Un gars pas méchant dans le fond mais bon, le genre "J'ai tout vu, j'ai tout fait" quand même......
Là, ça concernait Iron Maiden. Pourquoi, Iron Maiden, j'en sais foutre rien ? Celui-ci me soutenait mordicus que la date parisienne du World Slavery Tour avait eu lieu en 1984 à Bercy avec en première partie Mötley Crüe....Bon bah comme tu veux....

Lui : "-J'en suis sûr, je me suis documenté, Bercy était tout neuf....Je raconte pas de conneries....

Moi : -Non non, c'était à l'Espace Balard, l'espèce du truc à bestiaux dans lequel on faisait des concerts à l'époque...Ca devait avoir lieu à la base au Zénith....T'y étais ?

Lui : -Nan, mais j'te dis que c'était à Bercy......Chuis méga-sûr...

Moi (passablement irrité) : -Euh, moi, j'y étais...Et moi aussi, chuis méga-sûr. Bercy, c'était en 86 sur le Somewhere In Time Tour..."

Mon pote JC, assommé d'entrée de jeu, tout comme moi à ce propos, par la discussion, levant les yeux au ciel, me regarda ensuite d'un air désabusé et se demanda quand on allait s'en sortir. Je ne sais pas s'il était un peu parti, le quidam en question. On s'est posés la question avec JC.....

L'Olympia était-il le lieu qui favorisait ça ? On peut se le demander. Car déjà avec Blacky et Gib's, en 2007, on en avait rencontré un particulièrement "crampon" juste avant le concert de Purple. Le mec, à l'haleine bien chargée et à l'équilibre approximatif, ne nous avait pas lâchés, prétendant qu'il avait vu "Hendriiiiiiiiix" en 68 et "Led Zeppeliiiiiiiiiiiin" en 69 en ce lieu légendaire. Et par dessus tout ça, on était de mauvaise humeur, car ça caillait grave......On était en novembre et les premiers froids avaient sévi sur la capitale. Sa discussion, pas toujours cohérente ("Raaaaaaaaahhhhh burp...putainnnnnnnnnn Hendriiiiiiiiiiiiiix, il a tout déchiréééééééééééé..............burp....!!!!!), qui avait eu le don de nous énerver, était entrecoupée de "Burrrrrps" bien sentis...Pour les sentir, on les avait bien sentis, les relents houblonneux..... Ca sentait aussi l'pâté, c'te affaire........Je pensais que ça allait mal finir. Y a des épisodes qu'on aimerait oublier mais là, ça avait ressurgi avec notre "nouvel ami".

Je prétextais donc un p'tit passage aux toilettes (la bonne raison....), JC décidant pour sa part, d'aller déjà se poster dans la fosse car le concert du Serpent Blanc n'allait pas tarder à commencer. Le gars, je ne l'ai pas revu ensuite. Laughing Soulagé, le Phil..... Laughing

Je tente ensuite de me frayer un chemin dans la fosse, chose ô combien difficile lorsque l'on revient du lieu d'aisance. Profitant de l'incursion d'un jeune gars (qui prétend retrouver ses amis au niveau des premiers rangs) et qui me prend pour son père, ( Shocked ) je me faufile non sans mal pour retrouver Jeebee (alors situé au 6ème ou 7ème rang) sans pourtant parvenir à le rejoindre. Avec mon "nouveau fils" (on est tous les deux bruns), nous progressons lentement mais surement....... Laughing Reconnaissons que les gens ont été sympas sur ce coup-là... Very Happy

Lui : "-Allez, Papa, suis-moi, y a Valentin, devant !!!!!
Moi : -J'arrive, fils !!!!!!"

Grâce à lui qui continue sa périlleuse progression (il a dû probablement pour finir se retrouver à la barrière) avec qui j'esquisse un petit sourire complice (tout juste drôle, cet épisode....), je me retrouve ainsi au 5ème rang, bien placé juste en face du micro de David Coverdale, Jeebee est légèrement à ma gauche. On se verra à la sortie...

Allez hop, les lumières s'éteignent donc. Le groupe apparaît un à un mais la lumière se fait sur le Cov' qui, dans un premier geste, nous applaudit dans un élan de communion avec son public. D'entrée de jeu sur Bad Boys un titre qui, à la longue, a fini par m'agacer), le Cov' connaît un sérieux problème avec le pied de micro qu'il plie en deux. Il en récupère un deuxième qu'il balance backstage ).
Malgré ce petit incident, c'est l'artillerie lourde qui est déployée sur Slide It In, avec un Cov en voix sur la plupart des titres interprétés qui vont suivre dont un très beau Love Ain't No Stranger. The Deeper The Love, lui a fini par m'agacer avec le temps et je m'en serais bien volontiers passé. Fool For Your Loving, version 1987 donc gros son, vient remettre de l'ordre dans tout ça. Reb Beach, bien plus dans l'ombre de Doug Aldrich, ces dernières années, prend ici tout son essor accompagné efficacement par un Joel Hoekstra toujours souriant. Même si ce dernier est un peu "poser" sur les bords, je trouve ça plutôt marrant. Par contre, le clavier, Michele Lupi est inaudible....:|

















C'est ensuite une version écourtée d'Ain't No Love In The Heart Of The City qui est interprétée sans étonnamment l'habituelle participation du public. Bon...
Judgement Day, extrait de Slip Of The Tongue, très inspiré de Kashmir du Zep est revisité de façon honorable avec un Cov qui connaît ses premières faiblesses sur les phases aigües du refrain "Like The Rolling Thunder [...]".































C'est parti pour les solos. Reb Beach est le premier à dégainer ses cartouches et s'embarque donc dans un solo limite ennuyeux et tellement convenu. Il est gentil, le Reb mais il y a longtemps que les descentes de manche me sont aujourd'hui indifférentes. Joel Hoekstra prend le relais en y ajoutant une partie acoustique tout aussi dénuée d'intérêt....Moody, Marsden, c'est bien loin tout ça......















Slow An' Easy, un de mes morceaux préférés du Snake marque la seconde faiblesse du Cov encore une fois sur le refrain, forçant beaucoup trop sur sa voix à mon avis.







Tout le monde y va de son solo, et là, c'est au tour du bassiste, Michael Devlin qui s'y colle, ceci permettant d'ailleurs au Cov' de souffler un peu tant il est impressionnant de constater le nombre de déplacements qu'il effectue d'un bout à l'autre de la scène. Un solo sans grande envergure, il faudra bien l'avouer, qui va dériver sur un Cryin' In The Rain sur lequel le Cov' va encore éprouver quelques petites difficultés, une version qui va rapidement mettre en exergue les talents du "batteur-bûcheron" Tommy Aldridge nous gratifiant d'un solo de batterie sans surprises, celui qu'il effectuait déjà du temps de Black Oak Arkansas.





















Dix minutes plus tard, le Cov revient sur scène, arborant une superbe chemise noire pour conclure le morceau. Il passe le passage final crié....













Brève présentation du groupe par le Cov' himself et c'est donc l'inévitable Is This Love repris en choeur par tout le public sauf par moi, un morceau que j'ai toujours trouvé à la limite de la niaiserie mais qui permet au brillant vocaliste de "se reposer". Ca va, ça ne dure pas trop longtemps. Give Me All Your Love vient remettre efficacement les pendules à l'heure permettant au chanteur de The Answer, Cormac McNeeson de venir pousser la chansonnette. En fait, on l'entendra à peine mais bon, c'est sympa.....On termine sur Here I Go Again (ah ces nappes de clavier........... Suspect. Là, on l'entend, même qu'il assène, Lupi....) et salut Whitesnake !!!!!












Reviennent ensuite pour un Still Of The Night de rigueur interprété "comme d'habitude" puis la bande-son We Wish You Well qui clôt un concert bien huilé qui m'a rassuré par rapport à 2009 sur l'état de la voix du Cov', voix qui certes n'est plus celle que l'on a toujours connue mais qui peut laisser encore espérer quelques bons moments de ce chanteur que j'ai toujours vraiment apprécié au cours de sa carrière plus qu'estimable.











Au sortir de la salle, Christophe (Moussé), l'auteur de l'ouvrage Le Roman d'un ex-Purple m'interpelle enfin car il faut reconnaître qu'on s'est cherchés une bonne partie de la soirée....... lol! Christophe qui me signe gentiment son livre mais on oubliera de prendre une photo tous les deux....La prochaine fois qu'ils repasseront, on la fera..... cheers











Stormy que je salue, arrive sur les entrefaites, suivi de JC et Jeebee et Mr Crampon #2, passablement éméché qui vient nous faire part d'une nouvelle : "Led Zeppelin se reforme et va sortir un nouvel album !!!!!!!!!!!!!!" JC se marre, moi aussi. On lui dit qu'il y a juste une réédition des BBC Sessions mais à priori, il ne sait pas de quoi on parle...."Mais si, j'te dis, LZ va se reformer et sortir un nouvel album...."
Putain, ça fait le 2ème qui vient nous plomber la soirée. Stormy a la lumineuse idée de prononcer la phrase libératrice qui va tout décanter : "Bon, on va boire un coup ?"

Moi à Mr. Crampon #2 : "-Allez, salut, tu me tiens au courant pour le nouvel album de Led Zeppelin ?
Lui : -Pas de souci........burp.... vomito "

Je sens (oui, ça pour sentir, on sent...) qu'il ne va pas bien, notre ami....

Direction le Café de l'Olympia situé non loin de la salle légendaire comme son nom l'indique. Nous refaisons le concert où semble t-il ce concert parisien aurait été meilleur que celui de Barcelone du 17 juillet mais moins bon que celui de Bruxelles. Le seul ordre de comparaison dont je dispose c'est que celui-s'est avéré être supérieur à celui du Casino de Paris, il y a 7 ans. Ca, c'est un fait....Voilà, on verra quand ils reviendront pour célébrer le 30ème anniversaire de 1987 car de toute évidence, ils ne peuvent pas y couper compte tenu de sa réputation internationale (8 millions d'exemplaires vendus à l'époque)...


Stormy, Jeebee et JC


Jeebee et JC


Moi et Stormy

L'heure tardive nous fait dire qu'il faut prendre congé les uns des autres, Stormy ayant entre autres une longue distance à parcourir jusqu'à Clermont-Ferrand. Avant de partir, JC et Jeebee tenaient expressément à me transmettre leurs amitiés devant le lieu de nos méfaits.





Pour ma part, je leur propose de les ramener à bord de la légendaire Punto non sans être conscients des risques qu'ils prennent. Direction Vanves, Jeebee étant muni d'un GPS très capricieux.



Une Smart de mes deux ira jusqu'à dépasser la vaillante Punto (encore ça, c'est normal) pour se rabattre subitement sans clignotant tant qu'à faire (ça l'est beaucoup moins), c'est plus fun, frottant ainsi légèrement l'aile gauche de la voiture. Ca pour visiter Paris, on l'aura visité. JC lui, ne réagit plus, installé "confortablement" à l'arrière. Sans doute lui aussi, se trouve t-il dans un état second après avoir côtoyé la famille Crampon à deux reprises ? Pendant ce temps, Jeebee se démène comme un beau diable pour trouver un chemin rapide ce qu'il finit par faire au bout de..............3/4 d'heure....lol! Pas facile, la nuit....On parvient enfin à destination à la fois pour Jeebee puis JC qui s'est tout de même réveillé.... lol!

Pour retourner à la maison, ce ne sera pas triste non plus. Fermeture du périph' de Porte d'Orléans jusqu'à Porte de Bagnolet. Obligé donc d'emprunter les boulevards des Maréchaux, étonnamment encombrés à cette heure,au moins jusqu'à Bercy pour récupérer l'A4, elle aussi, embouteillée près de Bercy 2. Les pompiers étaient présents.........Forcé par les flics de faire marche arrière sur la bretelle je retourne sur les Maréchaux. Ca va prendre une plombe, ces conneries, car j'arriverai finalement chez moi vers 2:40.....Ces petits désagréments ne me feront cependant pas oublier l'excellent concert que j'ai vécu quelques heures plus tôt.
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Pascal "Purple Moon
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Jeu 21 Juil - 22:02

Merci Phil pour cette revue !!!! super super super super super
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Fab_fr
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Ven 22 Juil - 9:16

oui merci mon Phil pour cette superbe review ! cheers
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Ven 22 Juil - 9:23

copain cheers cheers cheers
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stephs66
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Lun 25 Juil - 20:32

cheers Excellent ...!!!
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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Lun 24 Oct - 11:09

Y&T : Vauréal, Forum, 22/10/16

Y&T tourne beaucoup depuis quelques années pour le plus grand plaisir des amateurs de ce groupe, formé en 1972 à Oakland. 44 ans que le groupe existe donc et qui ne se fera véritablement connaître qu'en 1981 avec Earthshaker puis Black Tiger (1982), Mean Streak (1983) et In Rock We Trust (1985).

C'est donc une nouvelle fois à Vauréal (3ème passage en moins de 5 ans) que le groupe avait décidé de poser ses flight cases avec un changement de taille puisque le bassiste Brad Lang a quitté le groupe pour être remplacé en avril dernier par Aaron Leigh qui, parfois, a des faux airs de Robert Trujillo, également bassiste mais de Metallica.

Pour l'occasion, j'avais demandé à mon cousin Rémi, fan depuis 1982 de venir de Nemours enfin les voir (2h15 de route quand même....) parce que l'âge avançant, on ne serait pas tout à fait sûrs de les voir encore bien longtemps et ce, malgré l'enthousiasme communicatif de notre ami Dave Meniketti (63 ans).

Après un repas loin d'être frugal à la pizzeria La Provençale située à quelques encablures du Forum, pizzeria que je ne saurais que trop vous recommander tant l'accueil y est convivial et les pizzas y sont généreuses et savoureuses et ce, pour la somme modique de 8.60 €.

Une longue file d'attente s'étend sur plusieurs mètres et ce, dans la fraîcheur automnale vauréalienne et c'est donc après un petit quart d'heure que nous rentrons tranquillement dans cette salle qui, au fur et à mesure du temps, semble devenir un passage obligé pour des artistes de stature moyenne.





En première partie, un groupe français, au demeurant sympathique dans le contact avec le public, répondant au nom "facile à retenir" Ego Miss Blinded, composé d'anciens membres de Watcha et Zuul FX nous délivre une sorte de métal moderne fusion teinté parfois de sonorités 70's qui ne réussit pas à me captiver. A part peut-être deux morceaux dont ce Raise Your Head très enlevé, je n'y pas trouve pas d'intérêt particulier. Cependant, le quartet comprend en son sein d'excellents instrumentistes, notamment un guitariste particulièrement doué.















Une bonne demi-heure plus tard, les lumières s'éteignent une nouvelle fois et pendant l'intro Prelude, nos quatre Californiens investissent donc la scène du Forum sur un On With The Show bien percutant. D'entrée de jeu, le son s'avère être très bon sans être assourdissant, les lights du Forum quant à eux, sont sympas sans être exceptionnels. Le tempo bien carré de Lipstick And Leather enfonce le clou permettant ainsi au nouveau venu de recréer parfaitement le solo de basse initialement imaginé par le regretté Phil Kennemore. Volonté du groupe de tabler sa setlist sur ses albums les plus emblématiques cités plus haut puisque c'est un Don't Stop Running (In Rock We Trust), un Dirty Girl (Earthshaker) et un Mean Streak (je n'aurais de cesse de prétendre que ce dernier fait sans doute partie pour moi de l'un des meilleurs titres composés par le gang californien) qui nous sont envoyés avec une certaine verve.

Entre les morceaux, le sieur Meniketti semble fatigué, éprouvant parfois des difficultés à s'adresser au public. Mais bon, il a quand même 63 ans, notre gaillard et c'est vrai qu'il se démène comme un beau diable notamment sur les morceaux qui suivent comme Blind Patriot précédé de Don't Bring Me Down et Afraid Of The Dark. La très belle "power ballad" Winds Of Change qui clôturait Black Tiger (1982) nous est proposée dans une version très émouvante, me rappelant pour le coup des souvenirs zémus...Ah que oui, ça m'fait toujours quelque chose de la ré-entendre, cette zolie ballade !!!!!!















Meniketti annonce que le concert promet d'être long, comme d'habitude, me dire-vous, et nous fait la surprise d'entamer un titre rarement interprété à savoir I'll Keep on Believin' (Do You Know) de l'album In Rock We Trust. Ponpon m'affirmera même qu'il n'a jamais été interprété live. Sympa comme version avec un John Nyman, le second guitariste aux faux airs de Johnny Winter, au top.

Sympa tout comme l'ambiance qui règne au Forum et ce, grâce à un Meniketti taquin, qui, au départ, rencontra quelques problèmes d'accordage de guitare sans pourtant se démonter.









Black Tiger, Midnight In Tokyo, Take You To The Limit (pas si souvent interprété en live) et Hang 'em High rencontrent une réaction enthousiaste de la part d'un public chaud bouillant aussi bouillant que la température qui règne dans le Forum. Meniketti réalise encore de véritables prouesses vocales (même si parfois quelques petites faiblesses se font entendre) notamment sur I Believe In You, une version à rallonge comme d'ailleurs cette review (certains vont apprécier....), un guitariste véritablement hors-pair qui, en solo, il convient de le rappeler, a réalisé deux superbes albums blues il y a une quinzaine d'années. J'aime bien aussi le batteur Mike Vanderhule qui nous gratifie d'un solo bien sympa, loin d'être ennuyeux comme le sont la plupart des solos de batterie.

Les deux titres qui suivent, Contagious et Summertime Girls m'ont toujours ennuyé et ils continuent encore de m'ennuyer encore aujourd'hui. Heureusement que les quatre derniers titres que sont Rescue Me, I'm Comin' Home, Open Fire et Forever relèvent le niveau notamment Open Fire dont nous avions été privés en 2013.

2h20 de concert intense donc dans la moiteur du Forum, c'est dur. Cette salle quelle que soit la saison ressemble et ressemblera toujours à un sauna.

Meniketti et ses comparses dotés d'une véritable gentillesse se plient encore et toujours aux dédicaces et aux photos de rigueur. Encore un très bon concert de nos Californiens....















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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Lun 31 Oct - 12:26

BLUES PILLS : Paris, Trianon, 30/10/16

Un joli package en cette veille d'Halloween au Trianon à Paris. Blues Pills vient promouvoir Lady In Gold, album un peu moins réussi que les précédents selon certains. Perso, je ne l'ai pas écouté par conséquent, je ne me prononcerai pas. Dans ses valises, le groupe a emmené deux autres combos à savoir Stray Train et Kadavar que je voulais absolument voir.

Supposé commencer à 19:00 tapantes, alors que j'arrive vers 18:40 sur place, le temps de trouver une place pour la Punto, le concert de Stray Train a déjà commencé............depuis je dirais un bon quart d'heure puisque je n'entendrai que quatre titres au demeurant très pêchus et accrocheurs avec un chanteur particulièrement volubile. Je les reverrai dans de meilleures conditions. Un groupe très prometteur qui vient de publier un excellent album selon les dires de certains.











Au tour de Kadavar que je voulais absolument voir depuis quelques temps de fouler la scène du Trianon bien garni, admettons-le. Kadavar qui, dans sa musique, mêle une grosse poignée de Black Sabbath, période Ozzy et parfois une légère pincée de Led Zeppelin et d'Hawkwind, déboule sur un torride Come Back Life. Ce qui frappe, c'est ce batteur Christopher "Tiger" Bartelt qui me fait irrémédiablement penser au batteur fou du Muppet Show, Animal. Et là, je vais utiliser mon expression favorite : il martèle vraiment ses futs voire les martyrise, à se demander même si le kit de batterie va tenir jusqu'au bout. Il fait le show à lui tout seul. IL EST LE SHOW A LUI TOUT SEUL !!!!!!!! Jean-Louis du BSF m'enverra même un SMS me disant de "prendre le temps de l'admirer". Ca pour l'admirer, je vais l'admirer mais pour le prendre en photo, cela relève de l'exploit.....

Les autres membres que sont le guitariste-chanteur Lupus Lindemann et le bassiste Simon "Dragon" Bouteloup qui a remplacé Mammut en 2013 (putain, ils ont de ces noms eux.....) sont presque transparents voire inexistants (surtout le deuxième cité) tant le batteur dont le kit qui est placé en hauteur au centre de la scène, se démène comme un beau diable durant TOUT LE CONCERT surtout que chez Kadavar, point de ballades pour marquer une pause. Sinon, le son est puissant, clair et donc parfait pour restituer la lourdeur de leur répertoire.









Après un Pale Blue Eyes, extrait du dernier album intitulé Berlin, le trio enchaine sur ce qui commence à devenir un standard dans son répertoire à savoir Doomsday Machine. La fosse s'anime bien évidemment et plus le concert avance, le Trianon s'improvise comme un 4ème membre du groupe en participant activement et en répondant aux sollicitations de Lindemann et Bartelt. Le bassiste, lui, est impassible, j'ai envie de dire comme tout bassiste mais bon, je suis méchant car il y a des bassistes particulièrement exubérants.









Les titres défilent à un rythme d'enfer mais quelle santé, ils ont nos trois gaillards parce qu'il faut le dire, ils n'arrêtent pas un seul instant. Juste un p'tit "bonsoir Pariiiiiiiiiiiiis" avant Doomsday Machine puis parfois quelques mots très brefs pour présenter un morceau mais c'est vraiment tout. On conclut sur un Helter Skelter des Fab Four délivré dans une version percutante.
La seule morale de l'histoire c'est que Kadavar et ce, malgré des lights minimalistes, a "mis le feu" hier soir au Trianon !!!!!!!!!!






Setlist



  Come Back Life

  Pale Blue Eyes

  Doomsday Machine

  Living in Your Head

  Last Living Dinosaur

  Black Sun

  Forgotten Past

  The Old Man

  Thousand Miles Away From Home

  All Our Thoughts

  Creature of the Demon

  Helter Skelter
  (The Beatles cover)

Je sors quelques minutes pour aller voir le merchandising des trois groupes bien achalandé. Le batteur de Kadavar est déjà là ( Shocked ) en train de signer des autographes. Du coup, il me signe mon vinyle du Live In Antwerp dans la foulée. Malheureusement, je ne parviendrai pas à voir les deux autres du groupes même au terme du concert de Blues Pills.



Passer après Kadavar n'a pas dû être simple pour Blues Pills. Après les riffs puissants et pachydermiques du trio allemand qui ont littéralement atomisé la salle, Blues Pills, rappelons que le groupe est suédois à part le guitariste soliste, Damien Sorriaux qui est Français,  investit la scène du Trianon sur le morceau-titre particulièrement décapant, Lady In Gold. La jeune et très belle vocaliste Elin Larsson, sautille en permanence. Pas facile donc pour les photos non plus....Mais alors quelle voix !!!!!! Surtout sur un répertoire 70's assez complexe, ce n'est guère évident. Le son parfois trop fort du bassiste Zack Anderson, à mon goût, ce qui d'ailleurs, me vaudra un SMS de Jean-Louis d'une élégance rare ("Mets du PQ dans tes p'tites zoreilles !!!!!"), laisse parfois une impression de confusion.







Mais bon, ça déménage à un point qu'on ne saurait imaginer. C'est un fait. Little Boy Preacher, Bad Talkers et Won't Go Back envoient du bois. C'est bon pour l'hiver qui s'annonce froid, paraît-il. Ce qui contraste avec l'exubérante chanteuse, c'est le calme olympien des quatre mecs du groupe notamment notre Damien Sorriaux national, extrêmement concentré sur son jeu de guitare. Ils font tous un peu enfants de choeur à côté d'Elin. Ca joue extrêmement bien notamment sur High Class Woman et Devil Man, deux titres que l'on pourra qualifier d'incontournables dans les setlists du groupe. Dans la fosse, ça commence à pogoter sévère et je sens que ceux qui en sont victimes ne vont pas supporter ça longtemps en particulier un type qui était vraiment sur le point d'en découdre avec les pogoteurs. En effet, à un moment donné, il s'est brusquement retourné et en a repoussé un très violemment vers l'arrière.

En face de moi, deux caméramen dont l'un posté de temps à autre non loin du batteur André Kvarnström, filment professionnellement le concert ce qui peut supposer qu'il y aura peut-être "quelque chose" qui sortira ultérieurement.





Grand moment d'émotion où l'on retrouve la belle Elin seule au piano sur I Felt A Change extrait de Lady In Gold qui s'achève sur une véritable ovation du public qui réclame à corps et à cris deux titres supplémentaires. Le groupe leur accordera un Rejection et un Gone So Long de très bonne facture qui clôtureront cette excellente prestation de nos cinq Suédois.

















Mais putain, Kadavar que c'était bien !!!!!!!!!!!!!!!! lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Sam 12 Nov - 14:07

KISSIN' DYNAMITE : Paris, Backstage By The Mill, 5/11/16

Invité par François27 du BSF que je remercie chaleureusement pour ce concert parisien de Kissin' Dynamite puisque Cathy, sa fidèle compagne de route n'était pas disponible ce jour-là, je m'apprêtais à découvrir ce groupe dont on parle tant depuis quelques années et dont j'avais entendu parler. En effet, je ne possède aucun de leurs albums mais bon, il fallait que je m'en fasse une idée plus précise.

Le concert se tient dans un lieu que je ne connaissais pas jusqu'à présent, le Backstage By The Mill, une sorte de brasserie irlandaise tenue par un patron irlandais à qui je raconte mes pérégrinations irlandaises de 2014. Cette brasserie comprend donc une salle de concert très spacieuse car si l'on en a en envie, on peut même suivre le show dans de confortables fauteuils. Une fois, entré dans ce bel espace, je rencontre un pote de longue date, Jean-Philippe du forum Hard Rock 80 avec qui je passerai l'essentiel du concert. Mais également avec François qui enregistre le concert.

Le bar quant à lui, présente bien, mais bon avec François, je me suis tapé une p'tite mousse, lui tourne au Coca.




Le merchandising


Avec Jean-Philippe cheers cheers cheers

Le premier groupe qui ouvre les hostilités s'appelle Maxxwell et vient de Lucerne en Suisse. Le quintet nous propose un métal puissant et mélodique de haute facture. Le chanteur, disposant d'une superbe voix, fait preuve d'une présence étonnante sur la modeste scène du Backstage By The Mill, se risquant à même s'adresser au public dans un français certes approximatif mais ce type attire la sympathie. Répertoire varié, musiciens talentueux font de ce groupe un possible espoir pour entrer dans la cour des grands. Ceux-ci en sont déjà à trois albums et un EP et je pense qu'il conviendra de les suivre de très près.


































Oh qu'il est content, le François....mais zaussi trèze zému..... :mrgreen:





Sur une intro inquiétante à souhait, les membres de Kissin' Dynamite apparaissent tour à tour dans un déluge de décibels sur le morceau-titre de l'album Generation Goodbye dont seuls les experts (ce que je ne suis pas) pourront dire s'il a été interprété avec fidélité. En tous les cas, il s'en dégage une énergie communicative auprès du modeste public (on était à peu près une petite centaine...... Shocked ). Le groupe a décidé d'enchaîner le concert pied au plancher sous l'impulsion du chanteur Andreas Braun au look très efféminé, il convient de le dire et un peu "poser" sur les bords. Ce type bouge dans tous les sens et possède un joli brin de voix notamment sur les aigus où il accomplit de véritables prouesses sur ce hard rock US très moderne pour le moins très exigeant.





Des morceaux accrocheurs dans l'ensemble sans pour autant révolutionner le monde du métal, jalonnent ce concert qui selon Braun, ne devrait pas être "rasoir" puisqu'il va durer deux bonnes heures. Sont généreux, les mecs....J'aime pour ma part les morceaux Deadly, She Came She Saw, Somebody To Hate et Hashtag Your Life. Le piano medley (enchaînant deux morceaux) même s'il est sympa, me paraît un peu long et c'est donc sur un Supersonic Killer extrait d'Addicted To Metal repart le pied appuyé sur le champignon. Et ce, malgré le rythme effréné du concert, nos cinq compères assurent avec brio.

















François déplorera le fait de s'être fait emmerdé par un type passement éméché qui l'apostrophera pour son tee-shirt Sonata Arctica. Bon bah, on l'entendra sur l'enregistrement. What a Face

Après plus de 90 minutes, le groupe prend une pause bien méritée pour revenir sur 3 morceaux supplémentaires interprétés avec efficacité, Six Feet Under, I Will Be King et Flying Colours, ce dernier titre se concluant sur une pyramide à la Scorpions un peu risquée. Mais bon, tout s'est bien passé mais bon, le chanteur était bien content de retrouver la terre ferme.
















François27 et sa délicatesse légendaire.... Laughing

Pour un premier passage en tête d'affiche, les fans ont estimé après le concert que le quintet avait parfaitement réussi son examen d'entrée. En ce qui me concerne, j'ai trouvé que dans ce qui nous avait été proposé, les titres-phare pouvaient en côtoyer d'autres un peu moins essentiels, parfois un peu répétitifs. J'ai bien aimé ce concert, ceci dit, et je compte me procurer certains de leurs albums prochainement. J'ai déjà récupéré la setlist.... qui a été largement piétinée......Laughing



A la sortie, nous attendons patiemment puisque Kissin' Dynamite apparaitra presque au complet pour se livrer aux autographes et photos afin de satisfaire les fans empressés. Nous ne tardons pas trop car François a du chemin à parcourir puisqu'il repart sur Verneuil sur Avre et puis ça caille, il faut bien le reconnaître. Voilà pour ce très bon concert.



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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Sam 12 Nov - 14:08

TARJA TURUNEN : Paris, Casino de Paris, 9/11/16

Je n'avais pas prévu de me rendre initialement à ce concert mais lorsque Purplexed du BSF et du FCH m'a contacté via Facebook pour me dire qu'il avait gagné deux places par le biais d'un concours publié dans Rock Hard, je n'ai pu dire non, vu que la belle Tarja, je n'avais pas eu l'opportunité de la voir live même du temps de Nightwish. Et puis, retourner au Casino de Paris allait me rappeler immanquablement certains souvenirs émus notamment la rencontre avec Ronnie James Dio après le concert de Heaven And Hell en 2009.





Donc, avec Purplexed, on en profite pour aller se rafraîchir le gosier et ce, grâce à une p'tite Leffe mais aussi discuter des dernières nouveautés.



Ca traine, ça traine et donc on loupe le premier groupe. Le second groupe, italien de son état, Sinheresy qui nous propose un métal symphonique sympathique, débarque sur la grande scène du Casino alors que nous venons à peine de prendre place. Le groupe a à son actif, une démo (2010), un EP The Spiders And The Butterfly (2011) et un album intitulé Paint The World (2013). Cécilia Petrini et Stefano Sain (ce dernier oeuvrant parfois dans des phrasés un peu rap) se partagent le chant. Parfois, c'est un peu pénible. Sinon derrière, ça bastonne bien.













Au final, un groupe qui devrait sans doute faire preuve d'un peu plus d'originalité dans ses compos tant celles-ci se ressemblent un peu toutes. Et puis la présence des deux vocalistes nuit, à mon avis à l'unité du groupe. Allez hop, Bibendum, dégage !!!!!













Le temps entre SinHeresy va être très court puisque un quart d'heure plus tard, Tarja et son groupe débarquent sur scène sur un No Bitter End enchaîné sur 500 Letters. Gros son d'entrée de jeu, lights généreux et une Tarja élégamment vêtue (ce ne sera pas toujours le cas durant ce concert) nous amènent à penser que le show, lui aussi, va être énorme. Et il va l'être.

















Les musiciens qui accompagnent la Diva, sont de redoutables artilleurs notamment le guitariste Alex Scholpp et le bassiste qui a des faux airs du regretté Jimmy Bain. La voix de la dame, quant à elle, n'a rien perdu de sa superbe. En effet, elle est toujours en mesure d'atteindre des sommets. Et donc ce mélange de métal symphonique avec un timbre lyrique passe très bien.

















Ceci dit, il est clair que je n'écouterai pas ça toute la journée car il faut bien le dire, l'aspect lyrique a pris le pas sur celui plus métal porté par Nightwish. D'ailleurs, à ce titre, nous aurons droit à un medley Tutankhamen / Ever Dream / The Riddler / Slaying the Dreamer comme quoi la jeune femme ne peut se passer de reprendre quelques morceaux de son ancien groupe. Je dirais plutôt qu'elle tenait plutôt à satisfaire certains fans désireux de ré-entendre ces pépites.

Tarja occupe admirablement la scène même si à un moment donné, elle a failli se ramasser la face et opte donc pour continuer le show pieds nus. Elle en profite également pendant les soli respectifs de ses musiciens d'aller changer de robe, robe qui ressemble davantage à un sac poubelle Handy Bag qu'àune robe. What a Face















La première partie du show s'achève sur l'anniversaire du batteur dont j'ai oublié le nom, un anniversaire célébré dans une franche rigolade.





Nos amis reviennent donc sur trois excellents titres que sont Innocence, Die Alive et Until My Last Breath concluant un concert de haute teneur.







Intro
(Introduction)
No Bitter End
500 Letters
Demons in You
Lucid Dreamer
The Living End
Calling from the Wild
Tutankhamen / Ever Dream / The Riddler / Slaying the Dreamer
(Nightwish cover)
Until Silence / The Reign / Mystique Voyage / House of Wax / I Walk Alone
Love to Hate
Victim of Ritual
Undertaker
Too Many

Encore:
Innocence
Die Alive
Until My Last Breath
Outro
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Sam 12 Nov - 14:10

Y&T : Vauréal, Forum, 22/10/16

Y&T tourne beaucoup depuis quelques années pour le plus grand plaisir des amateurs de ce groupe, formé en 1972 à Oakland. 44 ans que le groupe existe donc et qui ne se fera véritablement connaître qu'en 1981 avec Earthshaker puis Black Tiger (1982), Mean Streak (1983) et In Rock We Trust (1985).

C'est donc une nouvelle fois à Vauréal (3ème passage en moins de 5 ans) que le groupe avait décidé de poser ses flight cases avec un changement de taille puisque le bassiste Brad Lang a quitté le groupe pour être remplacé en avril dernier par Aaron Leigh qui, parfois, a des faux airs de Robert Trujillo, également bassiste mais de Metallica.

Pour l'occasion, j'avais demandé à mon cousin Rémi, fan depuis 1982 de venir de Nemours enfin les voir (2h15 de route quand même....) parce que l'âge avançant, on ne serait pas tout à fait sûrs de les voir encore bien longtemps et ce, malgré l'enthousiasme communicatif de notre ami Dave Meniketti (63 ans).

Après un repas loin d'être frugal à la pizzeria La Provençale située à quelques encablures du Forum, pizzeria que je ne saurais que trop vous recommander tant l'accueil y est convivial et les pizzas y sont généreuses et savoureuses et ce, pour la somme modique de 8.60 €.


Rémi et Ponpon


Avec Ponpon



Une longue file d'attente s'étend sur plusieurs mètres et ce, dans la fraîcheur automnale vauréalienne et c'est donc après un petit quart d'heure que nous rentrons tranquillement dans cette salle qui, au fur et à mesure du temps, semble devenir un passage obligé pour des artistes de stature moyenne.





En première partie, un groupe français, au demeurant sympathique dans le contact avec le public, répondant au nom "facile à retenir" Ego Miss Blinded, composé d'anciens membres de Watcha et Zuul FX nous délivre une sorte de métal moderne fusion teinté parfois de sonorités 70's qui ne réussit pas à me captiver. A part peut-être deux morceaux dont ce Raise Your Head très enlevé, je n'y pas trouve pas d'intérêt particulier. Cependant, le quartet comprend en son sein d'excellents instrumentistes, notamment un guitariste particulièrement doué.















Une bonne demi-heure plus tard, les lumières s'éteignent une nouvelle fois et pendant l'intro Prelude, nos quatre Californiens investissent donc la scène du Forum sur un On With The Show bien percutant. D'entrée de jeu, le son s'avère être très bon sans être assourdissant, les lights du Forum quant à eux, sont sympas sans être exceptionnels. Le tempo bien carré de Lipstick And Leather enfonce le clou permettant ainsi au nouveau venu de recréer parfaitement le solo de basse initialement imaginé par le regretté Phil Kennemore. Volonté du groupe de tabler sa setlist sur ses albums les plus emblématiques cités plus haut puisque c'est un Don't Stop Running (In Rock We Trust), un Dirty Girl (Earthshaker) et un Mean Streak (je n'aurais de cesse de prétendre que ce dernier fait sans doute partie pour moi de l'un des meilleurs titres composés par le gang californien) qui nous sont envoyés avec une certaine verve.
.

Entre les morceaux, le sieur Meniketti semble fatigué, éprouvant parfois des difficultés à s'adresser au public. Mais bon, il a quand même 63 ans, notre gaillard et c'est vrai qu'il se démène comme un beau diable notamment sur les morceaux qui suivent comme Blind Patriot précédé de Don't Bring Me Down et Afraid Of The Dark. La très belle "power ballad" Winds Of Change qui clôturait Black Tiger (1982) nous est proposée dans une version très émouvante, me rappelant pour le coup des souvenirs zémus...Ah que oui, ça m'fait toujours quelque chose de la ré-entendre, cette zolie ballade !!!!!!



















Meniketti annonce que le concert promet d'être long, comme d'habitude, me dire-vous, et nous fait la surprise d'entamer un titre rarement interprété à savoir I'll Keep on Believin' (Do You Know) de l'album In Rock We Trust. Ponpon m'affirmera même qu'il n'a jamais été interprété live. Sympa comme version avec un John Nyman, le second guitariste aux faux airs de Johnny Winter, au top.

Sympa tout comme l'ambiance qui règne au Forum et ce, grâce à un Meniketti taquin, qui, au départ, rencontra quelques problèmes d'accordage de guitare sans pourtant se démonter.









Black Tiger, Midnight In Tokyo, Take You To The Limit (pas si souvent interprété en live) et Hang 'em High rencontrent une réaction enthousiaste de la part d'un public chaud bouillant aussi bouillant que la température qui règne dans le Forum. Meniketti réalise encore de véritables prouesses vocales (même si parfois quelques petites faiblesses se font entendre) notamment sur I Believe In You, une version à rallonge comme d'ailleurs cette review (certains vont apprécier....), un guitariste véritablement hors-pair qui, en solo, il convient de le rappeler, a réalisé deux superbes albums blues il y a une quinzaine d'années. J'aime bien aussi le batteur Mike Vanderhule qui nous gratifie d'un solo bien sympa, loin d'être ennuyeux comme le sont la plupart des solos de batterie.

Les deux titres qui suivent, Contagious et Summertime Girls m'ont toujours ennuyé et ils continuent encore de m'ennuyer aujourd'hui. Heureusement que les quatre derniers titres que sont Rescue Me, I'm Comin' Home, Open Fire et Forever relèvent le niveau notamment Open Fire dont nous avions été privés en 2013.

2h20 de concert intense donc dans la moiteur du Forum, c'est dur. Cette salle quelle que soit la saison ressemble et ressemblera toujours à un sauna.

Meniketti et ses comparses dotés d'une véritable gentillesse se plient encore et toujours aux dédicaces et aux photos de rigueur. Encore un très bon concert de nos Californiens....















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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Sam 12 Nov - 14:11

BLUES PILLS : Paris, Trianon, 30/10/16

Un joli package en cette veille d'Halloween au Trianon à Paris. Blues Pills vient promouvoir Lady In Gold, album un peu moins réussi que les précédents selon certains. Perso, je ne l'ai pas écouté par conséquent, je ne me prononcerai pas. Dans ses valises, le groupe a emmené deux autres combos à savoir Stray Train et Kadavar que je voulais absolument voir.

Supposé commencer à 19:00 tapantes, alors que j'arrive vers 18:40 sur place, le temps de trouver une place pour la Punto, le concert de Stray Train a déjà commencé............depuis je dirais un bon quart d'heure puisque je n'entendrai que quatre titres au demeurant très pêchus et accrocheurs avec un chanteur particulièrement volubile. Je les reverrai dans de meilleures conditions. Un groupe très prometteur qui vient de publier un excellent album selon les dires de certains.











Au tour de Kadavar que je voulais absolument voir depuis quelques temps de fouler la scène du Trianon bien garni, admettons-le. Kadavar qui, dans sa musique, mêle une grosse poignée de Black Sabbath, période Ozzy et parfois une légère pincée de Led Zeppelin et d'Hawkwind, déboule sur un torride Come Back Life. Ce qui frappe, c'est ce batteur Christopher "Tiger" Bartelt qui me fait irrémédiablement penser au batteur fou du Muppet Show, Animal. Et là, je vais utiliser mon expression favorite : il martèle vraiment ses futs voire les martyrise, à se demander même si le kit de batterie va tenir jusqu'au bout. Il fait le show à lui tout seul. IL EST LE SHOW A LUI TOUT SEUL !!!!!!!! Jean-Louis du BSF m'enverra même un SMS me disant de "prendre le temps de l'admirer". Ca pour l'admirer, je vais l'admirer mais pour le prendre en photo, cela relève de l'exploit.....

Les autres membres que sont le guitariste-chanteur Lupus Lindemann et le bassiste Simon "Dragon" Bouteloup qui a remplacé Mammut en 2013 (putain, ils ont de ces noms eux.....) sont presque transparents voire inexistants (surtout le deuxième cité) tant le batteur dont le kit qui est placé en hauteur au centre de la scène, se démène comme un beau diable durant TOUT LE CONCERT surtout que chez Kadavar, point de ballades pour marquer une pause. Sinon, le son est puissant, clair et donc parfait pour restituer la lourdeur de leur répertoire.









Après un Pale Blue Eyes, extrait du dernier album intitulé Berlin, le trio enchaine sur ce qui commence à devenir un standard dans son répertoire à savoir Doomsday Machine. La fosse s'anime bien évidemment et plus le concert avance, le Trianon s'improvise comme un 4ème membre du groupe en participant activement et en répondant aux sollicitations de Lindemann et Bartelt. Le bassiste, lui, est impassible, j'ai envie de dire comme tout bassiste mais bon, je suis méchant car il y a des bassistes particulièrement exubérants.









Les titres défilent à un rythme d'enfer mais quelle santé, ils ont nos trois gaillards parce qu'il faut le dire, ils n'arrêtent pas un seul instant. Juste un p'tit "bonsoir Pariiiiiiiiiiiiis" avant Doomsday Machine puis parfois quelques mots très brefs pour présenter un morceau mais c'est vraiment tout. On conclut sur un Helter Skelter des Fab Four délivré dans une version percutante.
La seule morale de l'histoire c'est que Kadavar et ce, malgré des lights minimalistes, a "mis le feu" hier soir au Trianon !!!!!!!!!!






Setlist



Come Back Life

Pale Blue Eyes

Doomsday Machine

Living in Your Head

Last Living Dinosaur

Black Sun

Forgotten Past

The Old Man

Thousand Miles Away From Home

All Our Thoughts

Creature of the Demon

Helter Skelter
(The Beatles cover)

Je sors quelques minutes pour aller voir le merchandising des trois groupes bien achalandé. Le batteur de Kadavar est déjà là ( Shocked ) en train de signer des autographes. Du coup, il me signe mon vinyle du Live In Antwerp dans la foulée. Malheureusement, je ne parviendrai pas à voir les deux autres membres du groupes même au terme du concert de Blues Pills.



Passer après Kadavar n'a pas dû être simple pour Blues Pills. Après les riffs puissants et pachydermiques du trio allemand qui ont littéralement atomisé la salle, Blues Pills, rappelons que le groupe est suédois à part le guitariste soliste, Damien Sorriaux qui est Français, investit la scène du Trianon sur le morceau-titre particulièrement décapant, Lady In Gold. La jeune et très belle vocaliste Elin Larsson, sautille en permanence. Pas facile donc pour les photos non plus....Mais alors quelle voix !!!!!! Surtout sur un répertoire 70's assez complexe, ce n'est guère évident. Le son parfois trop fort du bassiste Zack Anderson, à mon goût, ce qui d'ailleurs, me vaudra un SMS de Jean-Louis d'une élégance rare ("Mets du PQ dans tes p'tites zoreilles !!!!!"), laisse parfois une impression de confusion.







Mais bon, ça déménage à un point qu'on ne saurait imaginer. C'est un fait. Little Boy Preacher, Bad Talkers et Won't Go Back envoient du bois. C'est bon pour l'hiver qui s'annonce froid, paraît-il. Ce qui contraste avec l'exubérante chanteuse, c'est le calme olympien des quatre mecs du groupe notamment notre Damien Sorriaux national, extrêmement concentré sur son jeu de guitare. Ils font tous un peu enfants de choeur à côté d'Elin. Ca joue extrêmement bien notamment sur High Class Woman et Devil Man, deux titres que l'on pourra qualifier d'incontournables dans les setlists du groupe. Dans la fosse, ça commence à pogoter sévère et je sens que ceux qui en sont victimes ne vont pas supporter ça longtemps en particulier un type qui était vraiment sur le point d'en découdre avec les pogoteurs. En effet, à un moment donné, il s'est brusquement retourné et en a repoussé un très violemment vers l'arrière.

En face de moi, deux caméramen dont l'un posté de temps à autre non loin du batteur André Kvarnström, filment professionnellement le concert ce qui peut supposer qu'il y aura peut-être "quelque chose" qui sortira ultérieurement.





Grand moment d'émotion où l'on retrouve la belle Elin seule au piano sur I Felt A Change extrait de Lady In Gold qui s'achève sur une véritable ovation du public qui réclame à corps et à cris deux titres supplémentaires. Le groupe leur accordera un Rejection et un Gone So Long de très bonne facture qui clôtureront cette excellente prestation de nos cinq Suédois.

















Mais putain, Kadavar que c'était bien !!!!!!!!!!!!!!!! lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 20 Nov - 11:12

SAXON : Paris, Trianon, 14/11/16

Très joli package il y a 6 jours au Trianon puisque Saxon proposait pour ses deux premières parties Girlschool et Last In Line. Prévu initialement pour 20:00, le concert est finalement avancé à 19:00 du moins pour Girlschool qui, lorsque j'arrive, après avoir récupéré ma fille qui m'attendait devant la salle, a déjà investi la belle scène du Trianon.












Steph du BSF !!!!!!  cheers  cheers  cheers

Les filles alignent sur ce set de première partie leurs plus grands standards avec une énergie non dissimulée. Bien sûr, Kelly Johnson n'est plus là, partie vers d'autres cieux le 15 juillet 2007 mais sa remplaçante Jackie Chambers, présente dans le groupe depuis 2000, nous gratifie de soli très inspirés tandis que Kim McAuliffe et Enid Williams se partagent le chant. Le son est absolument nickel et les lights sont magnifiques comparés à ce que j'avais vu pour le tout dernier concert de Blues Pills au même endroit. Léa, ma fille qui ne connaissait pas Girlschool, est ravie (sans doute par solidarité féminine) est ravie.
"-Dis, Papa, tu m'feras écouter ça, un de ces quatre ?
-Pas de souci, ma chérie, répondis-je."


Setlist


Demolition Boys

Kick It Down

Hit and Run

I Spy

Come the Revolution

Take It Like a Band

Future Flash

Watch Your Step

Yeah Right

Race with the Devil
(The Gun cover)

Emergency


Moi, François27, Ponpon et Léa
Photo prise à l'issue du concert de Girlschool.

Une petite vingtaine de minutes plus tard, c'est au tour de Last In Line de fouler les planches du Trianon. Le groupe est composé de Vivian Campbell à la guitare que je n'avais pas vu depuis 2011 lorsqu'il se trouvait dans Thin Lizzy sinon ça remontait à 1984 lorsqu'il avait participé au Breaking Sound Festival du Bourget avec Dio, Vinny Appice à la batterie (ex-Black Sabbath, Dio et Heaven & Hell), Phil Soussan à la basse (Ozzy Osbourne, Billy Idol et Vince Neil), Eric Norlander aux keyboards et donc Andrew Freeman. Débutant sur un endiablé Stand Up And Shout qui met tout le monde d'entrée de jeu d'accord, le quintet ne se fait pas prier pour enchainer les classiques intemporels que sont Holy Diver, The Last In Line et Rainbow In The Dark qui sont interprétés avec classe. Le sieur Campbell est vraiment toujours au top en termes de soli et l'on sent que cette échappée de la "multinationale" Def Leppard lui fait un bien fou. Freeman est doté d'une voix puissante, un peu criarde et moins lyrique que celle du regretté Ronnie. Cependant, il remplit bien la fonction qui est la sienne. Phil Soussan et Vinny Appice (un des fidèles compagnons de Dio) tiennent particulièrement bien la section rythmique.














Vous l'avez reconnue ?









Un set au final d'excellente facture mettant en valeur un groupe soucieux de pérenniser l'héritage du Lutin (pour les néophytes, le "Lutin" était le surnom attribué à Ronnie James Dio). Le quintet quitte la scène du Trianon sous des acclamations particulièrement nourries, satisfait manifestement du show qu'il vient de donner.

Ce qui me fait toujours plaisir durant ces concert, c'est qu'à un moment donné, on finit toujours par rencontrer quelqu'un que l'on connaît. Là, c'est Patrick puis Purplexed qui nous rejoignent, histoire de dire que la fête sera complète.


Moi, Ponpon, Patrick


Patrick et Ponpon


Moi, Ponpon et Patrick


Ponpon, moi et Purplexed



Le backdrop est absolument magnifique puisqu'il représente le visuel du dernier album en date à savoir Battering Ram.



Bah justement, c'est un furieux Battering Ram qui ouvre le show. Puissant, pachydermique et percutant, ce morceau ne fait pas dans la dentelle Et ça continue avec un Heavy Metal Thunder, grand standard du groupe s'il en est, qui, lui aussi vous assomme en quelques minutes. Un fan envoie un drapeau français à Biff qui l'accroche au kit de Nigel Glocker déjà bien déchainé. Rappelons que le groupe avait l'an passé suite à l'annulation du concert de Motörhead liée aux attentats du 13 novembre, édité un tee-shirt spécial "Liberté, Egalité, Fraternité" manifestant ainsi une indéfectible solidarité avec le peuple de France. Ce cadeau de fan n'était qu'un juste retour des choses. Un deuxième drapeau viendra plus tard.









Retour sur du plus récent avec le morceau-titre de Sacrifice, un album que je trouve extrêmement réussi. Paul Quinn et Doug Scarrat sont un peu statiques et ce, en contraste total avec le bassiste Nibbs Carter qui headbangue comme un forcené pendant tout le concert. Quelle santé !!!!!!









Retour sur du classique avec Solid Ball Of Rock apparu sur l'album du retour du même nom, paru en 1990. Une version carrée et sans fioritures qui fait participer le public qui se fait entendre comme un seul homme. Ensuite, c'est au tour d'un titre plus rare de faire son apparition dans la setlist à savoir Chasing The Bullet extrait de Call To Arms. Bon titre, efficace à souhait mais bon, j'aurais largement préféré un Terminal Velocity d'Unleash The Beast bien plus "carnassier" (mdrrr). Léa, ma fille est dans la même optique. On continue dans le presque inédit live puisque Stand Up And Be Counted de l'album Wheels Of Steel nous est proposé dans une version hyper rapide.











Suit The Devil's Footptint de Battering Ram puis une exceptionnelle version de Strong Arm Of The Law bien plus percutante qu'en studio, un titre-phare du répertoire saxonnien qui, à chaque fois fait mouche auprès du public qui, bien évidemment, réagit au 1/4 de tour. Nibbs Carter et ses intros bourdonnantes de basse  Biff toujours en voix, Paul Quinn toujours aussi fin dans ses soli et Nigel Glocker toujours aussi appliqué dans son jeu de batterie contribuent au succès de ce morceau légendaire.













On continue donc sur un Requiem fort émouvant dédié à Lemmy et le très lourd The Eagle Has Landed pour revenir ensuite sur le classique hyper-speedé 20,000 Feet et ce, dans une version incendiaire. Bien évidemment, ça pogote sévère dans la fosse....Mais quelle version, les amis !!!!!
J'aime bien ce nouveau morceau Queen Of Hearts extrait de Battering Ram épique à souhait et ce, grâce à son riff lancinant. Vraiment attachant ce morceau.

On finit cette première partie de concert sur trois classiques imparables : And The Bands Played On (qui relate la première édition du festival de Donington en 1980), Dallas 1pm (qui évoque l'assassinat de JFK) et le standard parmi les standards, Wheels Of Steel où le public déjà très chaud du Trianon répond aux sollicitations de Biff dont on se dit qu'en plus de 35 ans de carrière, sa voix n'a quasiment pas changé. Incroyable quand même !!!!!!!

























Léa est sous le charme de la musique de Biff et de ses comparses et triste en même temps surtout lorsqu'ils sortent de scène. Ils n'ont toujours pas interprété Terminal Velocity........Ils reviennent pour nous achever avec des versions torrides de Crusader et 747 (Strangers In The Night), repartent sous une ovation nourrie puis réinvestissent la scène pour 2 titres à savoir Denim And Leather et le tube Princess Of The Night repris en choeur par un public complètement "ouf"....











Un super concert d'un Saxon en grande forme dans une ambiance de feu !!!!!! Ca faisait il me semble la 5ème fois que je les voyais et  j'éprouve toujours autant de plaisir à venir les voir. Vivement une prochaine tournée !!!!!!

It's a Long Way to The Top (If You Wanna Rock 'n' Roll)

Battering Ram

Heavy Metal Thunder

Sacrifice

Solid Ball of Rock

Chasing the Bullet

Stand Up and Be Counted

The Devil's Footprint

Strong Arm of the Law

Requiem (We Will Remember)

The Eagle Has Landed

20,000 Ft

Queen of Hearts

And the Bands Played On

Dallas 1 PM

Wheels of Steel

Encore:
Crusader

747 (Strangers in the Night)

Encore 2:
Denim and Leather

Princess of the Night

Après cette baffe sonore, nous rencontrons John qui a vu le show depuis les coulisses et qui, il faut le dire, nous a avoués qu'il avait, lui qui n'aime pas trop le métal trop puissant, été bluffé par le professionnalisme de Saxon, de Girlschool et de Last In Line. Steph du BSF est également présent...


John, Purplexed, Léa, Ponpon, François27 et Steph

En compagnie de presque tous les potos rencontrés durant cette soirée mémorable,(Ponpon, François27, John et Purplexed), nous décidons d'aller la célébrer dignement autour d'un doux breuvage houblonné dans une brasserie où devant une assiette de charcuterie offerte par John, nous refaisons le concert avec la passion et l'enthousiasme qui sont les nôtres.





Le retour en Punto s'impose pour certains et c'est dans une ambiance très chaleureuse que je m'improvise chauffeur de toute une ribambelle de potes (en fait deux mddrrrrr) et de ma fille clôturant ainsi une soirée parfaite.





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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 11 Déc - 12:58

THE ANSWER / THE DEAD DAISIES : Paris, Trabendo, 8/12/16

The Answer, j'en suis à la 4ème fois.....Souvent habitué des premières parties "de luxe", le groupe s'est notamment illustré sur la tournée Black Ice d'AC/DC, puis avec Kiss en 2015 et la récente tournée de Whitesnake qui est passée par l'Olympia le 19 juillet dernier. Invité par François27 du BSF qui ne jure que par le dernier album Solas, un album qui, malgré tout, semble diviser, j'étais parti dans l'intention de me réconcilier avec les Dead Daisies qui, donc, ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable lors de ce passage parisien en compagnie de Kiss.

Il faut préciser que nous sommes dans le cadre d'un co-headlining. Donc shows de durée égale pour les deux formations. L'intro est particulièrement originale puisqu'elle mixe Whole Lotta Love du Zep et War Pigs du Sab (Whole Lotta Sabbath (Whole Lotta Love / War Pigs mashup intro). C'est donc sur le très rythmé Long Way To Go issu dernier album intitulé Make Some Noise que le quintet investit la minuscule scène du Trabendo, scène qui a l'inconvénient quasiment d'être au même niveau du public. Donc, quand on est derrière, on ne voit rien. Ca ne vaut pas le gros pilier de feu l'Arapaho mais on n'en est pas loin. L'éclairage du Trabendo, franchement pas terrible et d'entrée le son me paraît un peu fort en particulier sur l'opener du premier album Revolucion, à savoir Mexico. John Corabi chante magnifiquement bien, avouons-le.

Depuis la fois où je les avais vus au Zénith, il faut quand même savoir que Richard Fortus, l'un des deux guitaristes a cédé sa place à Doug Aldrich, évadé de la multinationale Whitesnake qui s'est parfaitement intégré au groupe. Le volubile Marco Mendoza est toujours là pour inciter le public parisien à être plus participatif.











Make Some Noise ("Faites du bruit") est tout à fait dans cette optique puisque comme un seul homme, l'assistance se manifeste avec enthousiasme. Un excellent morceau au demeurant. On passe ensuite à la première cover (car il va y en avoir) à savoir Fortunate Son de Creedence Clearwater Revival délivrée sur un tempo plus rapide que l'original. Je me souviens que 38 Special en avait fait une en live particulièrement réussie au milieu des années 80. Elle figure sur cet excellent bootleg intitulé Eldorado Road.



The Last Time I Saw The Sun vient nous rappeler l'excellence du deuxième album Make Some Noise avec un Corabi toujours dans une forme vocale impressionnante. Brian Tichy s'acquittera d'un superbe solo de batterie pas trop long, bref juste ce qu'il faut.





Allez hop, une deuxième reprise !!!!! Il s'agit de Join Together des Who délivré aussi dans une version accélérée. Sympa mais pas aussi attachante que la version originale. Suivent ensuite With You And I, Mainline et Helter Skelter des Fab Four, ce dernier morceau étant interprété à la sauce Mötley Crüe.

Le combo sort de scène pour revenir de suite pour interpréter une dernière cover à savoir une extraordinaire version de Midnight Moses du Sensational Alex Harvey Band. J'étais presque zému à l'écoute de ce dernier titre. Pour conclure, l'impression mitigée de 2015 s'est évaporée en une fraction de seconde.











Très rapidement, les membres de Dead Daisies sauf John Corabi, se retrouvent dans la salle à la rencontre du public surtout l'ami Mendoza qui adore se faire prendre en photo avec les plus jolies jeunes filles qu'il enlace voluptueusement. Je lui fais signer les deux albums du groupe puis un selfie en compagnie de nombreux fans s'improvise spontanément. Par contre, alors que je rencontre un pote surommé Blin Blin, nous demandons tous deux à un type de nous prendre en photo en compagnie de Marco Mendoza. Le mec merde lamentablement et v'là que ça donne.....Puis surgit des coulisses, notre ami Doug Aldrich avec qui, je prends un air ahuri..........







Après ce magnifique concert, nous nous sommes tous dits que la partie ne serait pas facile pour The Answer. Ainsi que je l'ai écrit au tout début de cette review, le nouvel album Solas fait débat. Je ne l'ai pas écouté donc, je n'exprimerai aucun avis sur la question.

Le morceau-titre du nouvel opus ouvre les hostilités suivi de Beautiful World et de New Horizon. Là, je rencontre le grand Steph du BSF qui me fait l'éloge de nos quatre Irlandais qui se produisent devant nous. Le groupe, avec les années, se bonifie, mixant au cours du concert, des titres punchy à des ambiances peut-être plus intimistes voire presque bucoliques. Cormac Neeson, très en voix, occupe la scène de façon remarquable. On enchaîne avec Demon Driven Man, Tunnel, Waste Your Tears et Untrue Colour.






Le grand Steph, grand par la taille mais aussi grand par la gentillesse !!!!! cheers cheers cheers





On arrive ensuite sur le quart d'heure acoustique, "bucolique" diront certains, à l'influence zeppelinienne évidente et ce, grâce à deux superbes titres que sont In This Land (qui se veut être un hommage appuyé à l'Irlande du Nord qui, comme chacun sait, est une sorte de "volcan" qui peut se réveiller à tout instant) et Thief Of Light. Un grand moment d'émotion. Retour sur le tout premier album du groupe, Rise, par le biais de l'excellent Come Follow Me puis Being Begotten extrait du nouvel opus, Solas pour finir sur Spectaculer du non moins excellent Raise A Little Hell. Promotion oblige, c'est Battle Cry qui clôt ce superbe gig bien différent de ceux que j'avais pu voir jusqu'à maintenant. Bravo, Messieurs !!!!!!

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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Lun 12 Déc - 11:14

MARILLION : Paris, Elysée Montmartre, 10/12/16

Ce concert avait pour moi deux saveurs particulières. La première concernait mes retrouvailles avec l'Elysée Montmartre que je n'avais pas fréquenté.........houlà.........depuis une bonne dizaine d'années et puis, entre-temps, s'y était déclaré un incendie qui avait interrompu toute forme d'évènement musical ou autre pendant cinq longues années. La seconde concernait le fait que je n'avais pas revu Marillion depuis..................le 14 décembre 1987, date d'un concert mémorable à Bercy sur la tournée Clutching At Straws.

Sinon durant cette longue période, je m'étais procuré les albums Brave, Holidays In Eden et quelques albums live sans pour autant me décider à aller les revoir car je vais humblement vous l'avouer mais la période Fish m'avait tellement marqué que j'avais porté peu ou prou d'intérêt à la carrière du groupe avec Steve Hogarth mis à part l'achat des albums cités plus haut.

C'est donc mon pote François, suite encore à un désistement de dernière minute qu'il me propose ce concert de Marillion qui vient de sortir un nouvel album intitulé Fear dont la teneur m'est absolument inconnue. Bref, j'accepte l'invitation.

John Wesley, le guitariste qui assure les concerts de Porcupine Tree, ouvre " le bal" sur une musique très aérienne et très complexe qui finit à la longue par m'ennuyer surtout que le monsieur n'est accompagné par personne. J'en profite pour payer un pot à François...........







Ah oui au fait, l'Elysée Montmartre qui, aujourd'hui, est vraiment resplendissant, est complet pour ce concert de Marillion.



Après une intro ponctuée par un solo très aérien un Steve Rothery qui a visiblement forci solo durant lequel l'on voit apparaître sur écran géant le visage de Steve Hogarth sur The Invisible Man, tout le groupe apparaît sereinement puis enchaine sur un Power et un Sounds Can't Be Made particulièrement ovationnés par le public parisien. Pete Trewawas, le bassiste sautille tel un lutin.

















Living In FEAR vient nous rappeler qu'un nouvel album est sorti en septembre dernier et démontre par la même que le groupe évolue dans un registre apaisé. Ceci dit, selon l'avis de spécialistes de Marillion période Hogarth, ce morceau apparaît comme n'étant pas le plus essentiel de ce 18ème album. Je ne l'ai pas écouté et c'est vrai qu'avec les vieux vinyles de l'ère Fish que je n'ose pas trop dévoiler compte tenu du fait que le public semble avoir pris fait et cause pour cette formation en poste depuis une petite trentaine d'années à peine. Effectivement, je cautionne l'avis de ces érudits "marillonniens" car ce morceau, je le trouve long et un peu ennuyeux. Mais bon, ce qui suit, va être beau à pleurer et ce, grâce à une version particulièrement émouvante de Sugar Mice, titre-phare extrait de Clutching At Straws, le dernier album réalisé en 1987 en compagnie de Fish. Rothery nous envoie un solo céleste, voui "CELESTE", moi j'vous l'dis, un solo qui vous fait littéralement frissonner......C'était quèque chose, quand même cette période Fish !!!!!!!







Nos cinq compères s'attèlent ensuite à l'une des trois pièces ambitieuses de ce nouvel opus. Elle s'intitule The New Kings et s'articule autour de quatre temps forts.
-The New Kings (i) Fuck Everyone And Run
-The New Kings (ii) Russia’s Locked Doors
-The New Kings (iii) A Scary Sky
-The New Kings (iv) Why Is Nothing Ever True?

Quatre temps forts qui, entre autres, dénoncent à quel point les vieux systèmes démocratiques se sont laissés happer par la corruption générée par l'argent et par conséquent ont laissé se creuser le fossé entre les nantis et les plus défavorisés. Hogarth y exprime ainsi toutes ses désillusions à l'égard du monde dans lequel il vit. Ca dure 20 minutes, tout ça et ce, sur des changements de rythme très syncopés. Hogarth a dû être acteur dans une autre vie car il n'a de cesse que de se transposer dans la peau des personnages qu'il interprète.





























Puis c'est au tour de Goodbye To All That extrait de Brave qui est proposé dans une version très similaire à celle qui figure sur cet opus de 1994. Wave, Mad, Afraid of Sunlight, The Great Escape (j'adore ce titre....) puis Neverland finissent d'envoûter un public déjà conquis et ce, grâce à successivement la voix enjôleuse d'Hogarth mais surtout les soli cristallins si facilement reconnaissables de la part de notre ami Steve Rothery.

1er rappel : Marillion revient sur la deuxième pièce qui figure sur Fear à savoir El Dorado :
-El Dorado (i) Long-Shadowed Sun
-El Dorado (ii) The Gold
-El Dorado (iii) Demolished Lives
-El Dorado (iv) F E A R
-El Dorado (v) The Grandchildren of Apes

Là, c'est vraiment vraiment long : plus de 20 minutes. Mais malgré tout l'on retrouve la marque de fabrique du groupe à travers notamment à travers des solos de guitare d'une pureté absolue qui viennent parachever la gradation dramatique de cette pièce.

2ème rappel : le quintet opte pour un Easter de toute beauté (quel morceau magnifique quand même !!!!!) repris en choeur par un public enthousiaste puis une brillante version de This Strange Engine clôt le concert de façon magistrale.

















Après cet excellent concert, direction un petit restaurant au charme évident qui nous propose un menu savoureux en particulier un délicieux filet de canard suivi d'une crème brûlée à tomber.


La "subtilité" a désormais un nom : François.... Very Happy Very Happy Very Happy





Alors que nous regagnons le parking Anvers, nous repassons devant l'Elysée Montmartre où Mark Kelly le claviériste est en grande discussion avec deux fans. Nous nous arrêtons pour le féliciter quelques minutes puis lui faire signer quelques-uns de mes vieux vinyles, tâche pour laquelle il s'exécute sans broncher. Voilà pour cette merveilleuse soirée "marillonienne" !!!!!!!!!!!

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Phil
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 5 Fév - 14:07

GLENN HUGHES : Vauréal, Forum, 4/2/17

Date unique en France pour 2017, le Glenn venait enfin (après l'annulation d'octobre dernier) se produire dans l'étuve du Forum de Vauréal en cette journée pluvieuse de février. Venir là, et cela, je l'ai écrit à de nombreuses reprises, relève de l'expédition non pas punitive mais de l'Expédition tout court avec un grand "E". En effet, que le trajet est long pour y parvenir. J'arrive à destination aux alentours des 17h10-15. Trois personnes seulement (?????) sont là devant la salle à tel point qu'à un moment donné, le doute quant au maintien du concert, m'a subitement envahi puisqu'il y a quelques jours, Glenn Hughes avait perdu sa maman. François27 du BSF puis Ronan, deux amis de longue date me rejoignent autour d'un doux breuvage houblonné suivi d'une pizza généreuse consommée dans cette pizzeria ô combien accueillante "La Provençale" (y a quand même mieux comme nom pour une pizzeria...).


François27 et Ronan


Avec François27


Avec Ronan

La file s'étire quelque peu avec un Lylian enthousiaste (que je n'avais pas revu depuis presque un an et demie, sans doute depuis le dernier concert parisien du Pourpre) et un Lapin du BNF (Blackmore's Night Forum) que je salue. Sont présentes également de nombreuses connaissances.





La première partie est assurée par Stone Broken, un combo britannique originaire de Wallsal. Délivrant un rock lorgnant du côté de Nickelback, le quatuor obtient une réaction globalement enthousiaste de la part du public nombreux massé dans le sauna du Forum. Je déteste vraiment cette salle....Faut dire que le show de Glenn Hughes est sold out donc il y a de la température.....



On le comprend vu la version de Flow extrait de Resonate qu'il nous balance en opener et ce, grâce à un son très épais et très puissant. Et puis la voix, elle est déjà là, j'insisterais même jusqu'à dire qu'elle est DEJA là dès le départ. Ca se confirme sur Muscle And Blood extrait de l'album-culte de Hughes & Thrall. Juste derrière c'est un Gettin' Tighter d'au moins 15 minutes qui nous démontre à quel point le Glenn a toujours été un excellent bassiste. Un bass guitar hero, moi, j'vous l'dis. Son backing band se veut être d'une redoutable efficacité avec ceci dit un Soren Andersen un peu trop en retrait à mon humble avis. Dommage car ce type est vraiment bourré de talent. Concernant le batteur, Pontus Engborg, il nous a confirmés qu'il avait été "bûcheron" dans une autre vie tandis que le claviériste dont j'ai oublié le nom puisque ce n'est pas celui qui figure sur Resonate, nous envoie des envolées d'orgue Hammond plus que salutaires. A préciser que je fais le concert aux côtés de Franck qui a effectué le déplacement de Pau pour venir voir le Glenn. Des vrais fans comme lui, il en faut. Resonate est une nouvelle fois mis à l'honneur avec un titre que j'apprécie tout particulièrement, Stumble & Go.







Ne pas oublier que le célèbre bassiste avant d'intégrer Deep Purple, a fait partie de Trapeze dont il reprend ici un des titres les plus emblématiques du groupe à savoir Medusa dans une excellente version. Je pense à ce moment-là que la setlist ne va pas changer d'un iota, le Glenn n'étant pas coutumier du fait et ce, depuis très longtemps. Ainsi, il exhume un très bon Can't Stop The Flood de Building The Machine (2001). Les enchaînements me plaisent bien et c'est donc un de mes morceaux préférés de Black Country Communion, One Last Soul qui est interprété avec une grande classe.









L'instant que j'attends avec impatience, se produit enfin. Après un speech particulièrement émouvant autour du récent décès de sa maman qui quoiqu'il arrivait, lui avait instamment demandé de ne pas annuler les dates de la tournée, Hughes entame un fabuleux You Keep On Movin'. Je ne sais pas vous mais ce titre m'a toujours transporté quelles que soient les différentes versions et depuis la version initiale de Come Taste The Band jusqu'aux interprétations live proposées par la suite. Waouuuuuh, la grande classe, Monsieur Hughes même si le solo d'Andersen est parfois difficilement perceptible. "Where Angels "Phil" To Tread !!!" me lance après coup, le Franck qui, lui aussi, reste bouche bée. Ca dévie ensuite sur une remarquable prouesse vocale très soul de la part d'un Glenn visiblement très ému.
Bouche bée aussi sur Might Just Take Your Life qui me ramène plus d'une bonne trentaine d'années en arrière. Version puissante enchaînée de façon magistrale à un excellent Soul Mover.









La messe, parce que le monsieur est un croyant dans l'âme, s'achève sur un très bon Black Country. Bien évidemment le public en veut plus, beaucoup plus et c'est un Heavy fort........... heavy qui vient débroussailler nos canaux auditifs. Déjà que j'avais déjà bien flashé sur ce titre lorsqu'il était sorti avant l'album, mais là, on a eu droit à une version de feu. Performance vocale exceptionnelle du Glenn mais aussi de la part de Pontus Engsborg qui ferait presque oublier Chad Smith. Oui là, c'est du très grand pour ensuite conclure sur un Burn apocalytique. Tout ce que j'attendais d'un concert de Glenn Hughes s'est réalisé hier soir au Forum de Vauréal même si je pense très sérieusement qu'il y avait moyen de caser un titre voire deux de plus issus de Resonate qui, reste pour moi, l'une des meilleures productions du Glenn. ENORME et FABULEUX concert gorgé tout naturellement d'émotion (quel courage quand même !!!!) hier soir. Voilà, c'est dit.... cheers cheers cheers














Le tour programme.


Setlist



Flow

Muscle and Blood
(Hughes/Thrall song)

Gettin' Tighter
(Deep Purple song)

Stumble & Go

Medusa
(Trapeze song)

Can't Stop the Flood

One Last Soul
(Black Country Communion song)

You Keep on Moving
(Deep Purple song)

Might Just Take Your Life
(Deep Purple song)

Soul Mover

Black Country
(Black Country Communion song)

Encore:
Heavy

Burn
(Deep Purple song)
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MessageSujet: Re: Reviews concerts autres groupes   Dim 5 Fév - 17:53

Concert mémorable hier soir
Très heureux d'y avoir assister , tout était bon , excellent groupe de 1ere partie
Et glenn phénoménal
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